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Le plus mignon des animaux marins est sur le point de totalement disparaitre de la planète

Publié par Nicolas F le 09 Mai 2017 à 9:12
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Vous ne pourrez pas résister tellement il est mignon. Ce mammifère marin est aussi le plus petit dans son genre, mais depuis quelques années l’espérance de vie de son espèce ne fait que diminuer. Ce petit cétacé est le marsouin du Pacifique, dont il ne resterait plus que 26 spécimens dans le monde. Sa disparition est uniquement due à la chasse et à la pêche… d’une autre espèce.

 

96% de la population a disparu en 10 ans

La population a drastiquement diminué ces dernières années. En 1997, ils étaient encore environ 600 en mer. En 2015, la sonnette d’alarme avait été tirée, lorsqu’il n’en restait plus que 60, soit 90% en moins en à peine 8 ans. En février dernier, un dernier comptage en donnait encore 30. Quelques jours après la publication de ce dernier, 4 marsouins sont morts. Selon le CIRVA, le Comité international pour la préservation du marsouin du Pacifique, ils ne seraient donc plus que 26. Une espèce qui a été complètement décimée en 10 ans.

(OneGreenPlanet)

La pêche illégale tue deux espèces protégées en même temps

Si aujourd’hui le marsouin est en voie de disparition, ce n’est pas parce que l’homme cherche à le pêcher. Il est simplement victime de la pêche du totoaba, un autre poisson en voie de disparition. Le marsouin du Pacifique évolue au large des côtes mexicaines, et de par sa petite taille (1,5 mètre seulement), il vient se prendre dans les filets de pêche du totoaba. Ce poisson est très prisé en Asie, où les Chinois s’arrache la vessie natatoire séchée sur le marché noir. Le président mexicain en personne a fait appel à la Marine pour protéger le Golfe du Mexique et reculer la zone protégée, imposant une interdiction de poser des filets dérivants sur 13 000 kilomètres carrés pendant deux ans. Cette mesure vise à stopper cette pêche illégale qui tue deux espèces en même temps. Certaines associations ont proposé de délocaliser le marsouin et de lui recréer un habitat, dans une mer fermée et protégée. Mais le faible nombre de spécimens ne laisse pas le choix aux expérimentations. Nombreux sont les spécialistes qui trouvent l’opération trop risquée.

Vessies natatoires séchées de totoaba vendues en Chine (IEA)

 

Un marsouin pris dans les filets de pêche (Flip Nicklin/Minden Pictures/Corbis/National Geographic)

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