Impact nucléaire : le seul endroit en France où l’air sera encore pur
Dans un contexte très tendu, la menace nucléaire n’est plus une théorie du complot, mais bien une réalité. Heureusement, on n’en est pas encore à ce stade. Par contre, où peut-on respirer un air pur si jamais un nuage toxique survient en France ou à proximité ? Les experts font le point !
Bilan de la pollution de l’air en France !
D’emblée, il faut savoir que la France est loin de respecter les recommandations de l’OMS en matière de pollution. En 2021, cette organisation a établi un seuil de 5 µg/m³ quant aux particules fines PM2,5 présentes dans l’air. Le mode de calcul dépend du trafic routier, du chauffage au bois, des industries… Et bien sûr, cela impacte sur notre santé !
D’après les informations d’Airparif, relayées par Futura Sciences : « l’exposition chronique contribue à augmenter le risque de contracter des maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que des cancers pulmonaires. Les effets sur la santé sont dépendants de la taille des particules. Les particules fines, inférieures à 2,5 µm, impactent à long terme la santé cardiovasculaire ».

Et d’ajouter : « Les particules PM2,5 issues du trafic routier altèrent aussi la santé neurologique (performances cognitives) et la santé périnatale ». Au vu de ces données, nos confrères du Point ont réalisé un constat clair sur la pollution en France. Selon leurs dires, l’air « le plus pur » se trouve dans le Cantal, à Soulages et Rageade.
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En cas d’impact nucléaire, toutes les données précédentes ne sont plus prises en compte en France. Dans une étude qu’on a retrouvée chez L’Info Durable, il existe d’autres paramètres à considérer. Selon Bruno Tudal : « La pollution de l’air est aussi liée à la topographie et aux particularités météorologiques. Le vent et les montagnes ne permettent pas l’accumulation de polluants ».
Il ajoute aussi que « ce sont des spécificités qui font que des villages ont de la chance et d’autres moins ». De leur côté, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire et Météo-France évoquent un autre paramètre crucial : le vent. Lors d’une attaque nucléaire, le vent venant de l’ouest et du sud-ouest balaient une grande partie des particules.

Cela veut dire que le Finistère est le premier endroit en France où l’air sera plus respirable. D’autant plus que la Bretagne n’abrite aucune centrale nucléaire. Par contre, le Mercantour et la vallée de l’Arve sont à éviter. D’après Bruno Tudal : « les polluants stagnent dans les masses d’air ce qui créent un couvercle d’où ils ne peuvent pas s’échapper ».
Que faire en cas d’attaque nucléaire en France ?
Si le pire se produit, partir vers l’ouest de la France n’est plus une option. Une réaction instinctive tout à fait humaine, qui s’avère inutile. À la place, il vaut mieux suivre les consignes de la préfecture et s’abriter dans un endroit solide. L’idéal serait de s’installer dans un sous-sol, sinon il faut éviter les pièces ayant beaucoup d’ouvertures !
Les premières heures après l’explosion sont les plus dangereuses, en raison des particules présentes dans l’air. Il peut arriver qu’il pleuve après l’apparition du champignon. Là encore, le risque de se faire contaminer est extrêmement élevé. L’option la plus sûre est donc de s’informer quant aux mesures prises par l’État et les respecter.