Galettes des rois Lidl : un client musulman se dit « choqué » par sa composition et invite à ne pas acheter la galette
En plein mois de janvier, la galette des rois s’invite partout, des bureaux aux repas de famille.
Mais au moment de choisir une version “petit prix”, un client raconte avoir eu une mauvaise surprise en regardant de près l’étiquette d’un produit vendu chez Lidl.
Janvier, le mois où tout le monde reparle de galette
Chaque début d’année, le même réflexe revient. Après les desserts de Noël, beaucoup de Français passent naturellement à une autre star de saison, associée à l’Épiphanie. Le 6 janvier marque traditionnellement cette fête chrétienne, célébrée en hommage aux Rois mages, mais la réalité est plus large que le calendrier.
Dans les faits, la dégustation se prolonge bien au-delà d’une seule journée. Tout au long de janvier, on en partage au travail, on en apporte chez des amis, on en coupe une part “juste pour goûter”. Et, bien sûr, on guette la fève, ce petit détail qui transforme un simple dessert en mini-rituel, avec un roi ou une reine du jour.
La recette, elle, reste assez reconnaissable. Une pâte feuilletée bien dorée, souvent garnie d’une frangipane, et une cuisson qui doit faire le grand écart entre croustillant et moelleux. Mais cette année, un autre sujet s’invite dans la conversation… le prix.
Pourquoi les galettes coûtent plus cher en 2026
Depuis quelques semaines, beaucoup ont remarqué la même chose, que ce soit au supermarché ou en boulangerie : les tarifs sont nettement plus élevés. Une hausse qui ne passe pas inaperçue, surtout quand la galette devient un achat répété au fil du mois.
Selon Paul Boivin, directeur de la FEB, l’inflation se reflète directement dans le coût de fabrication. Il pointe notamment l’envolée du beurre, un ingrédient central, en expliquant que son prix est passé cette année de 5 500 à plus de 8 000 euros la tonne. À cela s’ajoutent les hausses de salaires et de l’énergie, qui pèsent sur l’ensemble de la chaîne.
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Le président de la Confédération nationale de la boulangerie insiste aussi sur l’impact concret des matières premières. D’après lui, le beurre représente environ un quart de la crème d’amande et près de la moitié dans le feuilletage, ce qui rend l’équation vite difficile quand les coûts s’accumulent.
Résultat, en boutique, on voit des galettes quatre parts affichées entre 16 et 30 euros. Du côté de la grande distribution, la facture paraît plus “supportable”, avec des produits situés entre 4 et 12 euros. Mais même là, beaucoup cherchent le meilleur compromis entre budget et plaisir.
Lidl et la tentation du “bon plan” en rayon
Dans ce contexte, Lidl apparaît comme une option évidente pour ceux qui veulent se faire plaisir sans exploser la note. L’enseigne mise sur des tarifs attractifs et, surtout, sur l’idée qu’on peut garder la tradition sans renoncer au goût.
Parmi les références mises en avant, on retrouve notamment la galette Maître Jean Pierre à 2,49 euros pour six parts. Un prix qui parle immédiatement à ceux qui comparent les étiquettes et calculent le coût par portion, surtout quand on doit acheter pour plusieurs personnes.
L’autre produit qui attire l’attention est une galette vendue 3,35 euros, annoncée comme plus “propre” dans son approche. Le discours repose sur une composition jugée plus simple, un emballage papier, et l’idée qu’elle évite certains excès souvent reprochés aux versions “premier prix”, comme les margarines et une longue liste d’additifs.
Mais c’est précisément là que la curiosité se déplace. Car quand un produit se présente comme exemplaire, beaucoup finissent par faire ce que peu faisaient avant : retourner l’emballage et lire, vraiment, la liste des ingrédients.
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Quand la lecture de l’étiquette devient le vrai sujet
Ce détail que peu de gens connaissent, c’est que la galette, même lorsqu’elle paraît très classique, peut contenir des éléments inattendus. Certains consommateurs l’acceptent sans y penser, d’autres y prêtent une attention particulière, notamment pour des raisons culturelles, religieuses ou simplement personnelles.
C’est dans ce contexte qu’un client musulman raconte avoir vécu un moment de surprise. Pour lui, la galette n’est pas seulement un dessert “de saison” : c’est un produit qui doit rester compatible avec ses habitudes de consommation, en particulier sur la question du halal.
Il explique avoir fait un constat en magasin, au moment de choisir une galette chez Lidl. Et ce qui l’a frappé, ce n’est pas la taille, ni le prix, ni même la recette. C’est un élément précis repéré sur l’étiquette, qui l’a poussé à s’exprimer publiquement.
Car aujourd’hui, un simple passage en rayon peut se transformer en sujet viral. Il suffit d’un téléphone, d’une vidéo courte, et d’une phrase directe pour que l’histoire se propage sur les réseaux sociaux.
Une vidéo virale… et une mise en garde qui fait débat
Dans la vidéo, le client filme la liste des composants et partage un message clair, adressé à ceux qui, comme lui, veulent éviter certains ingrédients. Il affirme : « N’achetez pas les galettes des rois Lidl, il y a de l’alcool », en expliquant qu’il se dit “choqué” par ce qu’il a découvert.
Son propos se concentre sur un point : il montre que certaines galettes vendues par l’enseigne contiennent du rhum. Une mention qui peut surprendre des consommateurs qui n’associent pas spontanément ce dessert à ce type d’ajout, surtout quand il s’agit d’un produit industriel acheté en supermarché.
C’est là que la discussion se tend. Pour certains, l’idée d’un arôme ou d’une touche d’alcool n’a rien d’extraordinaire dans une pâtisserie. Pour d’autres, c’est un critère décisif, qui change totalement l’achat, notamment quand on pensait choisir “une galette comme les autres”.
Et c’est précisément ce point qui clôt l’histoire : la découverte, par ce client, que la galette qu’il visait chez Lidl n’était pas compatible avec ses attentes, parce que la liste d’ingrédients mentionne la présence de rhum.