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Grand froid : ce que beaucoup oublient avant de laisser leur chat ou leur chien passer la nuit dehors

Publié par Killian Ravon le 05 Jan 2026 à 21:31

En cette première semaine de janvier, le thermomètre passe largement sous zéro dans plusieurs régions. Et quand le froid s’installe, une question revient chez de nombreux propriétaires : nos chiens et nos chats peuvent-ils vraiment dormir dehors sans risque ?

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Chien et chat entrant dans une maison éclairée, nuit glaciale avec givre au jardin, plein hiver en France.
Au cœur du gel, rentrer à l’abri reste le réflexe le plus sûr pour les animaux de compagnie.

Deux comportementalistes canin et félin rappellent que la réponse dépend de détails que l’on sous-estime souvent.

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Chien husky blanc debout dans la neige, profil tourné vers la gauche, forêt sombre en arrière-plan.
Même les chiens taillés pour le froid ont besoin d’un coin abrité la nuit. Crédit : Saweiss / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0).
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Quand le thermomètre plonge, la question revient chaque hiver

Quand les températures négatives s’enchaînent, on pense d’abord aux humains les plus vulnérables. Mais la vague de grand froid de ce début janvier 2026 met aussi en lumière un point très concret : la nuit, nos animaux vivent-ils le même hiver que nous… ou un autre, plus rude, plus exposé, et parfois trompeur ?

Beaucoup de propriétaires se fient à une intuition : « Ils ont un pelage, donc ils tiennent ». Sauf que, dans une maison chauffée, avec des habitudes de vie « tout confort », le corps d’un animal de compagnie n’est pas forcément préparé à passer plusieurs heures immobile dehors, simplement parce que « ça se faisait avant ».

Et c’est justement ce que rappelle Camille Baldini, comportementaliste, qui résume l’idée avec une formule simple : les chiens d’aujourd’hui ne sont plus des loups. Derrière cette phrase, il y a une réalité : la domestication a changé la façon dont beaucoup de chiens vivent, se reposent, récupèrent… et affrontent le froid.

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Chat tigré debout sur la neige, regard face caméra, pattes sombres humides et arrière-plan blanc lumineux.
Le chat sait se cacher, mais l’hiver le pousse parfois vers des refuges risqués. Crédit : Von.grzanka / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0).

Tous les poils ne se valent pas : ce que change la domestication

On croit souvent qu’un chien « fait pour dehors » le sera automatiquement, quelle que soit sa vie quotidienne. Or, plus on s’éloigne du loup, moins la nuit en extérieur devient évidente. Sarah Janssen, elle aussi comportementaliste, insiste sur ce point : certains chiens ont gardé des caractéristiques qui les aident à mieux encaisser le froid, mais ce n’est pas le cas de tous.

L’exemple le plus parlant, ce sont les huskies. Certaines races conservent un double pelage qui isole mieux. Mais même dans ce cas, l’idée n’est pas de les laisser « à la dure » comme si tout danger disparaissait : l’environnement compte autant que la race.

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Ce détail que peu de gens anticipent, c’est la différence entre « supporter le froid » et « bien dormir ». Une nuit complète, dehors, ne ressemble pas à une promenade. L’animal bouge moins, il reste exposé plus longtemps, et la récupération n’est pas la même. La question devient alors : est-ce qu’on parle d’endurance… ou de confort réel ?

Les chats, champions de la débrouille… mais pas invincibles

Pour les chats domestiques, l’équation est différente. Même avec leur toilettage méticuleux, ils n’ont pas l’avantage d’un sous-poil « spécial froid » comparable à celui de certaines races de chiens. Sarah Janssen rappelle pourtant une chose : les chats sont très doués pour trouver des refuges, comme un garage ou un coin abrité.

Mais cette capacité a un revers, parfois tragique. L’hiver, on retrouve aussi des chats sous le capot de voitures : ils cherchent une zone plus chaude, plus protégée, et le risque est évident quand un moteur redémarre. Ce n’est pas une peur théorique, c’est un scénario hivernal qui revient régulièrement, justement parce que le chat se débrouille… en prenant des risques.

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La comparaison entre chats errants et chats vivant avec nous donne aussi un indice sur l’exposition. Sarah Janssen rappelle que les chats errants vivent « en moyenne 8 ans », soit environ deux fois moins que les chats de compagnie. Ce n’est pas seulement une histoire de froid, mais cela dit quelque chose sur l’accumulation de dangers quand on vit dehors, nuit après nuit.

Niche de chien recouverte de neige, scène hivernale floue avec effet de mouvement, ambiance froide et sombre.
Un abri compte autant que la température quand l’animal reste dehors la nuit. Crédit : cogdogblog (Flickr) / Wikimedia Commons (CC BY 2.0).

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Dormir dehors, ce n’est pas qu’une histoire de degrés

On se focalise sur la météo, alors que la nuit dehors combine souvent plusieurs menaces. Camille Baldini évoque un point clé : le sommeil est très important pour les animaux, et dormir dans le froid n’est pas l’idéal. Or la nuit, l’animal ne « gère » pas seulement la température : il doit aussi composer avec ce qui passe autour.

Dans un jardin, il peut y avoir des visites d’autres animaux sauvages, voire des prédateurs selon les zones. Et pour un chat, le danger le plus banal reste parfois le plus fréquent : la route. Si l’animal se déplace, il peut être renversé par une voiture. Et c’est justement la nuit que la visibilité baisse, que l’activité humaine change, et que les trajectoires deviennent moins prévisibles.

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Même à l’intérieur, les spécialistes ne donnent pas une règle unique sur « où » l’animal doit dormir. Canapé, chambre, panier : l’enjeu principal, selon Camille Baldini, c’est la régularité. Ce qui perturbe l’animal, ce n’est pas tant le lieu choisi que l’incohérence : un jour oui, un jour non, sans repère stable.

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Et si l’animal reste dehors, une condition revient avec insistance : il lui faut un abri réel, protégé du vent et des intempéries, et même surélevé du sol. Ce n’est pas un détail « bonus » : c’est ce qui sépare une exposition brute d’un minimum de protection.

Rangée de chenils de chiens de traîneau en hiver, neige au sol, structures alignées et ciel froid en arrière-plan.
Certaines vies « de travail » se font dehors, mais jamais sans protection au vent. Crédit : chensiyuan / Wikimedia Commons

Ce que votre choix raconte du rôle que vous donnez à votre animal

Sarah Janssen propose une lecture intéressante : décider « dedans ou dehors », c’est aussi répondre à la question du lien que l’on veut avec son animal. Est-ce un compagnon de famille, censé partager la vie quotidienne et l’affection ? Ou un chien dont la fonction est plus proche du travail, comme garder un troupeau ?

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Dans le cas d’un chien de berger, dormir avec les bêtes peut faire partie de sa logique de vie, et il ne le vivra pas forcément comme une punition. De la même manière, un chien laissé dehors pour garder une maison peut interpréter ce rôle de gardien à sa façon… notamment en aboyant au portail, que cela plaise ou non. Là encore, on parle moins de « courage face au froid » que de cadre de vie et de fonction.

Pour les chats, la tentation est différente : certains aiment sortir la nuit, chasser, se promener. Sarah Janssen reconnaît que, si l’on peut laisser cette liberté, une chatière peut aider. Mais le risque lié aux voitures demeure, même si l’animal connaît parfaitement son quartier. C’est le genre de compromis qui semble simple sur le papier, mais qui se rappelle à vous dès que le froid force les animaux à chercher des zones plus chaudes, plus imprévues.

Chat noir caché sous une voiture, sol pavé, flash lumineux au premier plan et dessous de châssis visible.
En hiver, certains chats cherchent la chaleur… parfois au pire endroit possible. Crédit : Saipul bakrie / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).
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Et si l’on devait retenir une règle simple pour les nuits glaciales ?

Au-delà des habitudes, il faut garder en tête une évidence : chats et chiens peuvent souffrir du froid comme les humains. Hypothermie, rhume, coup de froid, et parfois engelures, notamment sur les coussinets ou les oreilles : ces mots reviennent parce qu’ils décrivent des risques réels, surtout quand l’animal reste longtemps exposé, sans bouger, ou dans un endroit humide.

Et c’est là que la conclusion des deux spécialistes est la plus claire, même si elle surprend ceux qui imaginent leur animal « naturellement équipé » pour l’hiver : Camille Baldini conseille de faire rentrer les animaux la nuit, et Sarah Janssen va dans le même sens, en rappelant que seules certaines situations très spécifiques font exception, comme quelques chiens particulièrement adaptés au froid… à condition, malgré tout, qu’ils disposent d’un abri solide et protégé.

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1 commentaire

  • c
    claude
    07/01/2026 à 16:05
    mon chat vient se coucher en dessous de ma couette de lit dès qu'il fait noir et ne bouge plus de la nuit,sauf pour ses besoins naturels !!!!

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