Retraités : découvrez si vous pouvez être totalement exonérés de la taxe foncière en 2026
Le désespoir des seniors face aux dépenses qui ne cessent d’augmenter et aux pensions qui stagnent les oblige à trouver des solutions pour réaliser des économies.
Taxe foncière : quand les impôts mettent les finances en péril
Les retraités épargnés ? À l’heure où les dépenses ne cessent d’augmenter et où la pression fiscale se renforce, les plus âgés grincent des dents. Désormais, les pensions de retraite ne suffisent plus à subvenir aux besoins des ménages et contraignent une partie des seniors à reprendre le chemin du travail. Un changement brutal que certains accueillent avec pragmatisme quand d’autres déplorent une vie sans repos et marquée par la nécessité.
En plus des dépenses quotidiennes, les impôts connaissent eux aussi une progression constante. C’est notamment le cas de la taxe foncière dont il faut s’acquitter une fois par an et dont le montant dresse les poils des concernés.
Et si certains paient sans broncher, d’autres parcourent frénétiquement le Code général des impôts à la recherche d’exonérations. Car il n’y a pas de petites économies, surtout lorsque la pension stagne et que les économies s’amenuisent.
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Les profils exonérés de taxe foncière
Face à cette situation inextricable en apparence, il existe une solution. En effet, certains seniors peuvent prétendre à une exonération de la taxe foncière. Parmi eux, les titulaires de l’ASI (allocation supplémentaire d’invalidité) ou de l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées, anciennement minimum vieillesse). Ce, sans conditions de ressources.
De même, les personnes titulaires de l’AAH (allocation adulte handicapé) et les plus de 75 ans peuvent également être exonérées sur les propriétés afférentes à la résidence principale. Elles sont toutefois soumises à des conditions de ressources. La condition de ressources dépend du revenu fiscal de l’année précédant la taxe foncière concernée, rappelle Moneyvox.
Définis par l’article 1417 du Code général des impôts, les seuils sont redéfinis chaque année. Si les chiffres officiels de l’année 2026 ne sont pas encore connus, en 2025 ils étaient les suivants :
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- 12 679 euros pour une part fiscale,
- 3 583 euros pour la première demi-part supplémentaire
- 3 386 euros par demi-part suivante
Cette particularité qu’ignorent les 65 à 75 ans
Si l’ensemble des conditions est rempli, aucune démarche n’est nécessaire : l’exonération totale est automatique. En revanche, elle ne porte que sur la taxe foncière, de fait la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) reste due, rappelle Moneyvox.
Autre précision : les personnes âgées de 65 à 75 ans au 1ᵉʳ janvier de l’année fiscale peuvent bénéficier d’un dégrèvement forfaitaire de 100 euros sur la taxe foncière. Là encore, il s’agit d’une particularité qui se fonde sur les mêmes conditions de ressources que pour l’exonération totale.