« Tu t’amuses bien ? » : elle filme son compagnon agoniser après avoir empoisonné sa boisson d’anniversaire
Le 11 novembre 2022, Leroy Fowler fêtait ses 55 ans dans la maison qu’il partageait avec sa compagne à Salisbury, dans le Massachusetts. Sa boisson préférée l’attendait sur la table : un Powerade goût fruit punch. Ce qu’il ne savait pas, c’est que Judy Church, la femme avec qui il vivait depuis dix ans, y avait versé de l’antigel. Et qu’au lieu d’appeler les secours en le voyant s’effondrer, elle avait sorti son téléphone pour filmer. Treize vidéos. Trente minutes d’agonie. Avant de composer le 911.
Dix ans de vie commune, huit ans de triangle amoureux

Judy Church et Leroy Fowler s’étaient rencontrés quand celui-ci avait quitté sa femme et emménagé chez Church comme locataire. Ancienne enseignante, Church était celle qui faisait vivre le couple. Elle couvrait Leroy de cadeaux, lui achetant notamment une moto blanche pour le garder près d’elle.

Mais pendant huit ans, Leroy entretenait une relation parallèle avec Barbara Randall, une femme retrouvée sur Facebook. Un triangle amoureux que Church supportait de plus en plus mal. Elle avait même contacté Barbara directement pour tenter de la convaincre de rompre. « Il nous manipule toutes les deux avec ses mensonges », lui avait-elle écrit. « C’est un lâche, purement et simplement, et il est temps qu’on le jette toutes les deux. »
Barbara, de son côté, avait un surnom pour Church : « Mamie ». Elle commençait pourtant à éprouver de la pitié pour cette femme qui tentait désespérément d’acheter l’amour de Leroy. Quand Barbara avait été vue à l’arrière de la moto noire de Leroy, Church lui en avait offert une blanche — pour que Barbara ne puisse plus jamais occuper cette place intime derrière lui.
Le soir du 55e anniversaire
Le jour de l’anniversaire de Leroy, Church avait préparé sa boisson favorite. Le Powerade au fruit punch, normalement rouge vif, contenait un liquide orange au fond de la bouteille. L’antigel a un goût sucré, facilement dissimulable dans une boisson aromatisée. Leroy n’a rien remarqué en buvant.
Vers 20 heures, Church a composé le 911. « Mon petit ami a dû ingérer quelque chose, il ne tient plus debout. Son nez saigne et il m’a dit d’appeler l’ambulance », a-t-elle déclaré aux opérateurs, ajoutant qu’il saccageait frénétiquement la maison. Ce que les secours ignoraient encore, c’est qu’elle avait attendu au moins trente minutes avant de passer cet appel.

Les ambulanciers ont trouvé Leroy extrêmement confus et souffrant. Il a mentionné avoir pris du Percocet la veille, mais rien ce jour-là. À l’hôpital, ses organes ont commencé à lâcher un par un. Les médecins l’ont placé sous assistance respiratoire, mais le diagnostic est tombé rapidement : empoisonnement à l’éthylène glycol, le composant principal de l’antigel, qu’on retrouve aussi dans les liquides de dégivrage et les fluides de frein hydraulique.
Les dégâts sur ses reins étaient irréversibles. Comme dans d’autres affaires où l’empoisonnement est utilisé comme arme, la substance avait eu le temps de ravager l’organisme. Après deux jours sous assistance, le maintien en vie de Leroy a été interrompu. Il est mort entouré de sa famille.
Treize vidéos et une mise en scène macabre
C’est la famille de Leroy qui a alerté la police en premier, pointant du doigt Judy Church. Ils ont expliqué la situation avec Barbara et la jalousie grandissante de Church. Le beau-fils de Leroy a révélé un détail glaçant : Leroy lui avait confié qu’il soupçonnait Church de l’empoisonner, car il se sentait systématiquement mal quand il était chez elle et mieux quand il s’en éloignait.
Quand les enquêteurs se sont présentés chez Church, elle a d’abord refusé de les laisser entrer. Interrogée à l’extérieur, elle a nié que Leroy ait mangé ou bu quoi que ce soit avant de tomber malade. Son fils adulte, qui habitait dans le même immeuble, a suggéré un empoisonnement au monoxyde de carbone.
Les policiers sont revenus avec un mandat de perquisition. L’intérieur était décrit comme « sale et encombré ». Ils ont découvert un flacon vide de dégivrant qui avait contenu un liquide orange, ainsi que la bouteille de Powerade. Au fond de celle-ci, un résidu orange — là où le liquide aurait dû être rouge. Les analyses ont confirmé la présence d’antigel. L’ADN de Church était sur la bouteille.
Mais le plus accablant se trouvait dans son téléphone. Les enquêteurs ont découvert 13 vidéos tournées pendant que Leroy se tordait de douleur et suppliait qu’on l’aide. Sur l’une d’elles, on entend distinctement Church se moquer de lui : « Tu t’amuses bien ? » Sur une autre : « C’est ton anniversaire ? » Des mots prononcés pendant que les organes de cet homme étaient en train de lâcher, comme l’ont rapporté les médias américains CBS News et WCVB Channel 5 Boston.
Les enquêteurs ont également trouvé une photo mise en scène à l’hôpital. Alors que Leroy gisait mourant sous assistance respiratoire, Church avait disposé des cadeaux d’anniversaire et une pâtisserie sur son lit avant de prendre le cliché. Un carnet intime, saisi lors de la perquisition, contenait des passages rédigés dans des moments de colère : « Je déteste être seule. Je te déteste pour tous tes mensonges. Tu ne m’aimes pas, ça ce n’est pas de l’amour. »
Une poupée vaudou et une menace prophétique
Au fil du procès, les preuves se sont accumulées. Le ministère public a qualifié le triangle entre Church, Leroy et Barbara de « toxique et dysfonctionnel ». L’accusation a démontré que Church était la seule personne à avoir eu accès à la boisson pour y introduire l’antigel.
Parmi les pièces à conviction les plus troublantes, une poupée vaudou fabriquée à partir d’une chaussette, portant l’inscription « Barb » — le prénom de Barbara Randall. Le fils de Leroy a témoigné que Church y plantait régulièrement des épingles et la jetait à travers la pièce. La sœur de Leroy, Tammy, a déclaré à la barre que son frère lui avait dit soupçonner Church d’avoir mis quelque chose dans un milk-shake qu’elle lui avait préparé, sans pouvoir le prouver. Cette histoire rappelle celle d’un autre empoisonnement conjugal qui avait défrayé la chronique.
Un ami de la famille a livré un témoignage décisif. Church lui avait un jour lancé : « S’il me trompe un jour, je l’empoisonnerai. » Ce qui avait été pris pour une boutade s’est avéré être une promesse tenue. Barbara elle-même a témoigné, expliquant que Leroy les montait l’une contre l’autre. Malgré cela, elle reconnaissait que Church semblait sincèrement amoureuse et essayait d’acheter l’affection de Leroy par tous les moyens.
La défense n’a convaincu personne
Les avocats de Judy Church ont tenté de plaider l’accident. Ils ont avancé que la prise de Percocet par Leroy la veille aurait pu causer une overdose accidentelle. Ils ont insisté sur le fait que malgré l’existence de Barbara, le couple fonctionnait et prévoyait même de déménager ensemble en Floride. Selon la défense, Church avait « déjà gagné » la bataille amoureuse et n’avait aucune raison de tuer.
Mais face aux vidéos, au carnet intime, à la bouteille contaminée portant son ADN et à la menace proférée devant témoin, le jury n’a pas suivi ce raisonnement. En mars dernier, Judy Church, 67 ans, a été reconnue coupable de meurtre au premier degré « avec préméditation et une atrocité et une cruauté extrêmes ». Un mois plus tard, le juge a prononcé la peine obligatoire : la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Il a ajouté : « C’est exactement la peine que j’aurais imposée si j’avais eu le choix. »
« Personne ne mérite de mourir dans la peur et la douleur »
Barbara Randall a lu une déclaration devant le tribunal. « Notre histoire avec Leroy n’était pas une histoire d’amour conventionnelle, mais c’était la nôtre », a-t-elle dit. « Personne ne mérite de souffrir comme ça. Personne ne mérite que sa vie s’achève dans la peur et la douleur, aux mains de quelqu’un en qui il avait confiance. »
Tammy, la sœur de Leroy, a pris la parole à son tour. « Perdre un être cher est douloureux quoi qu’il arrive. Mais quand cela arrive par la main de quelqu’un d’autre, c’est une douleur que vous n’avez jamais ressentie auparavant. » Des mots qui font écho à d’autres affaires de violence au sein du couple où la jalousie a mené au pire.
Cette affaire restera comme l’une des plus sordides du Massachusetts. Non pas seulement pour le mode opératoire — l’antigel dissimulé dans une boisson sucrée — mais pour la cruauté froide dont Church a fait preuve pendant l’agonie de l’homme avec qui elle partageait sa vie depuis une décennie. Treize vidéos, trente minutes d’attente, et cette question posée à un mourant le jour de son anniversaire : « Tu t’amuses bien ? »
- 03/05/2026 à 18:44C'était trop horrible ses très nul il faut pas faire ça enfaite elle voulais allez peut être en prison comme ça elle serais tranquille pour toujours allez bonne soiree a tous
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