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Laisser son chargeur branché en permanence est-il plus risqué qu’on ne le croit ?

Publié par Killian Ravon le 18 Fév 2026 à 14:30

Chaque soir, on branche, on recharge, on s’endort. Au matin, le téléphone est prêt… et le chargeur reste souvent planté dans la prise, comme un petit meuble invisible. Ce geste paraît anodin, presque logique : après tout, il ne “fait rien” tant qu’aucun appareil n’est connecté.

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Chargeur de téléphone branché à une prise murale, smartphone en charge sur une table de nuit, multiprise avec interrupteur à proximité.
Un chargeur peut consommer un peu d’électricité même “à vide” : couper via une multiprise reste le geste le plus simple.

Pourtant, la question revient régulièrement, et elle n’a rien de bête. Entre l’électricité “fantôme”, la chaleur, l’usure et les risques liés aux chargeurs bas de gamme, laisser un chargeur de téléphone branché en permanence n’est pas totalement neutre. Alors, faut-il vraiment prendre l’habitude de débrancher ?

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Charging smartphone
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Un chargeur “à vide” consomme… un peu

Même sans téléphone au bout du câble, la majorité des chargeurs modernes continuent de tirer un très faible courant. Ce phénomène porte plusieurs noms : “énergie fantôme”, “énergie vampire”, ou encore “standby power”. L’idée est simple : à l’intérieur du bloc, certains circuits restent en veille pour gérer la conversion du courant et la sécurité, et une partie de l’énergie est dissipée en chaleur. L’université de Melbourne relaie notamment les explications d’un **expert** sur ce point, en rappelant que cette consommation existe même quand rien ne charge.

La question suivante, c’est évidemment : combien ça coûte vraiment ? Sur ce terrain, la réponse est rarement spectaculaire… mais elle n’est pas nulle. En 2024, une étude a mis en avant l’**erreur** qui gonfle la facture, même de quelques centimes. Sur un an, cela représente une dépense pour “rien”.

Tous les chargeurs ne se valent pas : qualité et conformité jouent sur la sécurité. Crédit : Mk2010.
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Pourquoi cette “petite” conso compte quand même

Pris isolément, un chargeur oublié dans une prise ne va pas faire bondir une facture. Le vrai sujet apparaît quand on additionne. Dans un foyer, on finit souvent avec plusieurs blocs : smartphone, tablette, écouteurs, montre connectée, console, enceinte, parfois vélo ou trottinette. Le montant annuel reste modeste, mais le principe est le même : des watts qui s’additionnent, 24 heures sur 24, sans usage direct.

Il faut aussi noter que les chargeurs récents ont tendance à être plus sobres. L’Union européenne encadre d’ailleurs les performances des alimentations externes via des exigences d’écoconception, qui visent notamment à réduire la consommation à vide. Notez qu’il existe 7 **appareils** qui continuent de faire grimper votre facture si vous n’y prenez pas garde.

Certaines prises intègrent un port USB, mais la logique de veille reste la même. Crédit : Maksym Kozlenko.
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Sécurité : le risque est faible… mais pas inexistant

C’est souvent là que la discussion bascule. Beaucoup de gens se demandent surtout : “Est-ce que ça peut prendre feu ?” La réponse honnête, c’est que les chargeurs de qualité, en bon état, issus de marques fiables, sont conçus pour rester branchés. Dans la majorité des cas, il ne se passe rien.

Mais “rien” n’est pas “jamais”. D’ailleurs, certains se demandent encore s’il faut d’abord **débrancher** le téléphone ou le chargeur pour préserver le matériel. Le vrai facteur de risque reste les chargeurs défectueux, car il est impératif d’éviter les **incendies** domestiques liés à l’électroménager.

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Les signes qui doivent alerter

Un point mérite d’être simple : si un chargeur chauffe anormalement, fait un bruit, dégage une odeur, présente un câble abîmé, ou si la prise “bouge”, il ne faut pas tergiverser. On arrête de l’utiliser, on remplace.

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Plusieurs médias grand public reprennent d’ailleurs les conseils d’électriciens sur ces signaux, car à cause de cette erreur, une personne a failli perdre sa **maison** récemment. La vigilance sur la surchauffe et l’usure accélérée est primordiale.

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Le bon compromis au quotidien

Débrancher après chaque utilisation, sur le papier, c’est le plus propre. Dans la vraie vie, c’est souvent pénible. Le compromis le plus simple consiste à brancher les chargeurs sur une multiprise avec interrupteur. Le soir, on allume. Le matin, on coupe. Le geste devient presque automatique, sans avoir à tirer sur le bloc tous les jours.

Cela permet de couper complètement l’arrivée du courant, surtout si l’on veut limiter les consommations fantômes sans se compliquer la vie. Au passage, ça aide aussi contre les surtensions et les microcoupures lors d’orages.

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Alors, on fait quoi : on débranche ou pas ?

Tout dépend de votre objectif. Si vous cherchez à économiser “beaucoup”, débrancher un seul chargeur ne changera pas votre mois. En revanche, si vous voulez réduire les gaspillages invisibles et limiter les risques inutiles, le réflexe a du sens, surtout quand on multiplie les appareils.

La recommandation la plus raisonnable ressemble à ceci : on peut laisser branché un chargeur de bonne qualité, en bon état, dans un exemplaire ventilé. Par prudence, on évite de laisser en permanence des chargeurs douteux et on coupe facilement via une multiprise.

Un “clic” suffit pour limiter les consommations fantômes des chargeurs. Crédit : Xofc.
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Faites attention au bas de gamme

Laisser un chargeur de téléphone branché en permanence n’est pas une catastrophe annoncée, et l’impact sur la facture reste généralement faible. Malgré tout, ce n’est pas un geste neutre : une consommation à vide existe, une petite chaleur aussi, et les risques augmentent dès qu’on parle de matériel bas de gamme ou abîmé.

Mieux vaut donc viser le bon sens : chargeur fiable, câble en bon état, rien de textile autour, et une multiprise avec interrupteur si vous voulez couper sans effort. C’est simple, et ça évite que le “petit rien” s’installe 365 jours par an.

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