Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Il faisait la sieste après l’école : son frère de 11 ans l’a tué

Publié par Elsa Fanjul le 07 Avr 2026 à 22:39

Le 10 mars dernier, dans la banlieue tranquille de Centennial, au Colorado, un petit garçon de 5 ans a trouvé la mort à son domicile. L’auteur présumé de cet acte effroyable n’est autre que son grand frère, âgé de seulement 11 ans. La famille, anéantie, tente aujourd’hui de survivre à un drame qui dépasse l’entendement.

Publicité

Elias s’était endormi en rentrant de l’école

Elias Reliford avait 5 ans. Comme beaucoup d’enfants de son âge, il avait l’habitude de faire une petite sieste après sa journée d’école. Ce lundi 10 mars, tout semblait suivre le cours ordinaire d’un après-midi en famille dans cette paisible banlieue du Colorado.

Rue résidentielle calme de Centennial au Colorado

Pendant qu’Elias dormait, son frère aîné de 11 ans avait été chargé de faire quelques tâches ménagères. C’est durant ce créneau, entre corvées et sieste, que l’impensable s’est produit. Selon le média américain WTSP, le garçon de 11 ans a été inculpé de meurtre au premier degré par le bureau du shérif du comté d’Arapahoe.

Publicité

Les circonstances exactes du décès n’ont pas été rendues publiques par les autorités, en raison de la minorité des deux enfants impliqués. La famille a elle aussi refusé de détailler les faits, encore sous le choc de ce qui s’est passé entre les murs de leur propre maison.

« L’acte le plus horrible qu’un humain puisse commettre »

C’est la grand-tante des deux garçons, Dawn Myles, qui a pris la parole au nom de la famille. Ses mots traduisent l’horreur absolue dans laquelle les proches sont plongés. « C’est l’acte le plus horrible qu’un être humain puisse commettre sur un autre être humain, surtout un enfant », a-t-elle déclaré.

Dawn Myles a confié que personne dans la famille n’aurait pu imaginer un tel geste de la part de l’aîné. « Nous n’aurions jamais imaginé que le grand frère qu’il était puisse faire du mal à Elias », a-t-elle ajouté, parlant au nom des parents dévastés du petit garçon. Ce drame rappelle d’autres affaires impliquant des violences intrafamiliales entre mineurs qui sidèrent à chaque fois l’opinion publique.

Publicité
Chambre d'enfant avec jouets et lit défait

Le plus glaçant dans cette affaire reste le décalage entre la banalité de la scène — un après-midi ordinaire après l’école — et l’atrocité de ce qui s’y est déroulé. Aucun signe avant-coureur, aucun antécédent connu. Juste une sieste dont Elias ne s’est jamais réveillé.

À lire aussi

Deux frères que tout le quartier voyait inséparables

Le témoignage de la grand-tante rend cette histoire encore plus difficile à comprendre. Selon elle, les deux frères étaient fusionnels. Ils jouaient ensemble, se promenaient dans le quartier, roulaient côte à côte sur leurs trottinettes. « Si vous voyiez un frère, vous voyiez l’autre », a résumé Dawn Myles.

Publicité

Elias était décrit comme un enfant plein de vie, toujours dehors, passionné par les camions de pompiers et amateur de farces. « Il était un élève de maternelle heureux. C’était un gamin heureux », a insisté sa grand-tante, qui espère que c’est cette image-là que les gens garderont de lui : un petit garçon souriant, filant sur sa trottinette dans les rues de Centennial.

Ce portrait d’un enfant joyeux et insouciant contraste brutalement avec la violence de sa fin. Et c’est précisément ce contraste qui rend l’affaire si difficile à appréhender pour les proches comme pour les enquêteurs. Des drames impliquant de très jeunes enfants surviennent régulièrement, mais celui-ci se distingue par la nature même de l’acte reproché à un préadolescent.

Publicité

Une famille pulvérisée, deux enfants perdus

Le drame ne s’arrête pas au décès d’Elias. Car pour cette famille, c’est une double perte. Le garçon de 11 ans est désormais détenu au centre pour jeunes Marvin W. Foote, dans le comté d’Arapahoe. Il est poursuivi pour meurtre au premier degré, le chef d’inculpation le plus grave du système judiciaire américain.

« Il y a de la colère, il y a des questions… Il y a deux pertes ici, vous savez, deux frères », a confié Dawn Myles. La famille a dû quitter précipitamment la maison de Centennial. Incapable de continuer à vivre entre ces murs, elle navigue aujourd’hui d’hôtel en hôtel, sans solution de logement pérenne.

Publicité
Maison familiale abandonnée avec cartons de déménagement

L’aîné de la fratrie, un enfant de 12 ans, a quant à lui été envoyé chez d’autres membres de la famille en Louisiane. En quelques heures, un après-midi ordinaire a fait exploser une cellule familiale entière, dispersant ses membres à travers le pays. Cette situation rappelle d’autres affaires où des familles se retrouvent brisées par des faits que personne n’avait vu venir.

Un enfant de 11 ans peut-il être jugé pour meurtre ?

Au Colorado, la loi permet de poursuivre un mineur de moins de 12 ans pour des crimes graves, y compris le meurtre au premier degré. Toutefois, les procédures judiciaires impliquant des enfants aussi jeunes restent exceptionnelles et soulèvent à chaque fois un intense débat sur la responsabilité pénale des mineurs.

À lire aussi

Publicité

L’identité du garçon de 11 ans n’a pas été révélée en raison de son statut de mineur. Les autorités du comté d’Arapahoe ont confirmé sa détention mais se sont montrées très prudentes dans leur communication, se limitant aux faits strictement nécessaires. Aucune information sur un éventuel mobile ou sur les circonstances précises du passage à l’acte n’a filtré à ce stade.

Ce silence s’explique autant par la protection due aux mineurs que par la sidération qui entoure cette affaire. Comment un enfant de 11 ans en arrive-t-il à tuer son petit frère pendant que celui-ci dort ? La question restera sans réponse tant que l’enquête n’aura pas progressé. D’autres affaires de violences extrêmes commises par des mineurs alimentent régulièrement ce débat aux États-Unis.

Centennial, une banlieue sous le choc

Centennial est une ville d’environ 110 000 habitants, située au sud de Denver. Connue pour son calme et ses quartiers résidentiels, elle figure régulièrement parmi les communes les plus sûres du Colorado. Le genre d’endroit où les enfants roulent à trottinette dans les rues après l’école sans que personne ne s’inquiète.

Publicité

Le drame du 10 mars a ébranlé cette image de tranquillité. Les voisins, sous le choc, n’ont pas souhaité s’exprimer publiquement. La communauté locale tente de comprendre comment une telle tragédie a pu se produire dans un foyer qui, de l’extérieur, ne présentait aucun signe de dysfonctionnement.

Dawn Myles a exprimé un dernier souhait : que la mémoire d’Elias ne soit pas réduite à la manière dont il est mort. « Je voudrais le voir sourire, rouler sur sa trottinette. C’était un élève de maternelle heureux. » Un souhait simple, à la hauteur de ce qu’était Elias : un petit garçon de 5 ans qui aimait jouer dehors, faire des blagues et regarder passer les camions de pompiers.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *