Elle chute de 55 mètres d’une cascade et perd sa chienne : 14 jours plus tard, un hélicoptère filme l’incroyable
Le 17 mars 2026, Jessica Johnston randonnait avec sa chienne Molly dans l’une des vallées les plus reculées de Nouvelle-Zélande. Quelques secondes plus tard, elle basculait dans le vide, 55 mètres plus bas. Miraculeusement vivante, elle a passé deux semaines à se poser une seule question : où est Molly ? La réponse est venue du ciel, au sens propre.
Une chute de 55 mètres dans une cascade néo-zélandaise
Ce jour-là, Jessica Johnston se promène avec Molly, son border collie, dans la vallée d’Arahura, sur la côte ouest de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Le cadre est spectaculaire : des cascades encaissées, une végétation dense et des sentiers escarpés. Mais la balade tourne au cauchemar lorsque Jessica fait une chute vertigineuse du haut d’une cascade, comme le rapporte le média néo-zélandais 1News.

Cinquante-cinq mètres de chute libre dans l’eau et les rochers. L’équivalent d’un immeuble de 18 étages. Jessica est évacuée par hélicoptère avec, au final, « seulement » une entaille au coude et de multiples contusions. Un miracle en soi. Mais dans la confusion du sauvetage, une absence la hante : Molly a disparu.
Désorientée par le choc, Jessica ne sait même plus si sa chienne était avec elle au moment exact de la chute. Pourtant, au fond d’elle, une certitude : Molly est toujours en vie quelque part dans cette vallée.
50 dollars la minute : le prix pour retrouver Molly
Retrouver un chien dans un terrain aussi hostile ne se fait pas à pied. La vallée d’Arahura est un dédale de gorges, de végétation impénétrable et de parois rocheuses. Il faut un hélicoptère. Problème : le coût est colossal. Environ 50 dollars néo-zélandais la minute de vol, soit près de 3 000 dollars de l’heure.
C’est là qu’intervient Precision Helicopters, une société locale disposant d’une flotte d’appareils. Touchée par l’histoire de Jessica, l’entreprise décide de l’aider. Mais même avec de la bonne volonté, les heures de vol s’additionnent vite. Une cagnotte solidaire est lancée pour financer les recherches aériennes.

La générosité de parfaits inconnus afflue. Des Néo-Zélandais, mais aussi des amoureux des animaux du monde entier, contribuent. Les survols se multiplient, jour après jour. L’histoire rappelle d’autres cas de chiens retrouvés après des semaines de disparition grâce à la mobilisation collective.
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Mais les jours passent, et les résultats ne suivent pas. Vol après vol, les caméras embarquées ne captent rien. Ni aboiement, ni silhouette, ni trace de Molly. Au bout d’une semaine, puis dix jours, l’espoir commence à s’effriter. Certains disent à Jessica qu’il faut se préparer au pire.
« Autant de chances que de gagner au loto »
On lui a dit les choses clairement. Retrouver un border collie dans une gorge sauvage de Nouvelle-Zélande, après deux semaines sans nourriture connue, dans un terrain inaccessible à pied… les probabilités sont quasi nulles. « On m’a dit qu’il y avait autant de chances de retrouver Molly que de gagner au loto », confie Jessica.
Malgré tout, les pilotes de Precision Helicopters ne lâchent rien. Le mardi 31 mars, soit 14 jours après l’accident, un hélicoptère décolle pour un énième survol. Cette fois, le pilote se dirige directement vers le point exact de la chute de Jessica. Un pari simple : si Molly a survécu, elle est peut-être restée proche du dernier endroit où elle a vu sa maîtresse.
Et c’est exactement ce qui s’est passé. La caméra embarquée repère une forme familière, tapie dans un recoin rocheux difficile d’accès, au pied de la cascade. Molly est vivante. « À notre grande surprise, Molly était là », raconte la gérante de l’entreprise d’hélicoptères, encore incrédule.
14 jours seule dans les gorges : comment Molly a survécu
La question que tout le monde se pose : comment un chien peut-il survivre deux semaines dans un environnement aussi hostile ? Les border collies sont des chiens robustes, élevés pour travailler en extérieur, capables de supporter des conditions difficiles. Mais 14 jours sans nourriture régulière, c’est long.

La vallée d’Arahura offre au moins un avantage : l’eau ne manque pas. Cascades, ruisseaux, pluie fréquente… Molly a pu s’hydrater. Pour le reste, les experts estiment qu’un chien en bonne santé peut tenir entre deux et trois semaines sans manger, à condition d’avoir accès à de l’eau. Ce cas n’est pas sans rappeler celui de ce chihuahua qui avait sauvé son maître tombé dans une crevasse, prouvant la résistance surprenante de nos compagnons à quatre pattes.
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Le fait que Molly soit restée à proximité du lieu de l’accident n’a rien d’étonnant non plus. Les chiens perdus reviennent souvent au dernier endroit où ils ont senti la présence de leur propriétaire. Cette fidélité instinctive lui a probablement sauvé la vie : c’est précisément là que les pilotes ont orienté leur dernière recherche.
Des retrouvailles qui émeuvent la Nouvelle-Zélande
Quand Jessica a retrouvé Molly, l’émotion a dépassé le cadre privé. L’histoire est rapidement devenue virale en Nouvelle-Zélande, puis à l’international. Il faut dire que le scénario coche toutes les cases : une survie improbable, une mobilisation collective, un happy ending contre toute attente.
« Ça reste un super voyage », a déclaré Jessica avec un détachement qui force l’admiration, reconnaissante envers les pilotes, les donateurs anonymes et tous ceux qui ont refusé d’abandonner. Cette histoire rappelle celle de cette chienne abandonnée dans le désert qui avait creusé un abri pour survivre, prouvant une fois de plus l’incroyable instinct de survie de ces animaux.
L’affaire pose aussi une question concrète pour les randonneurs qui partent avec leur chien : comment réagir si votre animal disparaît dans un terrain sauvage ? En Nouvelle-Zélande comme en France, les professionnels recommandent de signaler immédiatement la disparition, de ne pas quitter la zone si possible, et de laisser un vêtement imprégné de votre odeur sur place. Le flair d’un chien fait le reste.
Pour Jessica et Molly, l’aventure s’est bien terminée. Mais elle rappelle que randonner avec un animal en terrain escarpé comporte toujours une part de risque. Une chute d’un centimètre à côté, et cette histoire n’aurait pas eu le même dénouement. Ni pour la maîtresse, ni pour sa chienne.