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Jardinage en lasagne : voici comment créer un sol vivant avec vos déchets cet hiver !

Publié par Andri R le 25 Jan 2026 à 14:30

Janvier, le jardin dort sous le givre et vous pensez qu’il n’y a rien à faire. Détrompez-vous : c’est précisément maintenant que tout se joue pour votre sol !

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Pendant que vos voisins regardent la télévision bien au chaud, vous pourriez transformer radicalement votre terre. Des cartons d’emballage, quelques épluchures de cuisine et des feuilles mortes suffisent amplement. Voici la technique !

Du carton au sol vivant : une fertilité couche par couche

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Le jardinage en lasagne porte un nom qui fait sourire, mais décrit parfaitement la technique. Comme le plat italien, on superpose des couches de matériaux organiques différents. Ces strates reposent directement sur le sol, sans labour ni retournement préalable. L’objectif principal ? Nourrir la terre elle-même plutôt que vos plantes directement.

Cette méthode reproduit le fonctionnement naturel d’un sol forestier en bonne santé. Personne ne laboure jamais la terre d’une forêt, vous l’avez remarqué ? En automne, les feuilles s’accumulent tranquillement, se mélangent aux brindilles, aux déjections animales et aux plantes mortes. Au fil des mois, toute cette biomasse se transforme en humus noir et fertile.

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Commencer en janvier n’est pas un hasard, mais une stratégie gagnante. Votre lasagne a besoin de temps pour mûrir avant les plantations printanières. En installant vos couches maintenant, la pluie hivernale, le froid et le dégel créent un cycle qui accélère la décomposition. Quand le printemps arrivera enfin avec ses promesses de récoltes, tout sera prêt.

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Carton, azote et carbone : l’alchimie des matériaux

Si vous débutez dans cette technique, étalez du carton brun directement sur la zone à cultiver. Oubliez le plastique brillant, seul le carton brut d’emballage convient ici. Pelouse existante, mauvaises herbes tenaces ou terre nue : peu importe votre point de départ. Le carton agit comme une barrière physique et biologique efficace contre tout.

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Son premier rôle ? Bloquer totalement la lumière du soleil sur le sol. Privées de cette énergie vitale, même les herbes les plus coriaces finissent par mourir. Chiendent, liseron et consorts s’épuisent lentement puis rendent les armes définitivement. Mieux, elles se décomposent sur place en restituant leur azote gratuitement.

Mais le carton ne se contente pas d’étouffer les indésirables du sol. C’est aussi une source de carbone pour nourrir la vie souterraine. Contrairement aux idées reçues, la colle des cartons bruns est végétale. Elle est fabriquée à base d’amidon, totalement sans danger pour l’environnement. Les vers de terre adorent littéralement la cellulose et vont dévorer ces cartons goulûment.

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Comment fonctionne ce processus de fertilisation du sol ?

En absorbant l’humidité hivernale, le carton ramollit et devient poreux comme une éponge. Les organismes peuvent alors le traverser pour coloniser les couches supérieures. Pour réussir cette étape, retirez absolument tout scotch et toute agrafe. Faites chevaucher les cartons sur 15 cm au minimum pour tout couvrir. Aucun interstice ne doit laisser passer la moindre lumière vers le sol !

Une fois cette base en carton correctement installée, la construction commence. Le secret absolu réside dans l’alternance entre matériaux bruns et verts. C’est le fameux rapport carbone/azote qui détermine la qualité finale du sol. Les bruns apportent le carbone : paille, feuilles mortes, foin ou broyat de bois.

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Les verts fournissent l’azote indispensable : épluchures, marc de café ou fumier animal. La règle d’or universelle ? Deux volumes de brun pour un volume de vert systématiquement. Sur votre carton mouillé, alternez les couches et montez jusqu’à atteindre une butte de 30 à 50 cm. Sous l’effet de la décomposition naturelle, le volume réduira de moitié d’ici avril. Les experts en permaculture le répètent sans cesse : cette stratification optimise l’activité du sol.

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