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Sida en Grèce : dépistages forcés et détention des séropositifs !

Publié par Anissa Duport-Levanti le 25 Juil 2013 à 14:09
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Entre le début de canicule, les JMJ, et les catastrophes ferroviaires en série, cette annonce du gouvernement grec est passée totalement inaperçue… Et pourtant elle a de quoi faire polémique ! En effet, il a été décidé de la réinstauration d’une mesure sanitaire équivoque : réintroduire les dépistages forcés et les détentions préventives de séropositifs (en priorité les populations « à risque »), afin d’endiguer la hausse alarmante des contaminations du VIH. Il y a eu 1 180 cas avérés en 2012, soit une augmentation de 22% par rapport à 2011, taux qui avait déjà explosé l’année précédente (50% de hausse entre 2010 et 2011).

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La réintroduction de cette mesure (décidée en avril 2012 et annulée 1 an plus tard), s’est faite sous l’impulsion du ministre d’extrême droite Adonis Georgiadi qui a pris cette décision le lendemain de sa nomination. Il avait notamment vanté les écrits de Konstantinos Plevris, un négationniste grec notable.

EN PRATIQUE, ÇA DONNE QUOI ?

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Certaines populations sont clairement visées par cette mesure, dite 39A. Elle consiste en effet à interpeller des personnes dans la rue afin de les dépister. Mais bien sur, les autorités n’appréhendent pas n’importe qui au petit bonheur la chance… Les premiers touchés sont les SDF, les migrants et évidemment les prostituées.

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Si cela se restreignait à des tests obligatoires et préventifs afin de contrôler le taux d’infection de ces populations « à risque », cela passerait encore, ça resterait dans le cadre de mesures sanitaires bénéfiques à la collectivité. Mais voilà, le Ministre de la Santé ne s’en contente pas. 

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Les personnes séropositives pourront (et seront) détenues sur un long terme. Les prostituées, déjà définies comme « bombes sanitaires », sont même incarcérées en vue d’un jugement pour « crime et transmission intentionnelle de virus mortel » ou « non-protection ayant entraîné une contamination ». La plupart sont finalement relaxées, faute de preuves. En tout cas, c’est ce qu’il s’est passé pendant l’année où la loi était en vigueur.

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QUELLES RÉACTIONS ?

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Bien évidemment, les ONG de défense des droits de l’Homme et des minorités se sont élevées contre cette mesure. Judith Sunderland, chercheuse à l’Human Rights Watch, s’indigne : « C’est profondément inquiétant qu’il ait suffi d’une journée au nouveau ministre de la Santé pour remettre en place cette régulation qui viole les droits de l’homme et stigmatise des populations vulnérables. Mesure qui s’est de plus déjà illustrée par son effet contre-productif à protéger la santé publique. « 

« Si le gouvernement a vraiment la volonté de lutter contre le sida et les autres maladies infectieuses, il devrait alors se concentrer sur l’accès au système de santé et l’information publique » conclut-elle.

Enfin, ça ne vaut pas encore le Brésil où on assassine des SDF pour « assainir » Rio avant la coupe du monde

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source : rue89

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