« Je retirais le pénis d’un raton laveur écrasé » : le journal intime du ministre de la Santé de Trump fait surface

On savait Robert F. Kennedy Jr capable de surprendre. Mais la biographie qui vient de sortir aux États-Unis dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. Entre un raton laveur mort sur le bord de l’autoroute, un congélateur rempli d’animaux écrasés et un carnet secret où il notait ses infidélités avec un système de points… Le ministre de la Santé de Donald Trump va avoir du mal à faire oublier ces pages.
Un passage du journal intime qui a glacé les lecteurs américains

La biographie s’intitule RFK Jr. : The Fall and Rise. Elle est signée Isabel Vincent, journaliste au New York Post, et elle est sortie ce mardi. L’autrice affirme s’être appuyée sur un journal intime manuscrit appartenant au neveu de John Fitzgerald Kennedy. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que certains passages valent le détour.

Le plus commenté d’entre eux date de 2001. Kennedy y raconte, à la première personne, comment il s’est retrouvé au bord de l’Interstate 684, en train de sectionner le pénis d’un raton laveur écrasé sur la route. Ses enfants attendaient patiemment dans la voiture pendant l’opération. Et lui, penché sur la carcasse, réfléchissait — attention, c’est lui qui l’écrit — « à quel point certains membres de ma famille sont devenus bizarres ».
On relit. On vérifie. Oui, c’est bien le actuel ministre de la Santé américain qui écrit ça dans son journal. Et oui, il avait ses gosses sur la banquette arrière.
Une passion pour les animaux morts qui ne date pas d’hier
Face à l’effarement général, Isabel Vincent a tenté de contextualiser la scène auprès du magazine People. Selon elle, Bobby rêvait d’être vétérinaire quand il était enfant. Après l’école, il travaillait au zoo national de Washington. Il nourrirait donc « un amour et un intérêt immenses pour les animaux ». La journaliste ajoute, sans ciller, qu’il possède probablement « un congélateur rempli d’animaux tués sur la route, qu’il étudie ».

Un congélateur rempli de cadavres d’animaux ramassés sur l’asphalte. Chez le ministre de la Santé. On est en 2025, et c’est une vraie phrase prononcée par quelqu’un qui le défend. Le principal intéressé, lui, n’a pas daigné commenter. Interpellé par TMZ, Kennedy s’est contenté d’un éclat de rire.
Sauf que ce n’est pas un cas isolé. Robert F. Kennedy Jr traîne déjà derrière lui un palmarès assez unique en matière de scandales animaliers. Il a défrayé la chronique en déposant une carcasse d’ours dans Central Park. Il aurait décapité une baleine morte pour ramener la tête chez lui. Et il aurait broyé des poussins et des souriceaux pour nourrir ses faucons. Le genre de CV qui, dans n’importe quel autre contexte, déclencherait une enquête psychiatrique.
Ce système de notation que personne n’avait vu venir
Mais le raton laveur n’est que l’arbre qui cache la forêt. Car la biographie d’Isabel Vincent regorge d’autres révélations, et certaines touchent à un domaine très différent : la vie conjugale de Kennedy.
Le journal intime révèle que RFK Jr avait mis au point un système de notation pour suivre ses propres infidélités. Chaque jour, il consignait s’il avait remporté une « victoire » — comprenez : un jour sans tromper sa seconde épouse, Mary — ou s’il avait été « séduit » par une autre femme. En proie à ce qu’il appelait lui-même ses « démons de la luxure », il attribuait un score de 1 à 10 à chaque interaction.
Un 10 signifiait un rapport sexuel complet. Les chiffres inférieurs correspondaient à différents degrés d’infidélité. Chaque entrée était accompagnée d’un prénom. Parfois du nom complet, mais uniquement si la femme en question était « socialement importante ». Isabel Vincent résume la chose avec une formule assassine : « À l’instar des poissons qu’il pêchait et de l’argent qu’il gagnait, Kennedy tenait une liste des femmes avec lesquelles il avait couché. »
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On est quelque part entre le journal de bord d’un adolescent et le fichier Excel d’un sociopathe organisé. Le tout tenu par un homme qui porte le nom le plus célèbre de la politique américaine.
Un clan Kennedy décidément impossible à cerner
Ce qui frappe dans cette biographie, c’est la distance entre l’image publique et le contenu de ces carnets. Robert F. Kennedy Jr a longtemps exercé comme avocat spécialisé en droit de l’environnement. Il s’est construit une réputation de défenseur de la nature. Aujourd’hui, il dirige la santé publique américaine sous l’administration Trump — un président lui-même régulièrement contesté par ses propres élus.
Et c’est peut-être ça, le plus fascinant dans cette histoire. Pas le raton laveur. Pas le barème d’infidélité. Mais le fait qu’un homme qui écrit dans son journal qu’il découpe des organes génitaux d’animaux morts au bord de l’autoroute, devant ses enfants, en se demandant si sa famille est bizarre… cet homme est aujourd’hui responsable de la politique de santé de 330 millions d’Américains.
Kennedy lui-même semblait d’ailleurs avoir une certaine lucidité sur sa propre situation. Cette phrase de son journal, écrite en pleine dissection routière — « en réfléchissant à quel point certains membres de ma famille sont devenus bizarres » — sonne comme un aveu involontaire. Sauf que le membre le plus singulier du clan, à la lecture de cette biographie, c’est peut-être bien lui.
Quand la réalité dépasse la fiction politique
Aux États-Unis, les réactions n’ont pas tardé. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont fait le parallèle entre le comportement décrit dans le journal et les profils psychologiques de certains criminels célèbres. Isabel Vincent elle-même concède que la scène du raton laveur « peut faire penser aux débuts de nombreux serial killers ». Avant de rappeler que Kennedy est surtout un passionné de zoologie amateur.
La frontière entre passion et obsession reste toutefois mince. D’autant que les scandales animaliers de RFK Jr ne relèvent pas d’un incident unique. La carcasse d’ours à Central Park, la tête de baleine, les poussins broyés… chaque épisode pris isolément pourrait passer pour une excentricité. Mis bout à bout, ils dessinent un portrait que même les scénaristes de séries politiques n’oseraient pas écrire.
Dans l’entourage de l’administration Trump, personne n’a officiellement réagi à la publication. Le silence est peut-être la seule réponse possible quand votre ministre de la Santé a un congélateur plein d’animaux ramassés sur le bitume et un carnet où il note ses aventures extraconjugales sur une échelle de 1 à 10.
RFK Jr. : The Fall and Rise est disponible depuis ce mardi aux États-Unis. Quelque chose nous dit qu’on n’a pas fini d’en parler. Et que Robert F. Kennedy Jr, lui, va continuer à rire quand on lui pose des questions.