Letizia d’Espagne porte deux jours de suite ces slingbacks Sézane à 155 euros — et on comprend pourquoi
Quand une reine porte la même paire de chaussures deux jours consécutifs, ce n’est jamais un hasard. Letizia d’Espagne vient d’officialiser son coup de cœur pour un modèle signé d’une marque française bien connue — et derrière ce choix stylistique se cache une raison médicale que peu de gens connaissent.
Deux looks, deux jours, une seule paire
Le 15 avril, Letizia d’Espagne est apparue dans un ensemble printanier impeccable : blouse à col lavallière bleu ciel, pantalon évasé blanc et, aux pieds, les babies Paula de Sézane dans leur version écrue. Bout rond, finition vernie, petit talon adapté aux journées marathon d’une souveraine en exercice. Prix affiché sur le site de la marque : 155 euros.
La veille, lors d’une audience avec des représentants du HCR puis d’une réunion de travail avec l’UNICEF Espagne, la reine arborait déjà ces mêmes slingbacks. Son look du 14 avril ? Un total look blanc — pantalon de costume, chemisier pincé au col — rehaussé d’une veste à motifs ethniques bleus issue de la collection printemps-été 2013 de Mango. Une pièce qu’elle a déjà portée à quatre reprises, preuve que la souveraine espagnole n’hésite pas à recycler ses favoris.
Cette fidélité à un même modèle, jour après jour, intrigue autant qu’elle inspire. Mais pour comprendre pourquoi Letizia mise autant sur le confort de ses chaussures, il faut remonter quelques années en arrière.
La raison médicale derrière ce choix
La reine d’Espagne a révélé souffrir d’un névrome de Morton, une pathologie du pied qui touche particulièrement les femmes. Concrètement, il s’agit d’un épaississement du tissu autour d’un nerf du pied, entre le troisième et le quatrième orteil en général. Les douleurs peuvent être vives, semblables à une sensation de brûlure, et rendre la marche difficile — surtout en talons hauts.

Cette condition impose des choix drastiques en matière de chaussures. Les escarpins à talons vertigineux, qui compriment l’avant du pied, sont à proscrire. Un médecin avait d’ailleurs alerté sur les dangers de certaines chaussures tendance pour la santé des pieds. Letizia, elle, a trouvé la parade : des modèles à petit talon, avec un bout rond suffisamment large pour ne pas écraser les orteils, et une bride arrière qui maintient le pied sans le comprimer.
Les babies Paula de Sézane cochent toutes ces cases. Leur talon de quelques centimètres offre une allure élégante sans sacrifier la stabilité. Leur bout arrondi laisse de l’espace aux orteils. Et leur bride arrière — caractéristique des slingbacks — assure un bon maintien tout en dévoilant le talon. Un compromis rare entre style royal et impératif médical.
Sézane, la marque française que les têtes couronnées s’arrachent
Le choix d’une marque française par la reine d’Espagne n’est pas anodin. Sézane, fondée en 2013 par Morgane Sézalory, s’est imposée comme une référence du « luxe accessible » avec des pièces intemporelles vendues à des prix maîtrisés. Les babies Paula, à 155 euros, restent bien en deçà des tarifs pratiqués par les grandes maisons que fréquentent habituellement les familles royales.
Ce positionnement plaît visiblement à Letizia, connue pour son style minimaliste et réfléchi. La souveraine compose son vestiaire autour de pièces qu’elle porte et report encore : chemises immaculées, blazers coupés au millimètre, pantalons de costume qui allongent la silhouette, et des chaussures choisies avec soin. Chez elle, la qualité prime systématiquement sur la quantité.
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Cette philosophie mode tranche avec certaines figures royales européennes. Là où d’autres membres de familles royales cultivent l’excentricité, Letizia mise sur l’efficacité discrète. Et ça fonctionne : chacune de ses apparitions est scrutée et décortiquée par la presse mode internationale.
Rouge, écru, et déjà vues l’été dernier
Les babies Paula ne sont pas une découverte récente pour la reine. L’été 2025, elle les arborait déjà — mais en rouge verni. Le 23 juin, lors d’une visite à l’abbaye de Montserrat, à Monistrol, aux côtés du roi Felipe VI, Letizia avait composé un look estival autour d’une robe maxi en denim sans manches Carolina Herrera, à la jupe évasée et rayée, marquée à la taille par une ceinture fine.

Pour apporter une touche de couleur à cet ensemble assez sobre, elle avait misé sur la version rouge des Paula, accordées avec une pochette minimaliste signée Olivia Mareque. Un choix qui confirme une habitude : quand Letizia trouve un modèle qui allie confort et style, elle le décline dans plusieurs coloris et l’intègre en rotation permanente dans sa garde-robe.
La tendance chaussures de l’été 2026 semble d’ailleurs donner raison à la souveraine. Les modèles à petit talon, confortables et élégants, gagnent du terrain face aux stilettos vertigineux. Les slingbacks, en particulier, connaissent un retour en force sur les podiums et dans la rue.
Un style copié par les Françaises ?
L’effet Letizia sur les ventes Sézane est difficile à quantifier, mais chaque apparition royale avec un modèle identifiable provoque des ruptures de stock quasi immédiates. Kate Middleton a le même pouvoir sur les marques britanniques — ses choix vestimentaires sont analysés dans les moindres détails.
Les babies Paula, avec leur bout rond intemporel et leur prix accessible pour un modèle plébiscité par une reine, ont tout pour devenir le « it-shoe » du printemps 2026. Elles fonctionnent aussi bien avec un jean qu’avec un tailleur, ce qui explique pourquoi Letizia les porte indifféremment pour des événements officiels ou des sorties plus décontractées.
Pour celles qui cherchent une alternative au ballet flat omniprésent ou aux baskets colorées du moment, la slingback vernie à petit talon offre un entre-deux malin. Assez habillée pour le bureau, assez confortable pour enchaîner les kilomètres à pied — exactement ce que fait Letizia d’Espagne au quotidien, entre audiences diplomatiques, visites officielles et cérémonies protocolaires.
Au fond, la leçon mode de la souveraine espagnole tient en une phrase : les meilleures chaussures sont celles qu’on a envie de reporter le lendemain. Et quand elles coûtent 155 euros au lieu de 800, c’est encore mieux.
