Streamer sud-coréen pris violemment agressé à Marseille : la vidéo qui sidère des millions d’internautes

Vous êtes en train de filmer tranquillement un live devant des milliers de spectateurs. Soudain, des hommes masqués surgissent, exigent que vous coupiez la caméra et brandissent un couteau. C’est exactement ce qu’a vécu Kangjoel, streamer sud-coréen, dans les quartiers nord de Marseille. La scène, diffusée en direct sur Kick, a déclenché une onde de choc mondiale. Et le débat qu’elle relance est loin d’être terminé.
Kangjoel, le streamer IRL qui a défié la Castellane
Kangjoel n’est pas un inconnu. Sur Kick et YouTube, ce vidéaste sud-coréen s’est forgé une audience solide grâce à ses marathons de streams IRL — comprenez « In Real Life ». Le principe : des heures de direct caméra à l’épaule, filmées dans la rue, souvent dans des endroits décalés. Japon, Corée, Europe, il a déjà arpenté des dizaines de villes. Mais cette fois, sa destination a tout changé.
Direction Marseille, et plus précisément la cité de la Castellane, dans les quartiers nord. Un nom que les Français connaissent bien : trafic de drogue, insécurité chronique, zones de tension. Le streamer voulait montrer à ses abonnés la réalité de ces quartiers. Personne ne s’attendait à ce que le direct vire au cauchemar en quelques secondes. Des situations extrêmes qui rappellent que certaines zones restent profondément hostiles aux caméras.
« Au secours ! Police ! » : la scène glaçante diffusée en direct
Tout bascule quand plusieurs hommes masqués repèrent la caméra. Ils s’approchent rapidement, agressifs. « Éteins ta caméra ! Arrête de filmer ! », hurlent-ils. Kangjoel tente de désamorcer la situation en expliquant qu’il ne filme que son propre visage. Peine perdue. La tension grimpe d’un cran. L’un des individus évoque clairement un couteau.
En quelques secondes, le streamer se met à courir. Devant des milliers de spectateurs médusés, il crie en anglais : « Police ! Police ! Au secours, aidez-moi ! » La séquence, chaotique et terrifiante, dure de longues minutes. Les images ont été visionnées des millions de fois sur les réseaux sociaux. Elles donnent à voir une réalité crue, bien loin des cartes postales du Vieux-Port. Des voix se sont élevées pour dénoncer l’emprise du narcotrafic sur certains territoires français.

Buzz calculé ou insécurité réelle : le débat qui divise
Face aux zones sensibles, les réactions n’ont pas tardé. Sur X et YouTube, deux camps s’affrontent. D’un côté, ceux qui accusent Kangjoel d’avoir volontairement cherché le danger pour générer du contenu viral. Aller streamer dans la Castellane, c’est un peu comme agiter un chiffon rouge devant un taureau : le résultat est prévisible.
De l’autre, des milliers d’internautes français expriment leur colère. Car au-delà du buzz, la vidéo met en lumière un constat douloureux : des territoires entiers où filmer dans la rue vous met en danger de mort. Le tourisme marseillais, déjà fragile, prend un nouveau coup. Marseille attire chaque année plus de 5 millions de visiteurs, mais ces images virales viennent ternir l’image d’une ville qui tente de se réinventer. La question reste entière : comment réconcilier le droit de filmer dans l’espace public avec la réalité du terrain ?
Un streamer, une caméra, quelques secondes de course-poursuite — et voilà Marseille renvoyée à ses vieux démons. Kangjoel est reparti indemne, mais la trace numérique, elle, restera longtemps. Et si la vraie question n’était pas « pourquoi il y est allé », mais plutôt « pourquoi personne ne peut y aller » ? Le genre de vidéo qu’on partage en se disant que quelque chose, quelque part, ne tourne vraiment pas rond.