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Dérapage grave pour Brigitte Macron : l’Élysée dans la tourmente

Publié par La rédaction le 14 Déc 2025 à 12:36

Une vidéo tournée en coulisses et diffusée sur les réseaux sociaux a plongé Brigitte Macron dans une vive polémique. On y entend la Première dame qualifier de « sales connes » des militantes qui avaient perturbé la veille un spectacle de l’humoriste Ary Abittan à Paris. Depuis, la séquence circule massivement et déclenche un torrent de réactions politiques, médiatiques et citoyennes.

brigitte macron premiere dame @afp

L’incident qui a déclenché la polémique

Tout commence samedi soir aux Folies Bergère. Quatre militantes du collectif #NousToutes interrompent le spectacle d’Ary Abittan. Elles portent des masques à son effigie, sur lesquels apparaît le mot « violeur ». En 2021, l’humoriste avait été mis en examen pour viol, avant d’obtenir un non-lieu confirmé en appel début 2025. Malgré cette issue judiciaire, plusieurs collectifs féministes continuent de protester devant ses représentations.

La suite après cette vidéo

Lorsque les militantes envahissent la salle, elles scandent « Abittan violeur » quelques instants avant d’être évacuées. L’incident relance déjà un débat sensible : celui de la place des artistes mis en cause pour violences sexuelles, même lorsqu’ils ne sont pas condamnés. La séquence du samedi soir fait rapidement parler, mais le cœur de la polémique n’est pas encore là.

La phrase choc de Brigitte Macron en coulisses

Le lendemain, Brigitte Macron se rend au même spectacle, accompagnée de sa fille Tiphaine Auzière.
En coulisses, elle échange avec Ary Abittan qui semble craindre une nouvelle perturbation. Une vidéo publiée par Public capte ce moment. On y entend la Première dame répondre en riant : « S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors. » Puis : « Surtout des bandits masqués. »

La scène, clairement privée, devient publique. En quelques heures, la vidéo se propage sur les réseaux sociaux et déclenche une tempête politique.

Pour beaucoup, la surprise vient du contraste entre le rôle institutionnel de la Première dame et la nature très familière, voire insultante, de ses propos. Le symbole frappe davantage encore parce que les personnes visées sont des militantes engagées contre les violences sexistes et sexuelles, un combat que l’exécutif avait pourtant présenté comme « grande cause du quinquennat ».

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Le collectif féministe réplique immédiatement

#NousToutes a rapidement relayé la vidéo sur Instagram et Bluesky, dénonçant des propos « choquants » et « indignes ». « Nous sommes profondément scandalisées », réagit une militante du collectif auprès de l’AFP. Le mot-clé #salesconnes s’est d’ailleurs propagé sur les réseaux.

Parmi les personnalités qui réagissent, la cinéaste Judith Godrèche publie : « Moi aussi je suis une sale conne. » Un message simple, largement relayé, qui contribue à transformer l’insulte initiale en mot d’ordre militant.

D’autres artistes suivent : la comédienne Florence Mendez, la chanteuse Camélia Jordana, l’actrice Nadège Beausson-Diagne… Toutes reprennent la formule en signe de soutien aux militantes. Le hashtag devient un symbole, au-delà même de l’affaire Abittan.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par #NousToutes (@noustoutesorg)

Une réaction politique immédiate

La polémique prend rapidement une dimension politique. Sur BFMTV, Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, estime que « ces propos sont gravissimes » et qu’« une première dame ne devrait pas dire ça ». Elle rappelle qu’Ary Abittan peut désormais se produire légalement, mais que « les féministes ont aussi le droit d’exprimer leur désaccord ».

L’eurodéputée insoumise Manon Aubry publie : « On a commencé par les droits des femmes ‘grande cause du quinquennat’, ça termine en les insultant. »

D’autres élus dénoncent un langage « sexiste », « indigne », « déplorable ». Plusieurs réclament des excuses publiques. L’ancien président de la République François Hollande, interrogé sur RTL, appelle à la « retenue » : « Même si on peut critiquer la forme des actions, quand il s’agit de femmes qui luttent contre les violences faites aux femmes, on ne prononce pas des mots de cette façon. »

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À droite aussi, les critiques se multiplient. Agnès Evren, porte-parole des Républicains, s’étonne « d’un tel langage de la part de la Première dame ». Seule nuance : certains élus, notamment du Rassemblement national, déplacent la discussion vers le traitement médiatique long terme d’Ary Abittan, tout en reconnaissant que les mots employés ne sont « pas les bons ».

L’entourage de Brigitte Macron tente d’éteindre l’incendie

Face à l’ampleur du scandale, l’entourage de Brigitte Macron tente d’éteindre le feu. Selon eux, il ne faut voir dans cette phrase qu’« une critique de la méthode radicale employée » par les militantes. Ils insistent sur le fait que la Première dame réagissait à une situation stressante pour l’humoriste, encore marqué par l’intrusion de la veille.

« Brigitte Macron n’approuve pas ce type d’actions, surtout lorsqu’elles visent à bloquer un artiste », précise la même source. Une mise au point qui peine pourtant à calmer les tensions.

Ce dérapage verbal aurait pu rester un incident de coulisses. Mais sa diffusion intervient dans un contexte très sensible : un débat national sur les violences sexistes et sexuelles, un exécutif critiqué pour son manque de fermeté sur certains dossiers et un humouriste récemment blanchi mais toujours contesté.

23 commentaires

  • N
    Nana
    11/12/2025 à 09:14
    Madame Macron n'aurait pas dû tenir ces propos mais ces dames ne devaient pas se trouver là.
  • E
    Eve manon
    10/12/2025 à 10:08
    Surtout que c'est l'avocat de macron qui a défendu ary abbitan....il y a bien eu violIls se serrent tous les coudes....bien des affaires ont été étouffés ..Luc besson et bien d'autres La France d'en haut contre la France d'en bas..
  • C
    Cat24
    10/12/2025 à 09:52
    Bon le procédé de ces femmes n'est pas le meilleur. Mais ce qui me choque plutôt, c'est le non lieu et ce que doivent ressentir les victimes de cet homme. Car il y en a eu plusieurs et même une a été hospitalisée il me semble? S'il n'avait pas été une personne publique, y aurait-il eu non lieu ou condamnation pour viol ?

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