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Livret A : au 1er février 2026, une nouvelle baisse se prépare… et elle pourrait peser sur vos intérêts

Publié par Killian Ravon le 12 Jan 2026 à 9:03

Le taux du Livret A doit être révisé au 1er février 2026 et les signaux pointent vers un nouveau recul, après une année déjà très mouvementée.

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Calculatrice, pièces en euros et livret rouge sans inscription sur table, photo réaliste liée au Livret A.
Sur quelques dixièmes de taux, le calcul des intérêts peut vite changer pour les épargnants.

Pour des millions d’épargnants, la question n’est plus « est-ce que ça baisse ? », mais « à quel point ça se ressent, en euros, sur la durée ». Car derrière un écart de quelques dixièmes, l’impact peut être plus concret qu’on ne l’imagine.

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Billets et pièces en euros étalés, illustration concrète de l’épargne et des intérêts du Livret A en baisse.
Quand le taux recule, ce sont surtout les petits « plus » qui disparaissent à la fin de l’année.
Crédit : Pixabay (janeb13)
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Un produit refuge… mais un rendement qui s’effiloche

Le Livret A reste l’un des placements les plus répandus, parce qu’il coche des cases simples : argent disponible, capital garanti, et des intérêts versés sans fiscalité à gérer. C’est précisément pour ça que chaque révision de taux fait autant réagir. Même quand la baisse paraît « petite » sur le papier, elle touche un réflexe d’épargne très ancré.

Depuis 2025, la trajectoire a été descendante et, surtout, très visible. Le taux était à 3 % en janvier 2025, avant de glisser à 2,4 % au 1er février, puis à 1,7 % au 1er août. Une baisse de 0,70 point à l’été, présentée comme la plus forte en quinze ans, a marqué un tournant dans la perception du produit : le Livret A protège, mais il rémunère moins.

La prochaine étape, c’est donc ce rendez-vous réglementaire du 1er février 2026. Un moment où beaucoup redécouvrent une réalité un peu frustrante : le Livret A n’est pas un placement « dynamique », mais un outil de épargne de précaution. Et quand sa rémunération recule, ce sont justement les ménages prudents qui voient leur « petit bonus » annuel diminuer.

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Calculatrice, pièces et billets : une scène qui illustre le calcul des intérêts d’un Livret A selon le taux.
Un simple écart de taux, et le calcul change vite quand on ramène tout « par mois ».
Crédit : Pixabay (stevepb)

Pourquoi le calcul mène mécaniquement à une nouvelle baisse

La baisse attendue ne sort pas d’un chapeau : elle découle d’une formule. Le taux résulte d’une moyenne entre l’inflation et un taux interbancaire, l’€ster, qui reflète le prix de l’argent entre banques. Quand ces deux indicateurs se détendent, le Livret A suit le mouvement, même si cela passe mal dans l’opinion.

Le contexte décrit dans votre source est clair : l’inflation, très élevée en 2023, s’est ensuite nettement repliée. Et si elle reste autour de niveaux bas, la mécanique continue de tirer la rémunération vers le bas. C’est la raison pour laquelle la baisse « s’accentue » : non pas parce que le Livret A est moins utile, mais parce que l’environnement économique change.

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Dans les chiffres évoqués, l’Insee mesure une inflation moyenne de 0,9 % sur le second semestre 2025, tandis que la moyenne semestrielle de l’€ster se situe autour de 1,94 %. En combinant ces éléments, la formule renverrait un taux technique proche de 1,4 %, avec une possibilité d’arrondi à 1,5 %.

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Ce détail compte, car la publication de l’inflation définitive de décembre, attendue mi-janvier, sert de point de repère avant l’annonce officielle. Autrement dit, l’incertitude porte davantage sur l’arrondi final que sur la direction : la tendance, elle, est déjà lisible.

Personnes consultant un livret bancaire sur une table, image réaliste d’épargne de précaution et de suivi des intérêts.
Le geste le plus banal : vérifier son livret… et constater que le rendement s’est tassé.
Crédit : Wikimedia Commons (Rawpixel Ltd, CC BY 2.0)
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Ce que cette baisse change vraiment pour vos intérêts

Ce qui rend le sujet sensible, c’est qu’un taux n’est pas qu’un pourcentage abstrait. Il se transforme en euros, et ces euros s’additionnent au fil des mois. En période de baisse, on a aussi tendance à sous-estimer l’effet psychologique : ce n’est pas seulement « je gagne moins », c’est « mon effort d’épargne est moins récompensé ».

La difficulté vient aussi d’un point que beaucoup oublient : tout le monde n’a pas le même montant sur son livret. L’impact varie selon votre niveau d’épargne, que vous soyez au « petit livret » utilisé pour les imprévus, au niveau d’un encours moyen, ou plus proche du plafond. Et c’est là que les écarts deviennent frappants.

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Pour se repérer sans se perdre dans les formules, votre source propose une règle simple, utile au quotidien. Vous prenez votre encours, puis vous le multipliez par l’écart de taux annuel entre « avant » et « après ». Le résultat donne un ordre de grandeur sur l’année, qu’on peut ensuite ramener à un mois pour visualiser l’effet sur votre rythme d’épargne.

Mais saviez-vous que ce calcul, même « approximatif », suffit souvent à faire changer de stratégie ? Pas forcément en quittant le Livret A, mais en séparant ce qui relève de la sécurité immédiate… et ce qui peut être placé autrement, sur un horizon un peu plus long.

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Main tenant une calculatrice et des billets en euros, symbole d’arbitrage d’épargne face à une baisse de rendement.
Quand la rémunération s’effrite, la tentation d’arbitrer son épargne revient sur la table.
Crédit : Pixabay (geralt)
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Livret A, inflation et pouvoir d’achat : le vrai match

Un point revient souvent dans les discussions : « Si l’inflation baisse, est-ce que ce n’est pas normal que le Livret A baisse aussi ? » Sur le plan technique, la logique est cohérente. Sur le plan du ressenti, c’est plus ambigu, parce que les dépenses du quotidien ne redescendent pas aussi vite que les pourcentages.

C’est là que la notion de pouvoir d’achat devient centrale. Le Livret A ne sert pas à battre l’inflation sur le long terme ; il sert à conserver une réserve mobilisable, en limitant l’érosion. Quand l’inflation se replie, la « perte réelle » peut se réduire, même si le taux nominal baisse. Cela ne veut pas dire que l’épargnant gagne, mais que la comparaison change de nature.

Dans votre source, le contraste est bien posé : la rémunération recule, mais l’inflation aussi. Le résultat dépend donc de votre usage du livret. Si vous y laissez un matelas de sécurité que vous bougez peu, la baisse est un manque à gagner. Si vous l’utilisez comme un compte tampon, la priorité reste la liquidité, pas le rendement.

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Ce détail que peu de gens regardent, pourtant, c’est le timing de versement des intérêts. On ne « sent » pas la baisse chaque jour : on la découvre surtout au moment du crédit annuel, quand le montant final paraît plus léger que l’année précédente. Et c’est souvent à ce moment-là que les arbitrages se déclenchent.

Pile de pièces avec une petite pousse verte, image d’épargne qui grandit moins vite quand le taux du Livret A baisse.
L’épargne pousse… mais parfois plus lentement qu’on ne le croit quand le taux se replie.
Crédit : Pixabay (Alexsander-777)

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Les pistes à envisager sans toucher à votre coussin de sécurité

Quand le Livret A baisse, la tentation est de tout déplacer. Mais dans la plupart des cas, ce n’est ni nécessaire ni souhaitable. L’épargne de précaution a une fonction : absorber un imprévu, sans stress et sans délai. Pour cette part-là, le Livret A garde du sens, même à un taux plus faible.

La question devient plutôt : que faire de la part d’épargne qui dépasse ce « coussin » ? Votre source évoque plusieurs repères. Le LEP rémunère encore 2,70 % aujourd’hui, mais pourrait aussi reculer en février. Le PEL ouvert en 2026 s’affiche à 2 %, ce qui peut intéresser ceux qui visent un projet immobilier avec un horizon plus long. Le CEL, lui, pourrait passer de 1,25 % à 1 % selon le scénario mentionné.

Il y a aussi un élément à surveiller : l’idée d’une « respiration » possible en août 2026. Dans le scénario central évoqué, si certains indicateurs remontent légèrement, le taux pourrait revenir vers 1,60 %. Sur le papier, cela ne bouleverse pas tout, mais cela rappelle que le Livret A n’est pas condamné à baisser indéfiniment : il suit simplement un cycle.

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Et maintenant, la question qui vous intéresse vraiment : combien cela fait-il, concrètement ? D’après les chiffres cités, avec un encours moyen de 7 077 €, le passage de 3 % (janvier 2025) vers 1,4–1,5 % se traduit par environ 9 € de revenus d’intérêts en moins par mois. Et si vous êtes au plafond (22 950 €), la perte grimpe autour de 30 € par mois, ce qui rend la baisse beaucoup plus visible au quotidien.