Chauffez-vous trop ? Ce degré en plus qui fait grimper la facture
Quelques degrés peuvent faire la différence sur les factures d’énergie, et ça, les Pays-Bas l’ont bien compris.
Chauffage en hiver : ces pays qui ont tout compris
Chauffer ou économiser ? Quand certains se cassent la tête à choisir entre l’une ou l’autre des options, les autres se montrent plus raisonnables. Ainsi, dans une étude publiée par tado° (spécialiste de la gestion énergétique) et analysant les habitudes des ménages à l’échelle européenne, on découvre qu’un degré de plus ou de moins sur le thermostat peut faire toute la différence sur la facture d’énergie.
En tête du classement, on retrouve la Hongrie (20,17 °C), la Slovaquie (20,08 °C) et le Danemark (20 °C), qui figurent parmi les pays qui chauffent le plus. À l’autre extrémité du classement, on retrouve le Royaume-Uni (16,72 °C), les Pays-Bas (16,91 °C) et l’Irlande (17,39 °C), qui affichent des températures plus fraîches, bien en dessous des seuils recommandés par l’OMS.
Comme le souligne Les Numériques, les deux extrêmes affichent un écart moyen de 3,5 °C qui peut sembler modeste, mais occasionne des économies considérables à l’arrivée.
Où se situe la France ?
Le chauffage et l’eau chaude représentant à eux seuls 80 % de la consommation énergétique des ménages en Europe, chaque degré supplémentaire occasionne une hausse de 7 % de la consommation de chauffage.
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Ainsi, pour les pays dont la température intérieure moyenne dépasse 20 °C, le surcoût est estimé entre 12 % et 15 % par rapport à la référence de 18 °C. À l’inverse, les ménages britanniques et néerlandais économisent jusqu’à 9 % sur leurs factures annuelles.
En conclusion, l’écart entre les pays des deux extrémités atteint près de 24 %! Une différence qui en dit long sur les habitudes du quotidien et leur impact sur la consommation d’énergie des ménages. On notera qu’avec une température moyenne de 18,65 °C, la France se situe dans la moyenne européenne basse. Son classement correspond à un surcoût estimé de 4,55 % par rapport au seuil de référence, soit environ 67 euros par an, ajoutent Les Numériques.
Méthodologie : L’étude s’appuie sur les données anonymisées de plus d’un million de foyers connectés en Europe. Elle montre également que, depuis la crise énergétique de 2022, les températures intérieures ont cessé de baisser. Autrement dit, les efforts consentis à l’époque semblent désormais intégrés aux usages quotidiens.