47 000 euros d’amende : voici pourquoi les stories des influenceurs français de Dubaï se veulent rassurantes
Après les larmes de panique et les appels à l’aide, les Français expatriés dans les Émirats se montrent étonnamment calmes.
Les influenceurs changent de version. Paniqués aux premières heures du conflit, les influenceurs expatriés ou de passage à Dubaï se montrent désormais rassurants. Leurs premières réactions ont pourtant fortement alarmé leurs compatriotes français qui les ont immédiatement relayées sur les réseaux sociaux.
Guerre au Moyen-Orient : les expatriés terrorisés
On se souvient par exemple d’une Maeva Ghennam sous le choc, qui affirme s’être « caguée dessus ». « La France, protège-nous« , lance-t-elle dans une autre story. Même son de cloche du côté d’Elodie Goussin, ex-Miss France de passage aux Émirats arabes unis à l’occasion des vacances scolaires. Surprise par les bombardements, elle s’est montrée inquiète et en larmes, espérant de tout cœur un retour rapide sur le territoire français.
Si les stories des personnalités publiques enregistrent davantage de vues, les anonymes présents à Dubaï et dans le reste du Moyen-Orient ne cachent pas non plus leur inquiétude. Une attitude légitime au regard des événements qui secouent actuellement la région et font craindre le pire aux populations.
Seulement, la tendance ne tarde pas à s’inverser. Et quelques heures après les stories alarmistes, les Français expatriés à Dubaï et ses environs semblent reprendre le cours de leur existence. Sourire aux lèvres, ils se filment entourés de leurs proches, profitant de moments de qualité. Une propagande qui donne l’impression d’un pays apaisé, dont le ciel n’est pas strié de missiles et de drones iraniens.
Loin d’être dupes, internautes et médias nationaux remarquent le changement de ton. Une attitude qui se situe résolument à contre-courant des premiers témoignages et qui interpelle. En effet, le passage des larmes aux messages rassurants générés par IA laisse supposer l’intervention des Émirats arabes unis…
Quand les stories rassurantes remplacent les larmes
« Il n’y a rien, Al Hamdoulilah il n’y a pas eu de morts », déclare Maeva Ghennam, alors même que les autorités émiraties dénombrent trois morts et 25 blessés. Un discours général qui se veut rassurant et qui laisse entendre qu’aucun danger ne menace la population et les touristes présents sur place.
Sans surprise, il aura suffi de quelques recherches pour mettre le doigt sur l’étonnante réalité : les autorités contrôlent les contenus mis en ligne sur les réseaux sociaux. « La diffusion de rumeurs, de fausses informations ou de tout contenu contredisant les annonces officielles ou susceptible de provoquer la panique ou de menacer la sécurité, l’ordre ou la santé publics est interdite », rappelle la police de Dubaï.
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Sharing rumors, false information, or any content that contradicts official announcements or that may cause public panic or threaten public safety, order, or health is prohibited.
Violators may face criminal penalties, including imprisonment and fines of no less than AED 200,000. pic.twitter.com/ey5nSt5isF— Dubai Policeشرطة دبي (@DubaiPoliceHQ) March 3, 2026
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Les contrevenants s’exposent à une amende de 200 000 dirhams des Émirats arabes unis, soit près de 47 000 euros. Afin de s’assurer du respect de cette règle, les forces de l’ordre procèdent à des contrôles au cours desquels elles vérifient les réseaux sociaux et les fichiers contenus dans les smartphones à la recherche de messages désobligeants ou alarmistes.
Consciente des risques, Sarah Fraisou donne quelques conseils à sa communauté. « Évitez de publier des photos ou des vidéos ou des trucs quand vous voyez des choses. Sachez que tous les téléphones sont contrôlés et que vous n’avez pas le droit de publier. Je vous aurais averti. Les Émirats, ça ne blague pas. » Des recommandations qui semblent irréelles tant elles sont éloignées des préoccupations actuelles.