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Après la neige de ce lundi, la France surveille déjà ce qui se prépare pour mercredi et jeudi

Publié par Killian Ravon le 06 Jan 2026 à 15:30

La semaine démarre sous les flocons dans plusieurs secteurs du nord-ouest, et l’attention se tourne déjà vers la suite.

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Rue haussmannienne sous une forte neige, voitures au ralenti et piétons emmitouflés à la tombée du jour.
Sous les lampadaires, les flocons s’intensifient et la ville passe en mode ralenti.

Car selon les prévisions évoquées, l’atmosphère pourrait rester suffisamment hivernale pour que de nouveaux passages perturbés changent encore le décor, avec un scénario qui se précise au fil des heures.

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Vue du Trocadéro à Paris recouvert de neige fraîche, passants et arbres d’hiver sous un ciel gris
Paris se réveille parfois méconnaissable quand la neige décide de tenir, crédit : Wikimedia Commons / Celette — CC BY-SA 4.0.
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Un début de semaine qui met tout le monde en alerte

Quand la neige s’invite dès un lundi, l’impression de « semaine interminable » arrive vite. Les paysages blanchissent parfois en quelques heures, mais le plus compliqué, ce sont souvent les à-coups qui suivent : routes froides, sols déjà gelés, et une moindre marge de sécurité pour le moindre épisode suivant.

Ce qui se joue en ce début janvier, c’est une bataille assez classique entre l’humidité venue de l’ouest et un fond d’air froid encore bien installé sur une large partie du pays. Et quand ces deux-là se rencontrent au mauvais moment, les précipitations peuvent basculer sans prévenir.

Dans ce type de configuration, tout se joue parfois à peu de choses : une température juste au-dessus de zéro, une couche froide plus ou moins épaisse, ou un timing légèrement décalé. Mais saviez-vous que ce sont précisément ces « petits écarts » qui font souvent la différence entre pluie froide et flocons qui tiennent au sol ?

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Le Trocadéro à Paris sous la neige en février 2018, esplanade blanchie et horizon d’hiver légèrement brumeux
Un simple front et la capitale bascule dans un décor d’hiver, crédit : Wikimedia Commons / Gunnar Klack — CC BY-SA 4.0.

Pourquoi la situation reste aussi sensible en plein cœur de janvier

Le calendrier n’a rien d’anodin. Début janvier, les nuits longues et les sols refroidis favorisent les phénomènes de regel, même quand les précipitations semblent modestes. C’est là que le risque se déplace : moins dans « l’image carte postale » que dans l’après, quand la chaussée reste froide.

L’autre point à surveiller, c’est la façon dont les perturbations arrivent. Un front atlantique peut sembler banal sur une carte, mais s’il déborde à la bonne heure et rencontre un pays encore froid, l’épisode prend vite une tournure plus hivernale que prévu.

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Et dans l’intervalle, l’évolution de l’air en altitude compte autant que ce qui se passe au sol. Un redoux en altitude peut compliquer les prévisions, car il ne se traduit pas toujours immédiatement au niveau des villes et des campagnes. C’est souvent là que naît la confusion, et parfois les mauvaises surprises.

Route dégagée bordée de neige, traces de passage et paysage rural froid, conditions typiques d’un matin de janvier
Même déneigée, une route peut rester piégeuse quand le froid s’installe, crédit : Wikimedia Commons / Rdbourgeois — CC BY-SA 4.0.

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Mercredi : un nouveau passage qui peut rebattre les cartes

Pour la journée du mercredi 7 janvier 2026, le scénario présenté s’appuie sur l’arrivée d’une perturbation venant de l’Atlantique en fin de nuit. Ce passage s’accompagnerait d’un léger redoux en altitude, tout en rencontrant l’air froid encore présent sur la majorité du pays.

Autrement dit, la bascule en neige dépendrait de l’équilibre entre ces deux influences. Dans certaines zones, les précipitations pourraient tomber sous forme de pluie-neige, puis se transformer en neige au fil des heures. Dans d’autres, la neige pourrait s’imposer plus vite.

Les zones les plus exposées à un épisode neigeux notable se situeraient surtout vers le nord du pays, le Centre, le Massif Central et une partie de l’Occitanie. Sur d’autres régions plus à l’est, la masse d’air pourrait aussi s’assécher, limitant l’ampleur du phénomène, même si quelques flocons resteraient possibles.

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Un détail que peu de gens connaissent, c’est que les épisodes les plus « traîtres » sont parfois ceux qui paraissent les plus modestes sur le papier. Une neige faible mais continue, sur des sols froids, peut suffire à créer des routes glissantes et à dégrader la situation en un temps record.

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Neige poussée par le vent sous un lampadaire, scène nocturne dorée avec flocons visibles dans la lumière
Quand le vent s’en mêle, la neige devient soudain beaucoup plus spectaculaire, crédit : Wikimedia Commons / Lihoman… — CC BY 2.0.

Jeudi : l’influence océanique s’affirme, et le risque se décale

La nuit suivante, un nouveau front est annoncé, plus actif que le précédent. Mais cette fois, le redoux en altitude serait plus franc, ce qui limiterait le risque de neige sur davantage de régions.

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Pour autant, l’air froid ne céderait pas partout d’un coup. Selon ce qui est décrit, il résisterait encore sur une large moitié est du pays en journée du jeudi 8 janvier 2026. Résultat : le risque neigeux ne disparaîtrait pas, il changerait surtout de place.

C’est aussi ce qui rend l’épisode intéressant à suivre : à mesure que l’influence océanique progresse, la frontière entre pluie et neige se déplace. Et dans ce type de bascule, les secteurs qui semblent « en marge » la veille peuvent se retrouver en première ligne le lendemain.

Dans tous les cas, la tendance évoquée indique un retour de la pluie sur la quasi-totalité du pays d’ici le soir, au moment où le redoux finirait par s’imposer au sol comme en altitude. Ce qui veut dire que l’impact le plus visible pourrait aussi être… temporaire, surtout là où la pluie reprend rapidement le dessus.

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Engin de déneigement sur une route très enneigée, projection de neige et reliefs hivernaux en arrière-plan
Le vrai signal d’un épisode sérieux, c’est souvent l’arrivée des déneigeuses, crédit : Wikimedia Commons / Mount Rainier National Park — CC BY 2.0.

Ce qu’il faut retenir avant la suite (et pourquoi la prudence reste de mise)

Au-delà des flocons, la clé est dans l’anticipation : surveiller l’évolution, éviter les déplacements non indispensables au pire moment, et garder en tête qu’un épisode peut être très différent d’un département à l’autre. Les modèles cités soulignent d’ailleurs des incertitudes sur une partie du nord-est, notamment concernant l’intensité des précipitations, ce qui impose de confirmer au plus près de l’échéance.

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Et c’est précisément pour cela que la « révélation » de cette semaine ne tient pas seulement au fait qu’il neige, mais à la façon dont les épisodes s’enchaînent. Car après les chutes observées ce lundi 5 janvier, deux passages sont décrits comme notables.

Mercredi 7 janvier, la neige est surtout attendue du nord au Centre, jusqu’au Massif Central et à une partie de l’Occitanie, avec un saupoudrage parfois plus conséquent vers l’Île-de-France, la Normandie et les frontières belges ; puis jeudi 8 janvier, le risque se décale davantage vers l’est, avec les cumuls de neige les plus importants évoqués sur l’est du pays avant un retour de la pluie qui pourrait entamer rapidement la couche au fil de l’après-midi et de la soirée.

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