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Ces 3 principes de vie reviennent souvent chez les esprits les plus brillants, selon une étude

Publié par Killian Ravon le 05 Jan 2026 à 18:30

On parle souvent d’intelligence en termes de logique ou de connaissances. Mais une équipe de chercheurs s’est penchée sur un autre indice, plus discret.

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Trois adultes d’origines diverses discutent autour d’une table en bibliothèque, livres ouverts et laptop, air concentré.
Quand la curiosité mène la discussion, les idées circulent plus vite.

Ce qui nous sert de boussole au quotidien. Et leurs résultats montrent que certains choix intérieurs ne sont pas si anodins.

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Grande salle de bibliothèque remplie d’étudiants concentrés à des tables, cahiers ouverts et ordinateurs posés.
Une scène très concrète d’apprentissage, loin des clichés sur « l’intelligence ». Crédit : Bjeweld (CC0).
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Ces petites règles intérieures qui changent tout

On n’y pense pas forcément le matin en se levant, et pourtant elles sont là, en arrière-plan. Nos valeurs fondamentales agissent comme un filtre : elles orientent ce qu’on remarque, ce qu’on tolère, ce qu’on juge important… et même la manière dont on tranche quand on hésite.

Elles ne viennent pas de nulle part. Une partie se construit dans l’éducation, une autre dans l’environnement familial et social, et le reste se façonne au fil des expériences. Ce qui est frappant, c’est leur côté à la fois intime et très visible : on ne les annonce pas, mais elles se lisent dans les choix.

C’est aussi ce qui rend la question intéressante. Parce qu’au-delà des goûts ou des habitudes, les valeurs sont des « principes directeurs » : elles structurent nos attitudes, nos actions, nos décisions. Et elles bougent plus qu’on ne l’imagine, dès qu’un événement important ou une prise de conscience vient déplacer l’équilibre.

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Jeune élève assis à une table de bibliothèque, lisant un livre illustré, rangées d’ouvrages en arrière-plan.
Quand la curiosité se voit… sans qu’on ait besoin d’en faire un grand discours. Crédit : Mompati Dikunwane (CC BY-SA 4.0).

Pourquoi les valeurs en disent long sur notre façon de penser

Quand on parle d’intelligence, on pense souvent à des performances : résoudre un problème, apprendre vite, comprendre un concept. Mais il existe aussi une dimension plus globale, plus silencieuse, qui touche à la façon d’interpréter le monde.

En clair, deux personnes peuvent avoir le même niveau d’information… et pourtant donner un poids très différent à ce qu’elles savent. L’une va chercher la nouveauté, l’autre va miser sur la stabilité. L’une va s’autoriser à douter, l’autre va privilégier ce qui rassure.

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Ce détail que peu de gens relient spontanément à l’intellect, c’est que cette hiérarchie intérieure influence aussi la curiosité, la tolérance à l’incertitude, et la manière de faire évoluer ses opinions. Bref, elle pèse sur ce qu’on fait de ses capacités, pas seulement sur les capacités elles-mêmes.

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C’est précisément là que la recherche récente devient intéressante : au lieu de demander « qui est intelligent ? », elle cherche aussi à comprendre « qu’est-ce qui compte pour les gens… et est-ce lié à leurs aptitudes ? ».

Salle de cours avec participants assis à des tables, regard tourné vers l’intervenant et écrans de présentation.
L’apprentissage collectif façonne aussi nos repères… et nos priorités. Crédit : OregonDOT (CC BY 2.0 via Wikimedia).
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Une étude XXL pour relier intelligence, personnalité et principes

Dans une étude publiée dans Social Psychological and Personality Science, Jeromy Anglim et Andrew Marty ont exploré les liens entre intelligence générale, personnalité et valeurs personnelles. Leur point de départ est simple : toutes les valeurs ne devraient pas être associées à l’intelligence, et certaines relations devraient rester faibles.

Les chercheurs s’attendaient notamment à un schéma assez clair. D’un côté, les valeurs liées au conservatisme (au sens psychologique du terme) — comme l’attachement à la tradition, la sécurité ou la conformité — auraient tendance à être moins présentes quand le niveau intellectuel est plus élevé. De l’autre, ils pensaient que les valeurs tournées vers l’indépendance de jugement ressortiraient davantage.

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Pour vérifier tout ça, ils ont recruté 15 522 participants âgés de 18 à 66 ans. Les valeurs ont été évaluées avec le questionnaire de Schwartz (version révisée à 57 questions), tandis que les traits de personnalité ont été mesurés via l’inventaire HEXACO. Côté intelligence, les tests utilisés (issus du Conseil australien pour la recherche en éducation) permettaient de distinguer intelligence cristallisée et intelligence fluide.

Et cette distinction compte plus qu’on ne le croit. L’intelligence cristallisée renvoie aux compétences et connaissances accumulées grâce à l’expérience. L’intelligence fluide, elle, est davantage liée à la logique et au raisonnement face à du nouveau.

Étudiant penché sur ses feuilles de cours à son bureau, stylo en main, préparant des examens de fin d’année.
Ainsi que l’intelligence, c’est aussi ce qu’on construit à force de répétitions et de méthode. Crédit : Gnarlycraig
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Ce que les chercheurs ont observé… et ce qu’ils n’ont pas trouvé

Les résultats confirment d’abord une idée : toutes les valeurs ne bougent pas avec l’intelligence. Certaines restent globalement indépendantes, ce qui évite l’écueil du « tout est lié à tout ». Mais un ensemble de valeurs ressort nettement, et un autre s’efface.

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Du côté des valeurs « plus conservatrices », la tendance annoncée par les chercheurs se retrouve : les participants ayant une intelligence plus élevée adhèrent moins à cet ensemble. C’est cohérent avec l’hypothèse de départ, puisque ces valeurs sont souvent associées à la stabilité, aux normes et à la prévisibilité, là où d’autres profils acceptent plus volontiers l’incertitude.

Mais l’étude réserve aussi une nuance importante : contrairement à ce que les auteurs imaginaient, ces associations sont entièrement expliquées par l’intelligence cristallisée. Autrement dit, ce n’est pas la même facette de l’intellect qui porte le lien.

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En revanche, l’intelligence fluide n’apparaît négativement liée qu’à deux dimensions précises : la sécurité et la tradition. C’est un résultat plus ciblé, moins massif, mais qui va dans le même sens général.

Côté personnalité, un seul trait se démarque clairement : l’ouverture à l’expérience est associée à l’intelligence cristallisée. Et ce n’est pas un détail cosmétique. Cette dimension, bien connue des modèles de traits, recouvre la curiosité, l’imagination, l’attrait pour l’art, les idées nouvelles, la créativité, la sensibilité esthétique et le goût de l’exploration intellectuelle.

En filigrane, on comprend que l’histoire n’est pas seulement « être intelligent ». Elle ressemble plutôt à « comment on apprend, comment on s’enrichit, et quelles priorités on renforce en chemin ».

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Deux responsables se serrant la main lors d’une réunion sur la recherche et l’innovation, décor officiel en arrière-plan.
Derrière les études, il y a toujours des décisions humaines et des échanges bien réels. Crédit : Polish presidency of the Council of the EU 2025

Le détail qui explique la surprise finale

Ce qui rend ces résultats particulièrement parlants, c’est qu’ils touchent à des « principes de vie ». Pas des petites préférences, mais des repères qui guident des décisions répétées : comment on travaille, comment on se comporte avec les autres, comment on se projette dans le monde.

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Mais saviez-vous que c’est justement ce type de repères qui façonne aussi notre perception ? Une valeur très forte peut rendre certains choix évidents… et d’autres presque impensables. Et à l’échelle d’une vie, ces micro-orientations deviennent des trajectoires.

Dans cette étude, les chercheurs montrent donc une corrélation, pas un destin. Il ne s’agit pas de dire qu’une valeur « prouve » une intelligence, ni qu’une autre « disqualifie ». En revanche, la répétition statistique dit quelque chose : certains profils cognitifs se retrouvent plus souvent dans certaines manières de se guider.

Et c’est là que les trois principes dont on parle depuis le début apparaissent clairement, presque comme la conclusion logique du puzzle. Les participants ayant une intelligence générale plus élevée accordaient davantage d’importance à trois valeurs précises : l’autonomie, la bienveillance et l’universalisme — autrement dit, l’indépendance dans la manière de penser et d’agir, l’attention portée aux autres proches, et une préoccupation plus large pour l’ensemble des personnes au-delà de son cercle immédiat.

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