Noyade de Nadia Farès dans une piscine parisienne : la piste désormais privilégiée par les enquêteurs
Samedi 11 avril, Nadia Farès, 57 ans, était retrouvée inanimée au fond du bassin d’une salle de sport luxueuse du IXe arrondissement de Paris. L’actrice, connue pour son rôle dans Les Rivières pourpres, est depuis plongée dans un coma artificiel. Son état est jugé extrêmement grave. Mais que s’est-il passé exactement dans cette piscine ? L’enquête du parquet de Paris vient de livrer ses premières orientations.

Midi, samedi : ce que les témoins ont vu dans le bassin
Il est environ midi quand le drame se noue dans le complexe sportif Blanche, un établissement niché dans un magnifique hôtel particulier Art nouveau. Nadia Farès nage ce jour-là comme elle en a l’habitude, équipée de palmes et d’une planche. Rien d’anormal, en apparence. Plusieurs personnes sont présentes autour du bassin.
Puis un détail attire l’attention. Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs, la comédienne se serait subitement débarrassée de sa planche avant de plonger sous la surface. Un geste brusque, inhabituel, qui ne ressemble pas à un mouvement de nage classique. Le temps passe. Nadia Farès ne remonte pas.
C’est un baigneur, alerté par cette absence prolongée à la surface de l’eau, qui réagit le premier. Il plonge immédiatement et découvre le corps inerte de l’actrice au fond du bassin. Les secours sont appelés en urgence. Comme nous l’avions rapporté lors de la découverte de Nadia Farès dans la piscine, son état était déjà critique à l’arrivée des pompiers.
Mais entre le moment où elle lâche sa planche et celui où on la retrouve inanimée, que s’est-il passé ? Et surtout : combien de temps s’est écoulé avant que quelqu’un ne réagisse ?
Ce que le parquet de Paris privilégie désormais

L’enquête ouverte par le parquet de Paris « en recherche des causes des blessures » a rapidement écarté plusieurs hypothèses. Pas de tiers impliqué, pas de contexte suspect autour du bassin. Les investigations se sont concentrées sur ce qui avait pu provoquer cette perte de connaissance soudaine en plein effort physique.
Et la réponse qui se dessine aujourd’hui, c’est la piste médicale. Plus précisément : un malaise cardiaque. C’est la thèse désormais privilégiée par les enquêteurs, selon les informations du Parisien. Le fait que Nadia Farès se soit brutalement débarrassée de sa planche — comme si quelque chose avait soudainement lâché dans son corps — colle avec le scénario d’un malaise brutal.
Ce type d’accident n’est malheureusement pas isolé. Les malaises cardiaques lors d’un effort physique frappent chaque année des centaines de personnes en France, parfois des profils que rien ne prédisposait. Même Rémi Gaillard avait été hospitalisé après un épisode similaire. Le sport, même modéré, peut révéler un problème cardiaque jusque-là silencieux.
Reste une question centrale que les enquêteurs n’ont pas encore tranchée : les conditions exactes de la prise en charge de l’actrice dans les minutes qui ont suivi son malaise.
Des zones d’ombre sur la rapidité des secours
Si la piste du malaise cardiaque semble se confirmer, elle ne clôt pas l’enquête pour autant. Car le parquet cherche aussi à comprendre comment la situation a été gérée sur place. Combien de temps Nadia Farès est-elle restée au fond du bassin avant qu’on ne la repère ? Le personnel de la salle de sport Blanche a-t-il réagi assez vite ? Un maître-nageur surveillait-il le bassin à ce moment-là ?
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Ces questions sont cruciales. Lors d’une noyade consécutive à un malaise, chaque seconde compte. Le cerveau commence à souffrir du manque d’oxygène après seulement quatre à six minutes d’immersion. Or, l’état « extrêmement grave » dans lequel se trouve toujours la comédienne laisse craindre que le délai de prise en charge ait été trop long.
Le complexe Blanche, établissement haut de gamme prisé d’une clientèle parisienne aisée, n’a pas communiqué publiquement sur les circonstances exactes du drame. L’enquête devra déterminer si les protocoles de sécurité aquatique étaient bien respectés ce samedi midi. Un sujet d’autant plus sensible que des drames similaires, comme celui de ce collégien décédé en cours de sport, relancent régulièrement le débat sur la surveillance dans les établissements sportifs.
Nadia Farès : une carrière marquante, une vie discrète

À 57 ans, Nadia Farès reste une figure du cinéma français, même si elle a toujours cultivé une certaine discrétion médiatique. C’est en 2000 que le grand public la découvre vraiment, aux côtés de Jean Reno et Vincent Cassel dans Les Rivières pourpres de Mathieu Kassovitz. Son visage, son charisme à l’écran marquent les esprits.
Sa filmographie compte plusieurs rôles notables, mais la comédienne n’a jamais cherché la surexposition. Pas de polémiques, pas de coups d’éclat people. Une actrice qui vivait sa vie loin des projecteurs, entre ses projets artistiques et ses habitudes parisiennes — dont visiblement ses séances de natation dans cette salle du IXe arrondissement.
L’annonce de son hospitalisation a provoqué une vague d’émotion dans le milieu du cinéma et au-delà. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont partagé leur inquiétude. Car l’état de la comédienne, plongée dans un coma artificiel depuis maintenant plusieurs jours, ne laisse place à aucun optimisme prématuré. Comme pour d’autres personnalités dont l’état de santé a récemment inquiété le public, les informations filtrent au compte-gouttes.
Ce que l’on sait — et ce qu’on ne sait pas encore
Résumons ce que l’enquête a établi à ce stade. Nadia Farès nageait normalement quand elle a soudainement lâché sa planche et plongé. Un baigneur l’a retrouvée inerte au fond du bassin. Les secours ont été alertés. Elle est depuis en coma artificiel. La piste du malaise cardiaque est privilégiée.
Ce qu’on ne sait pas encore : l’origine exacte de ce potentiel malaise cardiaque (problème préexistant ? accident isolé ?), le temps écoulé entre la submersion et le début de la réanimation, et le niveau de responsabilité éventuel de l’établissement dans la prise en charge. Des éléments que seule la suite de l’enquête pourra éclaircir.
En attendant, les proches de l’actrice restent au chevet d’une femme dont la vie ne tient qu’à un fil. Comme l’a rappelé un cardiologue interrogé par Le Parisien, dans ce type de situation, les premières 72 heures sont déterminantes. Or, on en est bien au-delà. Les prochains jours diront si Nadia Farès pourra un jour sortir de ce coma. Pour l’heure, l’espoir cohabite avec la plus grande inquiétude.