Il avait démembré et passé le corps de sa femme au mixeur : le procès de l’horreur démarre en Suisse
En apparence, ils formaient le couple parfait. Lui, fils d’un richissime homme d’affaires bâlois. Elle, coach de mannequins et première dauphine de Miss Suisse 2008. En février 2024, tout a basculé dans leur villa surplombant les collines de Binningen. Ce lundi 4 mai s’ouvre le procès de Marc Rieben pour le meurtre de Kristina Joksimovic — et les éléments révélés par la presse suisse dessinent un portrait glaçant du mobile du tueur.

La vitrine Instagram d’un couple au bord de l’implosion
Sur les réseaux sociaux, Marc Rieben et Kristina Joksimovic affichaient une vie de rêve. Photos de famille impeccables, vacances au soleil, sourires calibrés. Mariés depuis 2017, parents de deux petites filles, ils vivaient dans une somptueuse propriété près de Bâle. La quarantaine athlétique pour lui, le glamour d’ancienne reine de beauté pour elle. Rien ne laissait deviner la suite.

Pourtant, derrière la façade, le couple était en instance de divorce. Un détail que personne — ou presque — ne soupçonnait publiquement. Une proche de Kristina avait pourtant prévenu que Marc Rieben était une « bombe à retardement ». Des mots prophétiques dont personne n’a mesuré la portée à temps.
Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que le nom de Rieben était associé à la violence. Les enquêteurs ont découvert qu’il avait déjà fait preuve de brutalité envers une ancienne compagne. Un antécédent qui, aujourd’hui, prend un tout autre relief. Mais le soir de février 2024, la dispute a pris un tournant que personne n’aurait pu imaginer.
Une dispute sur le divorce qui bascule dans la barbarie
D’après le quotidien suisse Tages-Anzeiger, c’est une dispute conjugale autour de la séparation qui a déclenché le drame. Marc Rieben refusait catégoriquement le divorce. Il exigeait la garde exclusive de leurs deux filles. Et refusait de verser la moindre aide financière à Kristina.
Des disputes de ce type, le couple en avait déjà connu. Mais cette nuit-là, la violence a franchi un seuil irréversible. Le rapport d’autopsie, cité par le Daily Mail, détaille les traumatismes subis par Kristina : coupures au visage, ecchymoses aux jambes, aux pieds, aux omoplates et à l’arrière de la tête. Une partie de ses cheveux avait été arrachée.

Dans un premier temps, Marc Rieben avait plaidé la légitime défense. Selon sa version, Kristina l’aurait attaqué avec un couteau et il aurait retourné l’arme contre elle. Une thèse que le rapport médico-légal a pulvérisée. Les blessures de la victime racontaient une tout autre histoire — celle d’un acharnement méthodique. Et ce que les enquêteurs ont découvert ensuite dépasse l’entendement.
Ce que les enquêteurs ont retrouvé dans la maison
Après avoir tué Kristina, Marc Rieben a démembré son corps. Puis il en a passé les morceaux dans un mixeur, les « réduisant en purée » selon les termes exacts du rapport d’autopsie. Un acte d’une froideur clinique qui a sidéré les enquêteurs suisses, pourtant aguerris.
Mais l’horreur ne s’arrête pas là. Les experts médico-légaux ont relevé des traces de « mutilation délibérée ou dégradation ritualisée du corps ». Un organe a été « soigneusement prélevé » : l’utérus de Kristina, seul organe retiré de son torse. Un geste dont la symbolique interroge les psychiatres qui ont examiné l’accusé.
Autre détail effroyable : pendant qu’il démembrait le corps de son épouse, Marc Rieben visionnait des vidéos YouTube sur son téléphone. Les enquêteurs ont retrouvé l’historique de navigation. Cette capacité à agir avec un calme apparent, tout en se « documentant » en temps réel, dessine le portrait d’un homme aux rouages psychologiques très particuliers. Certains faits divers récents ont montré comment des personnalités manipulatrices peuvent dissimuler des comportements monstrueux derrière une façade de normalité.
Le profil psychologique d’un « esprit très rationnel »
Le psychologue qui a rencontré Marc Rieben en détention a livré une analyse qui fait froid dans le dos. L’homme de 42 ans présente, selon l’expert, « des traits narcissiques et obsessionnels compulsifs ». Mais c’est surtout une autre formulation qui interpelle : Rieben serait doté d’« un esprit très rationnel » avec « une perspective cognitive et technique très marquée ».

En clair, l’accusé ne serait pas un homme submergé par une pulsion incontrôlable. Il aurait agi avec une forme de méthode, presque procédurale. Le fait qu’il ait d’abord tenté de construire un récit de légitime défense — avant que les preuves ne le contredisent — renforce cette lecture d’un individu qui calcule, anticipe, organise. Même dans l’horreur.
Ce profil rappelle d’autres affaires criminelles où la mécanique du contrôle — sur le couple, sur l’image, sur la séparation — a conduit au passage à l’acte. Le témoignage récent du frère d’Agnès Dupont de Ligonnès avait déjà mis en lumière ces personnalités « totalement dérangées » que l’entourage ne parvient pas à décoder avant le drame. Ici, les signaux existaient. Ils n’ont simplement pas été captés à temps.
Un procès de cinq jours sous haute tension
Le procès se tient devant la cour criminelle de Basel-Landschaft, à Muttenz, à quelques kilomètres de la villa où le meurtre a été commis. Il doit durer cinq jours et demi. Le verdict est attendu pour le 13 mai.
Marc Rieben est jugé pour meurtre. La qualification exacte retenue par le tribunal — et la peine encourue — dépendra en partie de l’appréciation du mobile et du degré de préméditation. Les éléments révélés par le Tages-Anzeiger sur la dispute conjugale pourraient orienter les débats vers la question du féminicide et du contrôle coercitif dans le couple.
Ce qui rend cette affaire si marquante, au-delà de la barbarie des faits, c’est le gouffre entre l’image publique et la réalité. Un couple glamour, une vie de carte postale, des réseaux sociaux parfaitement curatés — et derrière, une violence conjugale qui couvait depuis des années. Les accusations récentes entre André Ohanian et Adriana Karembeu avaient rappelé, dans un autre registre, à quel point les façades médiatiques peuvent masquer des réalités sombres.
La Suisse, pays rarement associé aux faits divers sanglants, suit ce procès avec une attention particulière. Pour les proches de Kristina Joksimovic, ces cinq jours d’audience sont à la fois une épreuve et un espoir : celui que la justice reconnaisse pleinement la monstruosité de ce qui s’est passé dans cette maison de Binningen, par une nuit de février 2024.
- 07/05/2026 à 09:18Malheureusement la justice suisse n'a aucune compétence On décrit un homme criminel qui en est arrivé à tuer sa femme c'est peut-être et sûrement vrai L'homme, en Suisse est considéré comme un être déjà criminel puisque la justice protège la femme en général Et je vous parle en connaissance de cause Inutile de vous dire que la femme aura toujours raison dans n'importe quelles circonstances Je n'ai et n'aurais jamais confiance en la justice Suisse
- 04/05/2026 à 12:32Quelle horreur… un psychopathe ce type
- 04/05/2026 à 08:45Je ne savais pas que l'utérus était dans le torse ! Faudrait quand même relire avant de taper 1 bêtise pareille !
3 commentaires