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Ce génie a transformé son imprimante 3D en machine à Bitcoin : personne ne s’attendait à ce résultat

Publié par Elsa Fanjul le 13 Mar 2026 à 13:11

Dans un garage quelque part aux États-Unis, Andy « PizzAndy » Prokopyk vient de repousser les limites de l’imagination technologique. Ce que cet ingénieur a réussi à créer défie toute logique : une imprimante 3D qui mine du Bitcoin pendant qu’elle fabrique des objets.

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L’idée paraît complètement folle au premier regard. Mélanger fabrication additive et cryptomonnaie, deux univers qui n’ont rien à voir ? Pourtant, derrière cette combinaison improbable se cache une logique technique particulièrement astucieuse.

Le principe révolutionnaire de la récupération thermique

Ce génie a transformé son imprimante 3D en machine à Bitcoin : personne ne s'attendait à ce résultat

Le projet baptisé « Proof of Print » repose sur un concept brillant dans sa simplicité : utiliser la chaleur générée par les puces de minage pour alimenter le plateau chauffant de l’imprimante. Au lieu de gaspiller l’énergie thermique produite par les ASIC, ces processeurs spécialisés dans le calcul Bitcoin, la machine la recycle directement.

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Dans une imprimante 3D traditionnelle, le plateau doit être maintenu entre 75 et 80°C pour que le plastique fondu adhère correctement. Cette température est habituellement obtenue grâce à une résistance électrique dédiée. Ici, ce sont les puces de minage qui s’en chargent.

Le système ajuste même automatiquement sa puissance. Si le plateau refroidit, les ASIC accélèrent leurs calculs pour produire plus de chaleur. Une fois la température atteinte, ils ralentissent naturellement. La machine ne mine donc pas à pleine capacité, mais en fonction des besoins thermiques de l’impression.

Une base Voron totalement repensée

Illustration - imprimante 3D Bitcoin
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Pour concrétiser son idée, Andy Prokopyk est parti d’une imprimante open source de type Voron, très prisée dans les communautés de makers. Mais il a dû profondément modifier la structure, notamment l’axe vertical et surtout le plateau qui fait désormais office de dissipateur thermique.

À l’intérieur de cette création unique, quatre puces ASIC BM1362 récupérées sur un petit mineur de Bitcoin tournent en permanence. Dans cette configuration, l’imprimante atteint environ 500 GH/s, un taux de calcul modeste dans l’univers du minage, mais suffisant pour démontrer le concept.

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La puissance varie constamment selon les besoins. Quand une impression démarre et que le plateau doit chauffer, les puces tournent à plein régime. Une fois la température stabilisée, elles ralentissent automatiquement. C’est cette régulation intelligente qui rend le système si malin.

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Un potentiel énorme pour les fermes d’impression

Illustration - imprimante 3D Bitcoin

Cette invention n’est pas vraiment destinée aux particuliers qui impriment quelques pièces le week-end. Andy Prokopyk vise beaucoup plus grand : les fermes d’impression 3D industrielles.

Dans ces ateliers, des dizaines de machines tournent 24 heures sur 24 pour produire des objets en série. Chaque imprimante consomme déjà de l’électricité pour chauffer son plateau. Si cette énergie peut en plus générer un peu de Bitcoin, l’exploitation devient légèrement plus rentable.

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L’idée rejoint d’ailleurs d’autres innovations pour réduire les coûts énergétiques. Transformer une dépense inévitable en source de revenus, même modeste, c’est exactement la logique derrière ce prototype révolutionnaire.

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Les défis techniques à surmonter

Illustration - imprimante 3D Bitcoin

Pour l’instant, tout cela reste au stade expérimental. Plusieurs obstacles devront être franchis avant d’envisager une commercialisation : fiabilité à long terme, intégration logicielle complexe, coût des composants spécialisés et maintenance régulière.

Sans oublier un facteur crucial : la rentabilité du minage de Bitcoin dépend fortement du prix de la cryptomonnaie et de la difficulté du réseau. Ces paramètres fluctuent constamment et peuvent rendre l’opération moins intéressante.

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Malgré ces incertitudes, le projet illustre parfaitement une tendance émergente dans le monde technologique : la valorisation de la chaleur informatique. Certains tentent déjà de miner discrètement des cryptomonnaies, mais rarement de manière aussi innovante.

Une révolution énergétique en marche

Illustration - imprimante 3D Bitcoin

Cette imprimante hybride s’inscrit dans un mouvement plus large de récupération thermique. On voit déjà des projets de radiateurs domestiques alimentés par des serveurs, de chauffe-eau connectés à des fermes de calcul, ou même de systèmes de chauffage urbain utilisant la chaleur des data centers.

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L’innovation d’Andy Prokopyk pousse le concept encore plus loin en créant une symbiose parfaite entre deux technologies. L’imprimante a besoin de chaleur, les puces de minage en produisent naturellement : le mariage était évident, il fallait juste y penser.

Cette approche rappelle d’autres innovations dans la construction qui repensent complètement l’utilisation des ressources. Comme pour ces maisons imprimées en 3D avec des matériaux naturels, l’idée force à reconsidérer nos habitudes.

L’avenir des objets connectés productifs

Si demain les imprimantes 3D se mettaient massivement à miner des cryptomonnaies pendant qu’elles travaillent, ce ne serait finalement qu’une étape logique dans l’optimisation énergétique. Pourquoi se contenter d’un seul usage quand on peut en avoir deux ?

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D’autres objets du quotidien pourraient suivre cette voie. Des lave-linge qui calculent pendant leur cycle de chauffage, des fours qui minent en préchauffant, des radiateurs électriques qui génèrent de la monnaie numérique… Les possibilités sont infinies.

Cette logique d’efficacité maximale pourrait même s’étendre au-delà des cryptomonnaies. Pourquoi ne pas utiliser la puissance de calcul excédentaire pour des projets scientifiques, de l’intelligence artificielle ou du rendu graphique ?

Le prototype « Proof of Print » ouvre une voie fascinante vers des objets véritablement multifonctionnels. Une révolution discrète mais qui pourrait bien changer notre rapport à la consommation énergétique domestique et industrielle.

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