Allergique à son mari, elle se retrouve dans l’impossibilité d’avoir des enfants
Confrontés à un obstacle pour le moins étonnant, Alex et Paul Murphy Klein ont dû renoncer à l’idée de concevoir un enfant sans l’aide des médecins.
Difficultés à concevoir : des analyses génétiques leur apportent des réponses
L’amour, la communication et la bonne entente ne font pas tout. Tandis que la plupart des couples se fient à ces piliers pour mener une vie heureuse et sans nuages, Alex et Paul se trouvent confrontés à une réalité pour le moins déconcertante.

Ensemble depuis plusieurs années et marié depuis 2023, le couple se décide à avoir un enfant. Pourtant rien n’y fait et après un an de tentatives infructueuses, les interrogations se multiplient. Déterminés à obtenir des réponses, ils se tournent vers le corps médical et passent des examens afin de comprendre la raison de ces échecs répétés. À leur grand soulagement, les recherches ne montrent aucune anomalie.
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Pourtant le problème existe bel et bien… Ne renonçant pas à leur projet de fonder une famille, Alex et Paul se tournent vers la fécondation in vitro (FIV). Là encore, la première tentative se solde par un échec alors même que les médecins se montraient optimistes.
Un traitement rigoureux et complexe pour avoir un enfant
Confrontés à une impasse, les praticiens prescrivent de nouveaux examens. Ce sont finalement des analyses sanguines génétiques qui apporteront la réponse tant attendue : Alex et Paul présentent une incompatibilité immunologique. Autrement dit, le système immunitaire d’Alex réagit à l’ADN de son mari comme s’il s’agissait d’une menace à éliminer, ce qui explique que les embryons ne tiennent pas.
« J’ai cette chose appelée Kir AA, et Paul a ce gène appelé HLAC2. Et lorsqu’ils se rencontrent, ils se repoussent. Mes gènes mettent en quelque sorte les freins et disent : ‘Attaquons-le’« , explique-t-elle sur le plateau de l’émission The Morning, ce 5 janvier. Maintenant qu’ils sont en possession de l’information, reste à savoir comment agir.
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Pour espérer combattre cette incompatibilité immunologique, Alex devra se plier à un protocole complexe. Mis au point par les médecins, il consiste à éduquer son corps à accepter l’ADN de son époux. Pour ce faire, les médecins injectent à intervalles réguliers des cellules sanguines traitées de Paul. De cette manière, ils espèrent que le corps de la future maman apprendra à développer une tolérance vis-à-vis des embryons de son époux et qu’ils pourront ainsi s’implanter. Un parcours délicat qui, ils l’espèrent, débouchera sur la conception d’un enfant.
Le 5 janvier, Alex en était déjà à six mois de traitement, ce qui équivaut à quatre injections. Elle suit en parallèle d’autres traitements visant à réguler son système immunitaire. Un protocole laborieux mais peut-être payant pour Alex et Paul qui n’aspirent qu’à une chose : fonder leur famille.