Guerre au Moyen-Orient : des pénuries constatées dans plusieurs villes de France, faut-il s’inquiéter ?
Quand certains craignent pour leur vie, d’autres s’inquiètent d’une supposée pénurie de carburant.
Faut-il craindre la pénurie ? Les jours se suivent et se ressemblent au Moyen et au Proche-Orient. Sous le coup des frappes iraniennes depuis le 28 février, les pays du Golfe subissent les assauts sans broncher. A contrario, les États-Unis et Israël, à l’origine du basculement du conflit, ripostent allègrement.
Les conséquences de la guerre sur l’Europe
Si les dégâts humains et matériels sont au cœur des préoccupations, les inquiétudes s’étendent peu à peu aux prix du carburant. Car, entre autres conséquences de la guerre, on relève la fermeture du détroit d’Ormuz par lequel transite pas moins de 20 % de la production mondiale de pétrole. Une situation qui inquiète grandement les Français qui craignent une hausse exponentielle des prix ainsi que la pénurie.
Soucieux de prévenir le manque et de préserver leur budget carburant, un grand nombre d’entre eux prennent d’assaut les stations-service. Un emballement renforcé par la hausse progressive des prix à la pompe qui s’emballent depuis mercredi.
Dans le même temps, plusieurs stations-service à travers le pays enregistrent déjà des pénuries. Une situation qui inquiète les consommateurs des villes de Tours (Indre-et-Loire), de Morsang-sur-Orge (Essonne) ou encore de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). Mercredi, plusieurs stations des alentours de Poitiers (Vienne) étaient en manque de SP 95 et de SP 98. La situation est à peu près similaire en Charente, d’après Charente Libre.
« Aucun risque d’approvisionnement à court terme »
Le bouche-à-oreille doublé du ton alarmiste des médias augmente le sentiment d’urgence et crée un engouement sans précédent autour des stations-service. Or, malgré l’inquiétude générale, le gouvernement se montre étonnamment serein. S’il reconnait une hausse inévitable du prix à la pompe, il garantit un contrôle des tarifs dont se chargera la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes).
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« Il n’y a aucun risque d’approvisionnement à court terme en France, ni sur le gaz, ni sur l’essence », ajoute le ministre de l’Économie, Roland Lescure. « Donc ne créons pas un problème qui n’existe pas. On n’a aucune raison de se ruer aujourd’hui dans les stations-service. »
En espérant que ces déclarations sauront apaiser l’inquiétude des consommateurs et les dissuader d’empêcher l’accès aux stations-service.