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« J’ai toujours voulu être mère » : une ex-employée d’Elon Musk révèle avoir reçu un don de sperme du milliardaire

Publié par Cassandre le 08 Mai 2026 à 9:53

C’est un témoignage qui éclaire d’une lumière crue la vie privée de l’homme le plus riche du monde. Devant un tribunal californien, une ancienne employée d’Elon Musk a raconté comment le milliardaire lui avait proposé son sperme pour une fécondation in vitro. Une révélation qui surgit en pleine guerre judiciaire entre Musk et OpenAI — et qui soulève une question bien plus dérangeante sur le rôle réel de cette femme auprès du patron de Tesla.

IA Elon Musk

Un « cadeau » proposé en 2020

L’histoire commence en coulisses, loin des projecteurs. En 2020, Elon Musk fait une proposition pour le moins inhabituelle à Shivon Zilis, alors employée chez Neuralink, sa start-up de puces cérébrales. Il lui offre son sperme pour qu’elle puisse devenir mère par FIV. « J’ai toujours vraiment voulu être mère et Elon m’a fait son offre à cette époque. J’ai accepté », a déclaré Shivon Zilis à la barre, comme le rapporte The Telegraph.

Ce que le tribunal a aussi appris, c’est que les deux protagonistes ne partaient pas de zéro. En 2016, lors d’un séminaire d’entreprise, Musk et Zilis avaient entretenu une relation amoureuse décrite comme « ponctuelle ». Quatre ans plus tard, la relation avait évolué — mais dans une direction que personne n’avait anticipée.

Shivon Zilis, ancienne cadre chez OpenAI avant de rejoindre Neuralink, n’est pas n’importe qui dans l’écosystème Musk. Elle occupait un poste stratégique, à la croisée de deux des entreprises les plus controversées de la tech. Et c’est précisément cette position qui intéresse aujourd’hui les avocats d’OpenAI.

Des jumeaux nés dans le secret le plus total

Salle de conseil d'administration avec documents confidentiels

En 2021, Shivon Zilis accouche de jumeaux. Personne — ou presque — n’est au courant de l’identité du père. Le secret est gardé au sein même de la famille. La raison invoquée par Zilis devant le tribunal a de quoi surprendre : « S’il n’était en effet qu’un donneur, il ne semblait pas juste que les enfants aient à porter ce fardeau toute leur vie. »

Un fardeau. C’est le mot qu’elle a choisi pour décrire ce que signifie être l’enfant d’Elon Musk. Quand on sait que le milliardaire a eu 14 enfants avec plusieurs femmes différentes, selon les médias américains, le choix de ce mot prend une résonance particulière.

Deux berceaux de nouveau-nés dans une maternité

Pendant trois ans, le secret tient. Shivon Zilis évolue dans les cercles de pouvoir de la Silicon Valley, siège au conseil d’administration d’OpenAI, et personne ne fait le lien entre ses jumeaux et le patron de SpaceX. En 2023, elle entame d’ailleurs une relation amoureuse officielle avec Musk — deux ans après la naissance des enfants conçus par FIV.

Mais en 2024, tout bascule. Business Insider met la main sur des documents judiciaires publics. Ces documents montrent que Zilis et Musk avaient déposé une requête pour changer les noms de famille des jumeaux. L’objectif : que les enfants portent le nom de leur père, avec le nom de leur mère en deuxième prénom. La paternité du milliardaire éclate au grand jour.

L’ombre d’OpenAI plane sur le témoignage

Si cette affaire de don de sperme se retrouve étalée devant un tribunal, ce n’est pas par hasard. Elle surgit en pleine bataille judiciaire titanesque entre Elon Musk et OpenAI. Le milliardaire accuse Sam Altman, le patron d’OpenAI, et ses associés d’avoir trahi la mission d’utilité publique de la start-up d’intelligence artificielle en la transformant en société commerciale à but lucratif.

Musk a quitté OpenAI en 2018 après un différend avec les cofondateurs sur l’orientation de l’entreprise. OpenAI affirme de son côté qu’il est parti après avoir échoué à en prendre le contrôle. Un départ qui n’a visiblement jamais été totalement consommé — et c’est là que le rôle de Shivon Zilis devient épineux.

Car les avocats d’OpenAI avancent une hypothèse explosive : Zilis, qui siégeait au conseil d’administration de la start-up, aurait servi d’intermédiaire au milliardaire pour lui transmettre des informations confidentielles après son départ. Greg Brockman, un cadre d’OpenAI, a témoigné cette semaine qu’il avait eu vent du fait que les jumeaux de Zilis étaient nés d’une FIV et que la relation avec Musk était « purement platonique ». Comme si cette information circulait déjà en interne.

« Transmettre ? Absolument pas »

Face à ces accusations, Shivon Zilis a été catégorique devant le tribunal. « Transmettre ? Absolument pas », a-t-elle rétorqué. Avant de nuancer, en concédant avoir œuvré pour « faciliter » la communication entre les deux parties. La différence entre transmettre des informations et faciliter la communication peut sembler subtile — mais devant un tribunal, chaque mot compte.

Cette nuance pourrait peser lourd dans la suite du procès. Si les avocats d’OpenAI parviennent à prouver que Zilis servait de canal d’information pour Musk, cela fragiliserait toute l’argumentation du milliardaire qui se présente en défenseur de la mission originale de la start-up. Comment défendre la transparence d’une organisation quand on y place, sciemment ou non, une relation personnelle au cœur du pouvoir ?

Le pronatalisme selon Musk : une idéologie derrière les actes

Ce témoignage ne serait qu’une anecdote de people si Elon Musk n’en avait pas fait un sujet politique. Le patron de Tesla s’érige publiquement en défenseur du pronatalisme. Il multiplie les déclarations alarmistes sur le déclin démographique, répète que « la civilisation va s’effondrer » si les gens ne font pas plus d’enfants. Avec 14 enfants recensés par les médias américains, il prêche clairement par l’exemple.

Mais proposer son sperme à une employée, c’est un pas de plus. On quitte le terrain du discours pour entrer dans celui de l’action — et des zones grises du pouvoir. Shivon Zilis était sa subordonnée chez Neuralink. La relation hiérarchique pose question, même si Zilis présente les choses sous l’angle d’un choix libre et assumé. Sa fille transgenre l’a d’ailleurs accusé par le passé d’avoir eu recours à la FIV sélective pour choisir le sexe de ses enfants — une accusation que le milliardaire n’a jamais directement démentie.

Ce qui frappe dans cette affaire, c’est la manière dont vie privée, pouvoir économique et batailles judiciaires s’entremêlent jusqu’à devenir indissociables. Elon Musk a un jour acheté une maison à 35 millions de dollars pour y vivre avec plusieurs de ses enfants et deux de leurs mères. Un homme qui organise sa vie familiale comme il gère ses entreprises : à grande échelle, sans se soucier des conventions.

Un procès qui n’a pas fini de livrer ses secrets

Le procès entre Musk et OpenAI est loin d’être terminé. Et les révélations sur Shivon Zilis pourraient bien n’être que la partie émergée de l’iceberg. Chaque audience livre son lot de témoignages, de documents, de zones d’ombre. La question de savoir si le milliardaire a utilisé une relation personnelle pour garder un pied — ou un œil — dans l’entreprise qu’il avait quittée sera centrale dans les semaines à venir.

Pour Shivon Zilis, la situation est d’une complexité rare. Mère de jumeaux dont la paternité a été cachée puis révélée, ex-membre du conseil d’administration d’OpenAI, ancienne cadre de Neuralink, compagne du milliardaire — elle incarne à elle seule les intrications entre vie privée et pouvoir dans la Silicon Valley. Sa trajectoire rappelle celle d’autres femmes dans l’orbite de Musk, dont chacune a fini par se retrouver au cœur d’une tempête médiatique.

Quant à Elon Musk, dont la fortune vacille et dont les positions politiques divisent de plus en plus, ce procès pourrait bien devenir le feuilleton judiciaire de l’année. Avec, en toile de fond, une question qui dépasse largement les tribunaux : jusqu’où les hommes les plus puissants du monde peuvent-ils mélanger leurs ambitions personnelles, professionnelles et… reproductives ?

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