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Meurtre d’une finaliste de Miss Suisse : son mari l’a étranglée, démembrée et passée au mixeur industriel

Publié par Cassandre le 04 Mai 2026 à 7:16

En février 2022, le corps démembré de Kristina Joksimovic, 38 ans, ancienne finaliste de Miss Suisse et mère de deux filles, était retrouvé dans un sac poubelle noir par son propre père. Trois ans plus tard, son mari Marc Rieben comparaît enfin devant la justice. Les détails révélés par l’autopsie et les documents judiciaires dépassent l’entendement. Et l’accusé, lui, parle de légitime défense.

Une dispute sur le divorce qui vire au cauchemar

Kristina Joksimovic et Marc Rieben, 41 ans, traversaient une séparation explosive. Divorce, garde de leurs deux filles, questions financières : tout était sur la table ce 13 février 2022, dans leur domicile de Binningen, près de Bâle. Ce soir-là, selon les procureurs, la discussion a basculé dans la violence la plus extrême.

Rue résidentielle de Binningen près de Bâle en Suisse

D’après les documents judiciaires obtenus par le Daily Mail, Rieben aurait d’abord attrapé sa femme par la gorge avant de la projeter violemment contre un mur. Il l’aurait ensuite étranglée à l’aide d’un « objet en forme de ruban ». Kristina n’a pas survécu. Mais ce qui s’est passé ensuite a glacé les enquêteurs les plus aguerris.

Ce drame rappelle d’autres affaires où la violence conjugale mène à l’irréparable. Sauf qu’ici, le niveau de barbarie a franchi un seuil rarement atteint dans la chronique judiciaire suisse.

Ce que les enquêteurs ont découvert dans la buanderie

C’est le père de Kristina qui a fait la macabre découverte. Rieben affirmait ne pas savoir où se trouvait sa femme, prétendant qu’elle « disparaissait parfois ». Mais en ouvrant un sac poubelle noir dans la buanderie, son père a trouvé la tête tranchée de sa fille, cheveux encore attachés.

Les enquêteurs ont ensuite mis au jour un mixeur industriel contenant des restes humains. Des lambeaux de peau avec des muscles encore accrochés. Des morceaux d’os. Selon le rapport d’autopsie, Rieben avait désarticulé les hanches de sa femme, sectionné son bras gauche, ses avant-bras et sa jambe droite inférieure, puis tranché la colonne vertébrale pour séparer la tête du corps.

Mixeur industriel dans une buanderie scène de crime

Plusieurs parties du corps avaient été broyées dans le mixeur puis dissoutes dans une solution chimique. Les outils utilisés : un couteau et un sécateur de jardin. Et pendant toute l’opération, selon les documents du tribunal, Rieben regardait des vidéos YouTube sur son téléphone.

L’utérus retiré : un acte que les experts qualifient de « rituel »

Un détail a particulièrement frappé les médecins légistes. Parmi tous les organes de Kristina, un seul a été extrait du torse avec soin : l’utérus. Les experts médicaux ont qualifié ce geste de « mutilation délibérée » ou de « dégradation ritualisée du corps ». Pas un acte aléatoire, pas un geste de panique. Un acte ciblé, méthodique.

Cette précision chirurgicale contraste violemment avec la brutalité du reste du démembrement. Pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute que l’ensemble des actes post-mortem était prémédité, ou du moins réalisé avec un sang-froid glaçant. Marc Rieben, lui, maintient qu’il a agi en état de légitime défense.

Mais comment justifier le démembrement, le mixeur, la solution chimique et les heures passées à détruire un corps… par de la légitime défense ? C’est précisément la question à laquelle le tribunal devra répondre.

Kristina Joksimovic : du podium de Miss Suisse à l’entrepreneuriat

Avant de devenir un nom associé à l’horreur, Kristina Joksimovic était une femme accomplie. Couronnée Miss Suisse du Nord-Ouest, elle avait été finaliste du concours Miss Suisse en 2007. Pas juste un titre sur un CV : une vraie carrière dans l’univers de la mode.

Podium de défilé de mode vide éclairé par des projecteurs dorés

Elle avait ensuite lancé sa propre activité de coach de défilé. En 2013, elle avait préparé Dominique Rinderknecht pour le concours Miss Univers. Une professionnelle reconnue, une mère de deux filles, une femme qui avait construit quelque chose. Et qui voulait simplement mettre fin à un mariage devenu toxique.

Dans d’autres affaires médiatisées, des personnalités du monde de la beauté ont aussi été victimes de violences conjugales. Le statut public ne protège de rien.

« Il voulait que Kristina disparaisse »

Un proche de la famille a livré un témoignage édifiant au Daily Mail. Selon cette personne, Kristina était « vraiment amoureuse au début » mais l’entourage avait rapidement compris que Marc Rieben n’était pas l’homme qu’il paraissait. « Il ne lui correspondait pas du tout », confie cette source.

Le portrait dressé est celui d’un homme « très introverti, très critique et parfois assez arrogant ». Surtout, un homme qui rabaissait systématiquement sa femme. « Par ses gestes, ses mots, même son ton de voix. Il était vraiment méprisant avec elle. » La phrase finale de ce témoignage résume tout : « Il voulait que Kristina disparaisse. »

Ce schéma d’emprise et de dénigrement avant le passage à l’acte, les spécialistes des violences conjugales le connaissent bien. Un proche avait même prévenu Kristina que son mari était une « bombe à retardement ». Des mots tristement prophétiques.

Un procès sous haute tension en Suisse

Marc Rieben a été inculpé de meurtre en décembre dernier. Son procès, qui s’ouvre ce lundi à Bâle, est l’un des plus suivis en Suisse depuis des années. L’affaire avait provoqué une onde de choc à travers tout le pays dès la découverte des faits en 2022.

La ligne de défense de l’accusé — la légitime défense — sera confrontée à un dossier accablant. Les vidéos YouTube visionnées pendant le démembrement. Le mixeur industriel. La solution chimique. L’ablation ciblée de l’utérus. Et surtout, le témoignage d’un entourage qui décrit un homme contrôlant et méprisant.

En France aussi, les procès pour violences conjugales impliquant des personnalités font régulièrement la une. Mais l’affaire Joksimovic se distingue par la sauvagerie méthodique des actes reprochés. Le tribunal devra dire si Marc Rieben est un meurtrier ou un homme qui a « simplement » perdu le contrôle — une version à laquelle ni les preuves, ni les proches, ne semblent croire.

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