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Adieu parquet et carrelage : ce nouveau sol devient la grande tendance

Publié par Killian Ravon le 23 Fév 2026 à 19:30

Changer un sol, c’est rarement anodin. On touche à ce que l’on voit en premier, à ce que l’on ressent sous les pieds, à ce qui structure la lumière d’une pièce au quotidien. Depuis quelques mois, un revêtement revient dans les conversations d’archis et de rénovateurs : le micro-terrazzo, une version fine et contemporaine du terrazzo, souvent formulée avec une base de résine minérale et pensée pour créer une surface quasi continue.

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Salon lumineux avec sol en micro-terrazzo clair, surface continue sans joints, esprit slow déco.
Un sol en micro-terrazzo clair et satiné unifie la pièce et renvoie la lumière, pour une ambiance douce et minimaliste.

Derrière le mot, il y a surtout une promesse : calmer visuellement l’espace, éviter l’effet “quadrillage” des joints, et obtenir ce rendu minéral plus doux qu’un sol industriel. Plusieurs médias déco évoquent d’ailleurs le “revival” du terrazzo, mais dans des interprétations plus sobres, plus faciles à intégrer au quotidien.

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Le terrazzo traditionnel, avec ses éclats minéraux, inspire les versions micro plus contemporaines. Crédit : Stephan Schildberg (scoid).
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Un sol sans rupture : la tentation du “continu” dans la maison

On a longtemps opposé le parquet “chaleureux” au carrelage “pratique”, avec le béton ciré comme troisième voie, plus design mais parfois jugée risquée. Ce que le micro-terrazzo apporte, c’est une lecture différente de la pièce : l’œil circule sans s’arrêter, ce qui peut donner la sensation d’un volume plus grand, surtout dans les espaces ouverts ou les enfilades entrée–séjour–cuisine. Cette nouvelle tendance va révolutionner vos sols.

Dans les projets actuels, cette recherche d’unité est partout. Elle se voit dans les cuisines où l’on préfère des fonds neutres, dans les salles de bain “cocon”, et dans les intérieurs qui assument une esthétique plus calme, proche de la “slow déco”. Même quand la décoration reste très vivante (bois, lin, tapis, couleurs), un sol continu sert de base et évite que tout se disperse.

Autre argument qui revient souvent : l’absence (ou la rareté) des joints. Elle change la perception de la propreté, mais aussi la façon de vivre l’entretien. Là où un carrelage accumule facilement les traces dans les lignes, un revêtement continu se nettoie plus vite… à condition d’avoir une finition adaptée et une routine douce.

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Le rendu “continu” du béton poli aide à comprendre l’attrait actuel pour les surfaces sans rupture. Crédit : Intellicents.

Micro-terrazzo : ce que c’est, concrètement, et pourquoi ce n’est pas “le terrazzo des années 70”

Le terrazzo, au sens large, désigne un mélange d’agrégats (marbre, pierre, parfois verre) lié par un liant, cimentaire ou résiné, puis poncé et fini. C’est un matériau ancien, longtemps associé aux bâtiments publics, avant de revenir en force dans les intérieurs.

Le micro-terrazzo, lui, joue sur une granulométrie plus fine et une épaisseur réduite. Dans l’article de 20 Minutes Maison, il est présenté comme un revêtement millimétrique, capable de recouvrir un sol existant et d’offrir un effet “sans couture” plus minimaliste que les versions à gros éclats colorés.

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C’est précisément ce point qui explique son succès actuel. Le terrazzo décoratif très contrasté peut fatiguer avec le temps, alors qu’un micro-terrazzo aux grains discrets (dans des tons “greige”, sable, pierre claire) se rapproche d’une matière de fond. Certains fabricants et professionnels mettent aussi en avant l’intérêt en rénovation, mais la performance finale dépend beaucoup de la préparation du support et de la qualité de la finition.

Les motifs minéraux au sol rappellent l’importance de la matière dans la perception d’un espace. Crédit : Fabior1984.

L’envers du décor : chaleur, confort, résistance… ce qui fait (ou non) la différence

Le premier frein, c’est l’imaginaire. Beaucoup pensent “gris froid” et “hangar”, alors que les tendances actuelles vont plutôt vers des neutres chauds, des beiges minéraux, des finis satinés, et une lumière adoucie. C’est aussi ce que l’on retrouve dans les inspirations qui mélangent matière minérale et mobilier bois, pour éviter l’ambiance clinique.

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Le deuxième frein, c’est le confort thermique. Sur ce point, il faut rester factuel : la sensation de “froid” dépend surtout de la température réelle du sol, de l’isolation, et du type de chauffage. Dit autrement, un revêtement n’est pas une couverture magique, mais une teinte chaude et un toucher plus doux peuvent rendre l’expérience plus agréable. Et si l’on a un chauffage au sol, beaucoup recherchent justement un matériau compatible avec une diffusion régulière. Sur TDN, un article récent revient d’ailleurs sur la logique du confort intérieur.

La résistance, enfin, est souvent l’argument décisif. Les contenus spécialisés sur le terrazzo rappellent qu’un terrazzo bien conçu est un matériau durable, pensé pour durer des décennies. Pour les versions “micro” à base de résine/minéral, la solidité dépend énormément du système choisi et, encore une fois, de la mise en œuvre : préparation, couches, protection de surface.

Les revêtements résinés illustrent l’idée de surface continue, sans joints, recherchée en rénovation. Crédit : Junyu-K.
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Budget et entretien : ce que les pros conseillent, et ce qu’il vaut mieux anticiper

Sur les prix, les fourchettes sont larges parce que tout change selon l’état du support, l’accessibilité, la finition et le niveau de gamme. Des sites travaux évoquent des coûts qui peuvent grimper jusqu’à 200–250 € / m² pour un terrazzo (pose et finition selon les cas), notamment quand la réalisation est plus longue et exigeante.

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L’idée à retenir, c’est qu’un sol continu “propre” n’est pas un simple coup de rouleau : le temps passé à préparer et à protéger fait partie du résultat. Côté entretien, les recommandations convergent : on évite les produits agressifs, on privilégie un nettoyage doux, et on respecte les consignes du fabricant ou de l’applicateur. Plusieurs guides indiquent l’usage de nettoyants au pH neutre (type savon doux) pour préserver l’aspect et la protection du revêtement.

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Un autre point, moins “instagrammable” mais important, concerne la protection dans le temps. Un professionnel explique, à propos d’un micro-terrazzo sans joint, qu’il peut être conseillé de renouveler le traitement tous les 2 à 3 ans selon l’usage, pour maintenir les propriétés de surface. Ce n’est pas forcément un problème, mais c’est un paramètre à intégrer dès le départ, surtout dans une pièce de vie très sollicitée.

Des grains fins et des tons clairs : l’esthétique qui revient dans les intérieurs actuels. Crédit : ShlomoKatzav.

Pourquoi les architectes l’aiment : un sol “caméléon” qui supporte plusieurs styles

Ce qui fait la force d’un micro-terrazzo bien choisi, c’est sa capacité à s’effacer sans disparaître. Avec des grains fins et une teinte équilibrée, il peut accompagner une ambiance bohème (tapis, fibres naturelles), un style plus minimal (métal noir, formes nettes) ou un intérieur très familial, sans exiger de “rejouer” toute la déco autour.

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En parallèle, la tendance des surfaces enveloppantes progresse. On la voit dans des projets où le même revêtement file du sol au mur, ou où les transitions se font plus discrètes, avec des détails de finition plus recherchés par les architectes. Sur TDN, un article sur la disparition des plinthes au profit du joint creux illustre bien cette obsession actuelle pour les lignes nettes.

Il y a aussi une dimension très simple : la lumière. Dans un hiver gris, un sol clair et légèrement satiné renvoie davantage la clarté qu’un parquet sombre ou qu’un carrelage très texturé. Ce n’est pas une révolution technique, mais un effet immédiat à l’échelle d’une pièce.

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Les points de vigilance avant de se lancer (pour éviter les déceptions)

Un sol continu, c’est magnifique… quand il est bien fait. Or, le principal risque n’est pas “le style”, mais la qualité de la mise en œuvre. Une fissure du support peut se transmettre, une mauvaise préparation peut créer des défauts, et une finition mal choisie peut marquer plus vite. C’est parfois la même erreur que l’on regrette amèrement avec le carrelage effet parquet mal posé. D’où un conseil simple : regarder des réalisations réelles, demander quelles protections sont prévues, et clarifier l’entretien dès le devis.

Même logique dans les pièces humides. Certaines solutions résinées ou minérales sont annoncées compatibles, mais la durabilité dépendra de l’étanchéité, de la ventilation et des détails (angles, siphons, relevés). Là encore, le choix d’un applicateur expérimenté compte autant que le produit.

Enfin, il faut accepter un principe : le minéral vit. Les micro-variations, la matière, parfois une légère nuance, font partie du charme. Si l’on cherche un rendu “plastique” parfaitement uniforme, on risque d’être frustré.

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Un sol tendance, oui, mais surtout un changement de rythme dans la maison

Le micro-terrazzo s’impose parce qu’il répond à plusieurs envies en même temps : simplifier visuellement, capter la lumière, réduire l’effet des joints, et obtenir une base élégante qui supporte la vraie vie. Ce n’est pas un “anti-parquet” ni un “anti-carrelage”, plutôt une option supplémentaire, très marquée par la recherche de continuité et de calme dans nos intérieurs.

À condition d’anticiper le budget, la préparation du support et l’entretien, ce revêtement peut devenir un choix aussi esthétique que rationnel. Et c’est peut-être ça, le vrai signe d’une tendance qui dure : quand le résultat est beau, mais que le quotidien suit.

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