Prime d’activité : êtes-vous concerné par la hausse de 600 euros par an mise en place par le gouvernement ?
Annoncée le 16 janvier 2026 par le Premier ministre, une revalorisation de la prime d’activité pourrait rapporter jusqu’à 600 euros de plus par an à certains foyers.
Cette mesure, intégrée au projet de loi de finances pour 2026, marque un virage par rapport aux économies prévues initialement. Mais qui pourra vraiment en profiter et selon quelles conditions précises ?
Le gouvernement prévoit une hausse de la prime d’activité
Vendredi 16 janvier 2026, lors d’une allocution d’une vingtaine de minutes sur le parvis de l’hôtel de Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé plusieurs annonces destinées à éviter une censure parlementaire.
Parmi elles, une hausse ciblée de la prime d’activité, présentée comme un coup de pouce pour le pouvoir d’achat.
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Selon ses mots, elle concernera « plus de 3 millions de ménages qui gagnent le Smic ou un peu plus ». Il précise que les foyers dont les revenus se situent entre 1 et 1,4 Smic, soit entre 1 823,03 € et 2 552,24 € bruts mensuels, pourraient toucher « en moyenne de 50 € par mois » supplémentaires.
D’après l’AFP, citant Matignon à la même date, cette revalorisation représenterait un coût de 2 milliards d’euros par an pour les finances publiques.
Une hausse inattendue
Cette annonce tranche nettement avec l’orientation initiale du budget. En octobre 2025, le projet de loi de finances prévoyait au contraire un recentrage de la prime d’activité sur les travailleurs les plus modestes.
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En effet, il était prévu une baisse progressive de la pente de calcul, passée de 61 % à 59,85 % en avril 2025, puis encore réduite entre 2025 et 2026, comme l’indiquait un rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale daté du 23 octobre.
L’objectif était alors de ramener les crédits de 10,2 à 9,3 milliards d’euros en 2026, selon un rapport du Sénat.
Reconnaissant « une erreur », Sébastien Lecornu a finalement annoncé vouloir « revenir sur cette mesure d’économie » et même « aller plus loin en réformant la prime, car il faut que le travail paie plus ».
Une inflexion assumée, qui pourrait bien changer la donne pour des millions d’actifs dès 2026.