Une enfant de 12 ans incendie un Carrefour près de Bordeaux (vidéo)
Un incendie spectaculaire avait ravagé un supermarché à Hourtin, en Gironde, le 8 mars 2026, laissant derrière lui des dégâts énormes.
Après plusieurs jours d’enquête, les gendarmes ont finalement identifié une suspecte inattendue : une adolescente de 12 ans.
Ses aveux et les décisions de justice qui ont suivi éclairent aujourd’hui cette affaire aussi choquante qu’inquiétante pour la commune. Découvrez la séquence dans la vidéo ci-dessous :
Un Carrefour market prend feu
Selon les informations publiées par Le Figaro Bordeaux le 24 mars 2026, l’enquête sur l’incendie du Carrefour Market d’Hourtin a pris un tournant surprenant.
Le feu, qui s’était déclaré le soir du 8 mars en plein centre-ville, avait totalement détruit le magasin, causant environ sept millions d’euros de dégâts.
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Heureusement, aucun blessé n’était à déplorer, mais l’ampleur du sinistre avait marqué les habitants. Grâce à l’analyse des images de vidéosurveillance, les gendarmes de Lesparre-Médoc ont réussi à remonter jusqu’à une adolescente de 12 ans, habitante de la commune.
Placée en retenue le 19 mars, la jeune fille n’a pas nié bien longtemps. Elle a reconnu avoir déclenché l’incendie en mettant le feu à des vêtements trouvés dans des chariots.
Lors de son audition, elle a expliqué agir par simple curiosité, évoquant « un attrait pour le feu », une déclaration qui a forcément interpellé les enquêteurs.
Une expertise a été menée
Dans la foulée, une expertise psychiatrique a été menée pour évaluer son état au moment des faits. Les conclusions ont estimé que la mineure disposait d’un discernement suffisant, ce qui permet d’engager sa responsabilité pénale malgré son jeune âge.
Présentée au parquet de Bordeaux le 20 mars, elle a ensuite été placée sous une mesure éducative judiciaire provisoire.

Concrètement, cela implique un suivi sanitaire, mais aussi des restrictions strictes : interdiction de se rendre à Hourtin et déplacements limités entre 19h et 6h sans accompagnement.
Le procureur Renaud Gaudeul a d’ailleurs rappelé le cadre légal en précisant « que les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent pas être sanctionnés par une peine d’emprisonnement mais peuvent faire l’objet de mesures éducatives judiciaires, s’ils sont considérés comme étant doté d’un discernement suffisant ».
Une affaire qui relance forcément le débat sur la responsabilité des plus jeunes face à des actes aussi lourds de conséquences.