Marine Le Pen devant la justice : elle connaît enfin son sort
Marine Le Pen candidate aux prochaines élections ? Les craintes de la cheffe de file du RN se renforcent à mesure que les présidentielles se rapprochent. Soupçonnée dans l’affaire des assistants parlementaires, la femme politique avait été déclarée coupable, le 31 mars 2025, d’avoir mis en place un système de détournement des fonds européens (2,9 millions d’euros) afin de payer les salariés de son parti entre 2004 et 2016.
Une décision qui s’accompagne d’une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, de 100 000 euros d’amende et surtout, d’une inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire. Si elle scandalise, c’est parce que la sentence perturbe grandement le calendrier du RN pour les prochaines années.
Procès en appel de Marine Le Pen : quelles issues possibles ?
Bien décidée à se présenter aux élections présidentielles, Marine Le Pen revendique sa bonne foi, fait appel de la décision et bénéficie ainsi de la présomption d’innocence. Retour à la case départ pour la fille du Menhir qui n’a plus qu’un objectif en tête : « convaincre les magistrats de [son] innocence ».
Si la condamnation à l’inéligibilité est annulée au cours de ce second procès, la cheffe de file du RN pourra entamer sa campagne et se lancer dans la course. Si c’est là l’issue qu’elle espère, elle pourrait à contrario écoper d’une nouvelle peine d’inéligibilité et voir ses rêves de présidence partir en fumée… ou presque. En effet, dans ce cas, plusieurs scénarios se dessinent, comme le souligne Franceinfo.
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Si la sentence d’inéligibilité est assortie d’une exécution provisoire, alors il y a de grandes chances qu’elle ne puisse pas se présenter aux présidentielles. Si elle dispose du pourvoi en cassation, celui-ci ne lui garantit pas la liberté de se présenter à ces élections.
La date du verdict dévoilée
En revanche, si l’inéligibilité n’est pas assortie d’une exécution provisoire, Marine Le Pen peut espérer se présenter. Et dans ce cas, son pourvoi en cassation suspendra l’application de sa peine.
Reste un point crucial : la date à laquelle se tiendra le jugement en appel. Au départ estimé à l’été 2026, il a été fixé pour le 7 juillet à 13 h 30. Par la suite, si la politique se pourvoit en cassation, l’affaire devrait être examinée « avant les élections », garantit le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, qui assure par ailleurs que cette affaire n’est « pas politique ».