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Chiens et chats en animalerie : Cette décision qui vient de tomber

Publié par Brandon Clouchoux le 22 Oct 2021 à 14:30
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Des associations militent depuis des années pour cette évolution et elle est enfin là. Ce jeudi 21 octobre 2021 est un tournant pour la cause animale : des sénateurs et députés français viennent d’ajouter un texte majeur sur la fin des élevages de visons, des animaux sauvages dans les cirques et la vente d’animaux de compagnie.

Impossible de vendre les animaux de compagnie

Les associations de protection animale se voient ravies par cette victoire. Ce jeudi 21 octobre 2021, sept sénateurs et sept députés ont organisé une réunion lors d’une commission mixte paritaire (CMP) : avec pour objectif, de trouver un terrain d’entente au sujet de la question animale.

« C’est un jour historique dans le combat que nous menons depuis des décennies en faveur des animaux, la France rattrape en partie son retard vis-à-vis des États membres de l’Union Européenne » , explique Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, dans un communiqué.

C’est d’actualité : bientôt, il ne sera plus possible d’aller en animalerie pour acheter son prochain animal de compagnie. Cette nouvelle loi s’appliquera à partir de 2024 : l’interdiction d’exposer des animaux en vitrine est elle, immédiate. Cette avancée devrait permettre de freiner les achats compulsifs dans les commerces d’animaux, et par conséquent, lutter contre le sevrage précoce des chiots et chatons.

Ce n’est pas la seule évolution. Les élevages de visons et autres espèces non domestiques élevées principalement pour leur fourrure sont également devenus interdits (et pour le coup, c’est immédiat…).

Les animaux tels les ours, les tigres, les éléphants n’auront plus leur place dans les cirques. La fin de leur reproduction ne se fera pas avant deux ans, et leur exploitation, sept ans. Le délai est long car il faut organiser l’accueil de ces animaux dans des conditions favorables à leur bien-être.

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D’autres avancées…

Pour continuer dans cette positivité : les spectacles avec dauphins seront eux aussi interdits, dans cinq ans. Néanmoins, les programmes de recherche (s’ils devaient en exister un jour, bien sûr), pourront avoir lieu, sous la validation et l’homologation du ministère de l’Ecologie.

Les peines seront renforcées afin de dissuader les personnes qui ne respecteront pas les nouvelles lois. Actuellement, les actes de cruauté sur les animaux sont passibles de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Les ajouts dans ce texte permettront un ajout d’un an de prison supplémentaire et 45 000 euros d’amende. Si l’animal meurt des atrocités de l’humain, la peine pourra aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

De plus, les refuges et les sanctuaires, qui permettent d’accueillir les animaux sauvages, sont donc dans l’interdiction de les présenter au public, ou d’avoir recours à la reproduction.

Ce sont des avancées fondamentales : elles pourront éviter l’exploitation animale, telle que les manèges à poneys dans les fêtes foraines, ou encore la vente des animaux par des particuliers.

Le texte doit être voté le 15 novembre 2021 par l’Assemblée nationale et le Sénat, aucune modification ne devrait être apportée.

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