Tour de France : cette voiture en forme de chou-fleur que tout le monde veut conduire

Chaque été, la caravane du Tour de France offre son lot de véhicules improbables. Cette année, un légume géant sur roues électriques affole les candidats. Michel-Édouard Leclerc cherche activement le conducteur de sa nouvelle voiture en forme de chou-fleur, et les postulants sont bien plus nombreux qu’on ne l’imagine. Voici ce qu’il faut pour décrocher ce volant pas comme les autres.
Après le melon et la cerise, le chou-fleur rejoint la caravane du Tour
Le groupe E.Leclerc ne manque jamais une édition de la Grande Boucle. Depuis plusieurs années, ses véhicules publicitaires défilent sous forme de fruits et légumes grandeur XXL. Poireaux, fraises, cerise, melon : chaque saison apporte sa nouvelle sculpture roulante. En 2025, c’est le chou-fleur qui a été choisi pour représenter les productions françaises sur les routes du Tour.
Interrogé sur LCI, Michel-Édouard Leclerc a défendu cette tradition avec enthousiasme. « C’est l’intérêt de la caravane, il faut que ce soit une fête », a-t-il déclaré. Pour le natif de Landerneau, dans le Finistère, ces véhicules incarnent à la fois le soutien aux agriculteurs et l’esprit festif du Tour. Une manière joviale de mettre en lumière le terroir, entre deux sprints de peloton. Mais trouver le pilote idéal pour ce bolide végétal s’avère plus compliqué que prévu.
Un casting très sélectif pour un véhicule 100 % électrique
Le chou-fleur roulant n’est pas une simple mascotte sur remorque. C’est une voiture électrique à part entière, et la conduire pendant trois semaines sur les routes de France exige un profil bien précis. « C’est en cours de sélection, il y a beaucoup de candidatures », a confié Michel-Édouard Leclerc avec un sourire. Les critères sont clairs : permis B obtenu depuis plus de trois ans, expérience de conduite solide et capacité à intégrer une équipe d’une quarantaine de personnes.
Car piloter un véhicule dont la carrosserie dépasse largement les dimensions d’une berline classique, au milieu de la foule et des virages de montagne, ne s’improvise pas. Le président du Comité stratégique des centres E.Leclerc insiste : « Ce n’est pas facile à conduire. » Chaque année, c’est souvent un jeune qui décroche ce poste singulier, une sorte de job d’été dont on se souvient toute une vie. Reste un détail surprenant que peu de candidats anticipent.

Encore en construction : le chou-fleur que personne n’a vraiment vu
L’intelligence artificielle s’invite même dans la caravane du Tour. Le véhicule étant encore en cours de fabrication au moment de l’annonce, les seules images disponibles du chou-fleur géant sont générées par IA. Les candidats postulent donc pour conduire un engin qu’ils n’ont jamais vu en vrai, un pari à l’aveugle qui ne freine visiblement personne.
Cette particularité illustre la fascination qu’exercent ces véhicules décalés. La caravane publicitaire du Tour de France rassemble chaque année des millions de spectateurs sur le bord des routes, souvent plus impatients de voir passer les chars que le peloton lui-même. Pour E.Leclerc, le chou-fleur n’est pas qu’un coup marketing : c’est un hommage aux producteurs bretons et à l’agriculture hexagonale. Le futur conducteur, lui, aura la mission d’incarner cette fierté locale à chaque virage, du départ jusqu’aux Champs-Élysées.
Un permis B, trois ans d’expérience et l’envie de traverser la France au volant d’un légume géant électrique : voilà le CV le plus improbable de l’été. Si la caravane vous fait sourire en bord de route cet été, sachez que derrière chaque fruit ou légume roulant se cache un conducteur trié sur le volet. Et vous, auriez-vous le cran de postuler pour piloter une courgette géante l’an prochain ?