Une automobiliste qui a signalé la présence d’un radar écope d’une lourde amende !
Grâce ou à cause des réseaux sociaux, les gens ont acquis l’habitude de partager les détails de leur quotidien. Certaines publications se veulent bienveillantes et leur auteur part d’un bon sentiment : celui d’aider les autres. C’était l’intention de cette automobiliste, mais sa gentillesse s’est retournée contre elle !
Une automobiliste zélée punie par la loi !
Cette suisse de 60 ans, bonne automobiliste, ne s’attendait certainement pas à ce retournement de situation. Au cours de l’été 2025, elle roulait tranquillement dans le canton d’Argovie lorsqu’elle a remarqué un radar. Il s’agissait d’un modèle semi-stationnaire. Sans hésiter, elle a décidé de relayer l’information via Facebook.
En fait, l’automobiliste n’a pas créé une publication elle-même. Elle s’est contentée de partager le post d’une autre personne, se rapportant à ce dispositif. Malheureusement, c’est elle qui a hérité de l’amende. En révélant l’emplacement de ce radar dans cette zone surveillée, la bonne dame a désobéi à une loi méconnue du grand public.
La loi est dure, mais c’est la loi !
Pour utiliser les termes consacrés, cette gentille automobiliste s’est rendue coupable d’infraction à la loi sur la circulation routière. Selon cette règlementation, « le simple fait d’avertir publiquement de la présence d’un contrôle de vitesse est considéré comme une entrave à l’action des forces de l’ordre ».
À lire aussi
En effet, les mauvais conducteurs, forts de cette information, peuvent plus facilement tricher avec la police. À l’approche du radar, ils ralentissent avant de repartir sur les chapeaux de roue une fois le contrôle passé. Les utilisateurs de la route ne doivent donc pas révéler l’emplacement d’un radar sur les plateformes. Oubliez donc Facebook, mais aussi WhatsApp, Instagram et les autres réseaux sociaux.
La question qui se pose est : comment la police a-t-elle été mise au courant ? Il semble impossible que les autorités aient le temps de traquer tous les réseaux. En fait, il a fallu l’intervention d’une autre personne pour que l’automobiliste sexagénaire se fasse prendre. Quelqu’un a signalé sa publication et la police a réagi à partir de là.
L’automobiliste se mord les doigts !
L’article de loi qui a servi à sanctionner cette pauvre automobiliste ne date pas d’hier. En Suisse, cela fait 13 ans que les « avertissements publics concernant les contrôles routiers » sont strictement interdits. Adrian Schuler, porte-parole du Ministère public cantonal, a même fait un rappel sur l’existence de cette règle.
À lire aussi
Pourtant, de nombreuses personnes utilisent les réseaux pour pister les radars et avertir les autres. Cela est vrai uniquement car les forces de l’ordre n’arrivent pas à suivre le rythme. Elles n’ont ni le temps ni les moyens de chercher toutes les publications qui se rapporteraient au radar. Mais comme on dit, la justice finit toujours par triompher !
Comme pour cette automobiliste, l’application de cette loi repose donc en grande partie sur la dénonciation par une tierce personne. Quand cela arrive, les policiers se dépêchent d’appliquer les sanctions afférentes à l’infraction. Dans le cas qui nous intéresse, la dame a payé une amende de 200 francs suisses ou environ 215 €. De plus, elle doit régler les frais de procédure. Au total, la dame a payé à peu près 650 €.