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Un enfant blessé après avoir été mordu par un requin

Publié par Killian Ravon le 07 Jan 2026 à 9:03

Un samedi de baignade à Fatu Hiva a brusquement tourné à l’alerte, dans un décor pourtant familier des habitants.

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Secours sur la plage de Hanavave à Fatu Hiva, Marquises, hélicoptère mobilisé après une attaque
Aux Marquises, la chaîne des secours peut s’activer en quelques minutes après un incident en mer (illustration).

En quelques minutes, la chaîne des secours s’est enclenchée, jusqu’à une évacuation sanitaire organisée entre plusieurs îles des Marquises.

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Vue panoramique de la baie de Hanavave à Fatu Hiva, aux Marquises, par temps clair
« À Hanavave, la mer paraît paisible… jusqu’au moment où tout bascule. » ; crédit : Monster4711 / Wikimedia Commons.
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Une fin d’après-midi qui bascule dans la baie de Hanavave

La scène se déroule un samedi, en fin d’après-midi, dans la baie de Hanavave. Plusieurs enfants se baignent ensemble, comme ils peuvent le faire lorsqu’il fait chaud et que l’eau semble calme. Rien, au départ, ne laisse présager qu’un incident est en train de se produire.

Mais très vite, l’ambiance change. L’un des enfants, âgé de 8 ans, est touché aux deux jambes. La situation est suffisamment sérieuse pour que les adultes présents comprennent qu’il ne s’agit pas d’une simple égratignure ou d’un choc contre un rocher.

Sur place, la priorité devient immédiate : le ramener hors de l’eau, éviter toute aggravation, et organiser une prise en charge rapide. Ce détail que peu de gens connaissent, c’est à quel point, sur une île comme celle-ci, chaque minute compte dès qu’une blessure importante survient.

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Baie de Hanavave sur l’île de Fatu Hiva, reliefs volcaniques et mouillage au premier plan
« Dans cet archipel, l’éloignement rend chaque évacuation plus complexe. » ; crédit : Makemake / Wikimedia Commons.

Des blessures aux jambes qui imposent une prise en charge rapide

D’après les informations communiquées, l’enfant présente des blessures aux jambes marquées. Il aurait été touché aux deux membres, avec des plaies importantes, dont une particulièrement notable au mollet.

Face à ce type de traumatisme, la question n’est plus seulement celle des soins immédiats, mais aussi celle du lieu où ils peuvent être réalisés. Dans les archipels, l’éloignement complique tout : il faut stabiliser, surveiller, puis décider du transfert si l’état le nécessite.

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Le premier relais est assuré par le service de santé. C’est lui qui évalue la gravité et déclenche, si besoin, une organisation plus lourde. Et dans ce cas précis, la décision est claire : l’enfant doit être évacué sans délai vers des structures capables d’assurer un suivi hospitalier complet.

Mouillage dans la baie de Hanavave à Fatu Hiva, eau turquoise et bateaux à l’ancre
« Une baie fréquentée, où l’alerte peut surgir en quelques secondes. » ; crédit : Taïmoa / Wikimedia Commons.

Une évacuation sanitaire en plusieurs étapes, jusqu’à Nuku Hiva

La suite se joue comme une course logistique entre îles. L’enfant est d’abord pris en charge localement, puis évacué en urgence en bonitier jusqu’à Hiva-Oa. Dans ce type de contexte, ce passage par la mer n’est pas un choix de confort : c’est parfois l’étape indispensable avant de pouvoir rejoindre un appareil médicalisé.

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Ensuite, le transfert se poursuit vers Nuku Hiva. Le lendemain matin, il est acheminé par hélicoptère jusqu’à l’hôpital, afin d’être pris en charge dans de meilleures conditions. Là encore, tout se joue sur la coordination : disponibilité, météo, timing, et capacité à enchaîner les étapes sans rupture.

Ce que l’on retient surtout, c’est que l’évacuation n’a pas été décidée « par précaution » au sens large, mais parce que la blessure l’imposait. Et dans ces territoires où les distances sont immenses, la rapidité de réaction fait une vraie différence sur la suite.

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Des précédents récents dans l’archipel, et une inquiétude qui monte

Cet incident n’arrive pas dans un vide. Dans le courant du mois de décembre, un autre enfant, âgé de 11 ans, a déjà été blessé lors d’une baignade, sur Hiva-Oa. Là aussi, les lésions concernaient les jambes, mais la situation n’avait pas nécessité d’évacuation vers l’hôpital.

Plus tôt encore, le 9 novembre, sur l’île de Ua Pou, un homme avait été grièvement touché au bras. L’atteinte avait été jugée suffisamment grave pour déclencher une évacuation d’urgence vers l’hôpital de Nuku Hiva.

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Mis bout à bout, ces épisodes récents alimentent forcément les discussions : faut-il changer les habitudes de baignade ? Faut-il éviter certaines zones ? Et surtout, comment expliquer que plusieurs personnes aient été blessées dans un laps de temps relativement court ? Mais saviez-vous que, dans ce type d’affaires, les premières heures sont souvent les plus floues, avant que les éléments se recoupent réellement ?

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Photographie sous-marine d’un requin gris en Polynésie française, en mouvement près du récif
« Un animal discret… mais une rencontre peut suffire à provoquer de graves blessures. » ; crédit : Dlloyd / Wikimedia Commons.

Le choc émotionnel d’une communauté soudée

Au-delà de l’urgence médicale, c’est tout le village de Hanavave qui accuse le coup. Dans ces petites communautés où tout le monde se connaît, l’accident d’un enfant est vécu comme un drame collectif. Le traumatisme ne s’arrête pas au bord de l’eau : il touche les autres enfants témoins de la scène, les parents, mais aussi les pêcheurs qui pratiquent ces eaux quotidiennement. La baie, habituellement synonyme de jeux et de partage, est devenue en un instant un lieu de crainte.

Le retour au calme prendra du temps. L’enjeu est désormais d’accompagner les plus jeunes pour que la peur ne devienne pas une barrière infranchissable avec l’Océan, tout en instaurant une nouvelle forme de prudence. Dans les foyers, l’attente des nouvelles de l’hôpital de Nuku Hiva rythme les journées, rappelant que si la nature marquisienne est d’une beauté sauvage, elle impose parfois un tribut brutal à ceux qui la côtoient.

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Requin pointe noire photographié à Moorea, Polynésie française, silhouette nette sur fond de lagon
« En Polynésie, les zones de baignade et la faune marine se côtoient de très près. » ; crédit : Charles J. Sharp / Wikimedia Commons.

Le défi permanent de la chaîne de secours en milieu isolé

Cet événement met une nouvelle fois en lumière la fragilité et l’efficacité de la chaîne de secours dans les archipels éloignés. À Fatu Hiva, l’île la plus au sud des Marquises, l’absence de piste d’atterrissage impose une logistique complexe. Chaque évacuation sanitaire (EVASAN) est un véritable défi humain et technique, où le courage des équipages de bonitiers se mêle à la précision des pilotes d’hélicoptère et à la réactivité des équipes médicales.

Au-delà de l’aspect médical, ces interventions soulignent l’importance vitale de la coordination entre les îles. Sans cette machine parfaitement huilée, une blessure grave pourrait avoir des conséquences bien plus lourdes. Pour les habitants de la « Terre des Hommes », la solidarité inter-îles reste le rempart le plus solide face à l’isolement géographique, transformant chaque minute gagnée en une chance supplémentaire de rétablissement pour le jeune blessé.

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Ce que l’on sait de l’incident… et ce qui a provoqué l’alerte

À ce stade, les informations essentielles tiennent en quelques faits : un enfant de 8 ans se baignait avec d’autres enfants dans la baie de Hanavave, lorsqu’il a été attaqué dans l’eau, avec des blessures importantes aux jambes. La prise en charge médicale a suivi, avec une évacuation en deux temps, d’abord vers Hiva-Oa, puis vers Nuku Hiva.

Et le détail que les autorités locales ont confirmé, c’est la cause précise de l’attaque : l’enfant a été mordu par un requin à Fatu Hiva.

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