Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« Et le consentement ? » : le compagnon de Florence Foresti embrasse une inconnue sur scène, la vidéo divise

Publié par Cassandre le 10 Mai 2026 à 10:39

Depuis quelques heures, une vidéo extraite du spectacle d’Alexandre Kominek, humoriste suisse de 36 ans et compagnon de Florence Foresti, met le feu aux réseaux sociaux. On y voit le comédien embrasser soudainement une femme à pleine bouche devant le public. Entre cris au consentement et défense du second degré, les internautes ne sont pas du tout d’accord entre eux. Et le débat ne fait que commencer.

florence foresti couple critiques - copie

Un couple discret propulsé sous les projecteurs

Florence Foresti et Alexandre Kominek filent le parfait amour depuis 2022. L’humoriste suisse, de seize ans le cadet de Foresti, avait d’ailleurs recadré ceux qui critiquaient leur écart d’âge avec une franchise désarmante. Le couple avait officialisé sa relation lors de plusieurs apparitions publiques, notamment dans les tribunes de Roland-Garros, puis lors de la 100ᵉ représentation du spectacle de Vincent Dedienne au théâtre Marigny.

Depuis, les deux artistes cultivent une certaine discrétion sur leur vie privée. Ils apparaissent régulièrement complices lors d’événements culturels, mais sans jamais en faire des tonnes sur les réseaux. Leur premier tapis rouge ensemble avait déjà fait couler beaucoup d’encre. Sauf que cette fois, c’est bien Alexandre Kominek seul qui concentre toute l’attention. Et pas pour les raisons qu’il espérait.

La séquence qui a mis le feu aux poudres

Réactions sur les réseaux sociaux vues sur un smartphone

Tout est parti d’un extrait partagé sur Instagram par le compte « Jolidjotv ». La vidéo est tirée du spectacle d’Alexandre Kominek, annoncé comme disponible à partir du 13 mai prochain sur Canal+. On y découvre l’humoriste sur scène, entouré de deux femmes.

L’ambiance semble légère, le public rit. Puis, sans prévenir, Kominek embrasse soudainement l’une des deux femmes à pleine bouche. Pas un bisou timide. Un vrai baiser. Devant des centaines de spectateurs. La scène dure quelques secondes, mais elle a suffi à provoquer un raz-de-marée de réactions en ligne.

Scène de théâtre sous les projecteurs avec une chaise et un micro

En quelques heures, les commentaires ont explosé sous la publication. Des milliers de réactions, partagées entre le malaise profond et le rire gêné. Ce qui frappe dans cette séquence, ce n’est pas tant le geste lui-même que l’absence totale de contexte visible pour le spectateur qui découvre l’extrait hors de la salle. Et c’est précisément là que le débat s’enflamme.

« Consentement ou pas, je ne suis pas d’accord »

Les commentaires sous la vidéo ne se sont pas fait attendre. Et ils sont tranchés. « Ben non, ça, ça ne me fait pas rire… Consentement ou pas, je ne suis pas d’accord avec ce comportement », écrit une internaute. Le mot « consentement » revient en boucle, comme un fil rouge dans les discussions.

D’autres internautes pointent le malaise d’un autre angle. « Un peu malaisant tout ça… Florence Foresti doit trouver ça drôle… ou pas », ironise un commentaire très liké. La mention de Foresti ajoute une couche supplémentaire au débat : le public projette immédiatement la réaction supposée de sa compagne. Comme si le geste sur scène devenait aussi une affaire de couple aux yeux de tous.

Certains tentent de nuancer. Plusieurs utilisateurs pensent qu’il s’agit d’une mise en scène préparée à l’avance, avec une comédienne complice. Mais même cette hypothèse ne calme pas les esprits. « Même si c’est une mise en scène, ce n’est pas drôle. Ce n’est juste pas mon type d’humour », résume une autre internaute. Le problème, pour beaucoup, dépasse la question de la préparation : c’est l’image envoyée qui dérange.

Le spectacle vivant face aux nouvelles lignes rouges

Cette polémique ne tombe pas du ciel. Depuis plusieurs années, les interactions entre artistes et public sont devenues un terrain miné. On se souvient d’Ahmed Sylla qui avait fait polémique pour un sketch jugé déplacé. Ou encore de la parodie d’Inès Reg sur scène qui avait déclenché une réaction en chaîne.

Les questions liées au consentement dans le spectacle vivant sont devenues particulièrement sensibles. Et les réseaux sociaux amplifient chaque séquence, souvent sortie de son contexte. Un geste qui passe en salle avec le ton, l’énergie, la complicité visible, peut devenir totalement différent en clip de 30 secondes sur Instagram. Le cadrage change. L’intention disparaît. Il ne reste que l’image brute.

À lire aussi

Voir cette publication sur Instagram

Le cas Kominek illustre parfaitement ce décalage. Dans la salle, le public riait. Sur les réseaux, une partie du public s’indigne. Les deux réactions coexistent, et aucune n’a tort sur son propre terrain. Mais c’est bien la version en ligne qui fixe la perception dominante. Et cette version-là, elle est sans filtre.

Kominek, un humoriste habitué aux zones grises

Alexandre Kominek n’en est pas à sa première provocation. L’humoriste suisse cultive un style scénique qui joue volontairement avec les limites. Son humour repose sur le malaise contrôlé, le second degré poussé jusqu’à l’inconfort. Un registre qui fonctionne en salle mais qui survit rarement au découpage des réseaux sociaux.

Ce qui rend la situation encore plus complexe, c’est que son spectacle sera diffusé sur Canal+ à partir du 13 mai. L’extrait qui circule actuellement agit donc aussi comme une bande-annonce involontaire. Et pas forcément celle que Canal+ aurait choisie. La chaîne n’a pour l’instant pas réagi publiquement à la polémique.

D’autres humoristes ont connu des controverses similaires ces dernières années. Le retour sur scène de Pierre Palmade avait aussi suscité des débats vifs. Merwane Benlazar, écarté puis revenu sur France 2, avait traversé sa propre tempête médiatique. Le monde du stand-up français marche sur des œufs. Et chaque faux pas est filmé.

Mise en scène ou pas : pourquoi ça ne change rien pour beaucoup

C’est peut-être le point le plus intéressant de toute cette affaire. Même en admettant que le baiser était entièrement scripté — que la femme était une comédienne, que tout était prévu, répété, consenti — une partie du public refuse de trouver ça acceptable. Et c’est nouveau.

Il y a encore dix ans, ce type de séquence aurait été classé dans la catégorie « humour potache » sans que personne ne bronche. Aujourd’hui, le simple fait de représenter un baiser non sollicité sur scène, même fictif, est perçu par certains comme une normalisation de comportements problématiques. Le débat n’est plus seulement « est-ce que c’était consenti en coulisses ? » mais « est-ce que ça envoie le bon message ? ».

On retrouve exactement la même mécanique que dans d’autres polémiques récentes. Cyril Hanouna avait recadré Bernard Montiel après une blague sur le viol en direct. Patrick Sébastien avait expliqué sa « technique » pour éviter les procès MeToo, provoquant un tollé. À chaque fois, la même question : où s’arrête l’humour, où commence la responsabilité ?

Florence Foresti : le grand silence

Depuis que la vidéo circule, tous les regards se tournent vers Florence Foresti. L’humoriste, qui avait elle-même été victime d’un accident lors d’un de ses spectacles, n’a pour l’instant fait aucun commentaire public sur la polémique de son compagnon.

Ce silence est interprété de mille façons différentes par les internautes. Certains y voient une forme de soutien implicite — elle savait, elle approuve, elle s’en fiche. D’autres imaginent un malaise privé qu’elle ne souhaite pas étaler. La vérité, c’est que personne n’en sait rien. Mais cela n’empêche pas les spéculations de tourner à plein régime.

Ce qui est certain, c’est que le couple va devoir gérer cette séquence médiatique à quelques jours de la diffusion du spectacle sur Canal+. La polémique pourrait aussi bien plomber l’audience que la booster. Dans le monde du spectacle, la frontière entre bad buzz et coup de projecteur est souvent plus mince qu’on ne le croit. Une chose est sûre : le 13 mai, beaucoup de monde regardera. Mais pas forcément pour les bonnes raisons.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *