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« Tu es un taré » : Cyril Hanouna recadre Bernard Montiel après une blague sur le viol en direct

Publié par Elsa Fanjul le 30 Avr 2026 à 12:04

Lors d’une soirée confidences sur le plateau de Touche pas à mon poste, les chroniqueurs se livraient tour à tour sur leurs aventures d’un soir. Danielle Moreau, Christine Kelly, puis Bernard Montiel. Sauf que ce dernier a lâché une phrase que personne n’attendait — et que Cyril Hanouna n’a absolument pas laissé passer.

Une soirée confidences qui dérape

Cyril Hanouna sur le plateau de TPMP, regard caméra, fond violet avec noms de journalistes

Le concept était simple : chaque chroniqueur devait raconter une histoire intime, une relation éphémère avec une personnalité connue. Danielle Moreau avait ouvert le bal en évoquant son aventure avec un humoriste célèbre. Christine Kelly avait pris le relais, confiant une liaison avec un homme politique de droite.

Cyril Hanouna bouleversé sur le plateau de W9 en évoquant le coma de Nadia Farès après son accident dans une piscine

L’ambiance était légère, entre rires et petites provocations. Le genre de séquence qui fait le sel de l’émission présentée par Hanouna, d’abord sur C8 puis désormais sur W9 avec TBT9. Puis Bernard Montiel a pris la parole, et le ton a changé.

Faye Dunaway, Steven McQueen et une confidence inattendue

Le chroniqueur n’y est pas allé par quatre chemins. Sa relation d’un soir ? Avec Faye Dunaway, l’actrice mythique de Bonnie and Clyde et de Network. « C’est Faye Dunaway (…) elle a joué beaucoup avec Steven McQueen », avait-il déclaré, provoquant déjà la stupeur sur le plateau.

Cyril Hanouna, amusé, avait renchéri en comparant la situation à Sharon Stone. Jusque-là, rien de dramatique — une anecdote croustillante de plus dans l’univers TPMP. Mais Bernard Montiel a voulu en rajouter une couche. Et c’est là que tout a basculé.

Plateau de TPMP pendant une soirée confidences entre chroniqueurs

La phrase qui a glacé le plateau

« Elle m’a violé en fait. » Six mots lâchés comme ça, entre deux sourires. Le plateau s’est figé. L’animateur, habitué aux dérapages en tout genre, a immédiatement réagi. Bernard Montiel a tenté de se rattraper dans la foulée : « Non non, je dis ça comme ça. »

Trop tard. Le mot était sorti. Sur un plateau de télévision regardé par des centaines de milliers de personnes, le terme « viol » venait d’être utilisé sur le ton de la plaisanterie. Et Cyril Hanouna, malgré sa réputation d’animateur provocateur, a estimé que cette fois, la ligne rouge était franchie.

« Ressaisis-toi, arrête de dire des conneries »

La réponse de l’animateur a été cinglante. « T’es un taré de dire ça. Ressaisis-toi, arrête de dire des conneries », a-t-il lancé à son chroniqueur. Puis, plus grave : « Tu peux pas dire ça. Il y a des gens qui connaissent ça vraiment. Fais attention aux mots que tu emploies. »

Le recadrage était net. Pas de sourire en coin, pas de second degré. L’homme qui a bâti sa carrière sur la transgression posait lui-même une limite claire. Un moment d’autant plus frappant que Hanouna est régulièrement accusé de laisser tout passer sur son plateau.

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Bernard Montiel tente de se justifier

Face au recadrage, le chroniqueur a essayé de contextualiser ses propos. « Non mais l’histoire était drôle. Je sais que le mot est fort », a-t-il concédé. Avant de nuancer : « Elle m’a sauté dessus quand même (…) J’étais surpris. » Sa conclusion ? « C’était l’histoire d’un été. »

En d’autres termes, Montiel décrivait une situation où il avait été « surpris » par l’initiative de l’actrice, pas une agression. Mais le choix du mot « violé », même rétracté immédiatement, posait un problème de fond. Utiliser ce terme à la légère revient à banaliser l’une des violences les plus graves qui existent — un message que Hanouna, pourtant coutumier des malaises en direct, a tenu à faire passer clairement.

Quand Hanouna joue les garde-fous

La scène est paradoxale. Cyril Hanouna, celui-là même dont l’émission a valu à C8 de perdre sa fréquence TNT après des sanctions répétées de l’Arcom, se retrouve dans le rôle du modérateur. L’animateur qui a reconstruit son émission sur W9 sous le nom de TBT9 semble avoir intégré certaines limites.

Le salaire de ses chroniqueurs ne les autorise pas à tout dire. Et ce recadrage public de Bernard Montiel le rappelle : il y a des sujets sur lesquels l’humour ne fonctionne pas. Le viol en fait partie, que la victime présumée soit un homme ou une femme.

Un mot, des conséquences

Au-delà de l’anecdote télévisuelle, cet échange illustre un problème récurrent dans le traitement médiatique des violences sexuelles. Quand un homme utilise le mot « viol » pour décrire une aventure consentie qui l’a simplement « surpris », il contribue — même involontairement — à brouiller la frontière entre séduction et agression.

Bernard Montiel s’est rétracté, et la séquence s’est terminée sans conséquence disciplinaire. Mais les mots prononcés en direct devant des centaines de milliers de téléspectateurs ne s’effacent pas si facilement. Kelly Vedovelli et les autres chroniqueurs présents sur le plateau sont restés silencieux pendant l’échange, signe que le malaise était partagé.

Pour Cyril Hanouna, cette intervention restera comme l’un de ces rares moments où l’animateur a choisi la fermeté plutôt que le spectacle. Un choix qui, pour une fois, ne devrait lui attirer aucune polémique.

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