Guerre au Moyen-Orient : les plus riches prêts à dépenser des fortunes pour s’éloigner de la guerre
Visés par des centaines de missiles et de drones depuis moins d’une semaine, le Moyen et le Proche Orient voient une partie de leur population trouver refuge ailleurs.
Les expatriés désertent les Émirats arabes unis. Fortement perturbés par les frappes iraniennes, ils n’ont plus qu’un objectif en tête : quitter les lieux pour survivre. Or, les vols internationaux sont quasi inexistants et les rares billets disponibles atteignent des montants que tous ne peuvent pas se permettre de débourser.
Iran VS États-Unis et Israël : les populations plongées dans l’effroi
Il en faut moins pour décourager les familles, qui redoublent d’ingéniosité pour fuir la zone de guerre. Le Parisien rapporte notamment l’histoire d’Evrim et sa famille. D’origine turque, elle s’est laissée séduire par la douceur de vivre dubaïote. Toutefois, les derniers jours l’ont plongée dans une confusion et une terreur telles qu’elle ne souhaite pas y rester plus longtemps.
Ainsi, elle a déboursé plus de 20 000 dollars pour qu’elle, son époux et ses enfants prennent la direction de Genève, où ils comptent s’installer jusqu’à la fin de la guerre. Pour ce faire, ils ont rejoint Mascate en voiture, ce qui représente une traversée de six heures à travers le désert. Une fois arrivés à destination, ils ont pu embarquer dans leur avion et s’envoler loin des frappes iraniennes.
Au total, les autorités dénombrent l’envoi de 800 drones et de 200 missiles. Des chiffres impressionnants qui ne cessent de croître.
Quelles solutions pour fuir la guerre ?
Les gouvernements européens ne laissent évidemment pas tomber leurs ressortissants et envoient des avions à Oman afin de les évacuer. Malheureusement, le nombre de places est restreint. Même les jets privés rechignent à s’envoler de peur d’être ciblés par des drones ou des missiles. Et si les plus aisés n’hésitent pas à débourser des sommes astronomiques pour quitter les lieux, les autres se rabattent sur des alternatives souvent plus pénibles.
À lire aussi
C’est le cas d’un expatrié britannique, qui a tenu à garder l’anonymat. Dans les colonnes du Parisien, il raconte avoir immédiatement cherché à évacuer les lieux en compagnie de sa femme enceinte et de son fils de trois ans. « Les prix sont extrêmement élevés et les sièges disparaissent rapidement pendant que vous essayez de réserver », explique-t-il.
Pour autant, il ne désespère pas et réussit à décrocher un vol pour Hyderabad (Inde) où il fera escale avant de s’envoler pour la Thaïlande. « Même si mon fils ne comprend pas ce qu’il se passe, cela l’a clairement perturbé et ma femme a également été anxieuse. Cela dit, nous aimons profondément Dubaï, que nous considérons comme notre chez-nous », conclut-il.
Reste à savoir quand la guerre prendra fin et que les pays du Golfe cesseront d’être la cible des tirs iraniens…