Employé chez Lidl depuis 10 ans, il est licencié pour avoir bu une bouteille d’eau à 20 centimes
Oubli ou geste volontaire ? La réponse n’a plus d’importance pour le tribunal du travail de Southampton qui a rendu sa décision.
Jusqu’où va la reconnaissance d’une entreprise pour son employé ? C’est la question que se posent les médias face à l’étonnante affaire de Julian Oxborough, ex-employé de chez Lidl, en Grande-Bretagne. À l’époque de son licenciement, l’homme travaille depuis 10 ans pour l’enseigne et s’en voit écarté pour une erreur qui peut sembler insignifiante.
Un salarié Lidl mal intentionné ? : confondu par la vidéosurveillance
Les faits se déroulent en juillet 2024, dans un magasin Lidl. Ce jour-là, Julian Oxborough est en caisse et accueille les clients avec plus ou moins d’enthousiasme. Vient le moment où l’un d’eux se présente avec une bouteille de 20 centimes dépourvue de code-barres. Habitué à un tel cas de figure, l’homme échange l’article contre un nouveau avec un code-barre et dépose la bouteille à côté de sa caisse.
La journée passe et, un peu plus tard, il boit dans cette bouteille.
Un geste a priori anodin qui lui vaudra bien des ennuis. En effet, la bouteille vide est retrouvée par un responsable dès le lendemain. Intrigué, celui-ci décide de consulter la vidéosurveillance et aperçoit Julian en train de s’abreuver.
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« Je crois que j’ai oublié »
Convoqué dans la foulée, l’employé Lidl devra s’expliquer face à la hiérarchie. Ses arguments, parmi lesquels figure la déshydratation, ne parviendront malheureusement pas à convaincre et il sera suspendu par sa direction qui ouvre une enquête en interne. Julian y livrera le témoignage suivant : « Je crois que j’ai oublié ou que je ne me souviens pas l’avoir encaissée. »
Le licenciement, qu’il juge abusif, donnera lieu à des poursuites initiées par Julian. Il rapporte encore qu’il a préféré boire dans la bouteille parce que sa boisson personnelle était trop sucrée. Il assure n’avoir eu aucune intention de malhonnêteté mais, pour Karina – responsable de secteur –, il aurait pu s’abreuver aux robinets.
Une décision qui soutient visiblement la justice qui a rejeté, ce 14 février, l’appel réclamé par l’ex-salarié. « Nous ne prenons jamais à la légère la décision de licencier un collaborateur de longue date, et le tribunal a confirmé que nos actions étaient justes et conformes à la procédure établie », déclare l’enseigne dans un communiqué à l’issue de la décision de justice.