« Nous sommes victimes » : après l’incendie de Crans-Montana, Jacques Moretti sort du silence à son audition
Trois semaines après l’incendie meurtrier du bar Le Constellation à Crans-Montana, qui a coûté la vie à quarante personnes lors du réveillon du Nouvel An, l’enquête judiciaire se poursuit en Suisse.
Entre interrogations sur les contrôles de sécurité, responsabilités multiples et paroles très commentées du propriétaire, l’audition de Jacques Moretti, ce mardi 20 janvier 2026, continue de susciter de vives réactions notamment après qu’il se soit dit « victime« .
Un incendie qui reste dans les mémoires
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, le bar Le Constellation, à Crans-Montana, a été ravagé par un incendie d’une rare violence, faisant 40 morts et 116 blessés.
Selon les premiers éléments de l’enquête relayés notamment par BFM TV le 23 janvier 2026, le feu aurait été déclenché par des étincelles issues de bougies « fontaine« , entrées en contact avec une mousse phonique installée au plafond du sous-sol.
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Si l’émotion reste immense, le dossier révèle aussi de nombreuses zones d’ombre, notamment sur l’absence de contrôles entre 2020 et 2025, reconnue par la commune.
Les avocats de Jessica Moretti affirment pourtant que l’établissement avait été jugé conforme lors de précédentes inspections, assurant que la mousse avait été « contrôlée à plusieurs reprises » et que « personne n’a rien trouvé à y redire ».
Cette phrase polémique dans l’audition de Jacques Moretti
Placée au cœur de l’enquête, l’audition de Jacques Moretti, ce mardi 20 janvier 2026, a marqué les esprits.
Entendu pendant près de dix heures, le propriétaire du bar, en détention provisoire depuis le 9 janvier, a nié toute responsabilité.
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Il a affirmé : « Je ne suis pas responsable, ce n’est pas ma faute. J’ai fait tout ce qui était nécessaire en matière de sécurité ».
Face aux contrôles non suivis d’effets en 2016, 2018 et 2019, il a également déclaré : « Je n’aurais pas pu imaginer cela… tous les contrôles effectués se sont déroulés sans problème ».
Mais c’est surtout une phrase qui a choqué les parties civiles : « Nous sommes aussi victimes de ce qui s’est passé », tout en précisant ne pas l’être « au même titre que les morts et les blessés ».
Une sortie jugée déplacée par les avocats des familles, présents en nombre lors de cette audience très tendue