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Harry, Elton John, Liz Hurley : le Daily Mail accusé d’espionnage illégal sur 15 ans

Publié par Elsa Fanjul le 05 Avr 2026 à 16:30

Des micros collés sur des fenêtres. Des détectives privés engagés dans l’ombre. Des informations médicales obtenues par mensonge. Après plus de deux mois d’audiences, le procès contre le Daily Mail entre dans sa dernière ligne droite à Londres — et les plaignants ne font pas dans la demi-mesure.

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Parmi eux : le prince Harry, Elton John et l’actrice Elizabeth Hurley. Tous réclament des dommages-intérêts qualifiés de « substantiels » par leurs avocats. Une affaire qui dépasse largement le simple scandale people.

Un procès hors norme à la Haute Cour de Londres

Le prince Harry souriant lors d'un événement public, au cœur du procès contre le Daily Mail pour espionnage illégal

L’affaire oppose sept personnalités publiques à Associated Newspapers Ltd (ANL), la société éditrice du Daily Mail et du Mail on Sunday. Les accusations sont graves : obtention illégale d’informations privées, écoutes téléphoniques, recours à des détectives privés.

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Les articles visés ont été publiés entre 2000 et 2015. Quinze ans de surveillance présumée, méthodique, ciblée.

Dans leurs conclusions écrites finales, les avocats des plaignants ont demandé à la Cour d’accorder des dommages-intérêts « à chacun des plaignants pour l’usage abusif d’informations à caractère privé ». La décision du juge, elle, sera rendue par écrit à une date ultérieure.

Harry, au bord des larmes, parle de Meghan

À la barre en janvier, le prince Harry, 41 ans, n’a pas caché son émotion. Il a accusé les tabloïds d’avoir rendu la vie de son épouse Meghan « absolument infernale ». Des mots forts, prononcés devant des juges, sous serment.

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Il a aussi raconté comment les intrusions répétées dans sa vie privée l’avaient rendu « paranoïaque à l’extrême ». Difficile de ne pas penser à sa mère, Diana, dont il tient les paparazzi pour responsables de la mort à Paris en 1997.

Harry s’est mis en retrait de la famille royale en 2020 et vit désormais en Californie avec Meghan et leurs deux enfants. Mais son installation aux États-Unis ne l’a pas éloigné de ses combats judiciaires. Ce procès est le dernier d’une longue série intentée contre la presse à scandale britannique.

Elton John hors de lui, Liz Hurley en larmes

Les témoignages ont souvent été empreints d’une émotion brute. Elizabeth Hurley a fondu en larmes à la barre. Elle a dénoncé des comportements « monstrueux » : des micros auraient été placés sur les fenêtres de sa maison pour capter ses conversations privées.

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Elton John, lui, n’a pas retenu sa colère. Il a fustigé les « odieuses » atteintes à sa vie privée. Parmi les griefs : l’accès à des données médicales entourant la naissance de son fils Zachary. Des informations ultra-personnelles, soustraites selon lui de manière illégale.

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Ces récits ont pesé lourd dans l’atmosphère du tribunal. L’avocat des plaignants, David Sherborne, a pointé lundi que les journalistes du Daily Mail entendus n’avaient « pas pu expliquer comment ils avaient obtenu les informations exclusives contenues dans leurs articles ».

Un détective privé américain lâche une bombe

Meghan Markle Harry

L’un des moments les plus marquants du procès est venu d’un certain Dan Portley-Hanks, détective privé américain. Dans une déclaration écrite, il a affirmé se souvenir d’avoir travaillé pour le Daily Mail sur des sujets liés au prince Harry.

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Sa formule a fait l’effet d’une déflagration : « Je sais que j’ai fait des choses illégales le concernant, mais je ne me rappelle plus exactement quoi. »

ANL a aussitôt répliqué qu’il n’existait aucune preuve de ces « soi-disant aveux ». Le journal maintient que ses journalistes ont eu recours à des « moyens et sources d’information légitimes ».

Sam Greenhill, reporter en chef du Daily Mail, a qualifié les accusations d’écoutes téléphoniques de « foutaises absolues ». La journaliste Barbara Jones a quant à elle assuré avoir trouvé seule des informations sur l’ancienne petite amie de Harry, sans recourir à aucun détective privé.

À lire aussi

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ANL l’a répété tout au long du procès : ses journalistes n’ont rien fait d’illégal. La société éditrice conteste point par point les accusations et affirme que les plaignants n’apportent pas de preuves suffisantes.

Sur le plan juridique, la règle est claire : si les plaignants n’arrivent pas à démontrer un comportement illégal, il ne peut y avoir de condamnation. C’est le nœud central de l’affaire.

Les avocats d’ANL ont également rappelé que le droit à l’information n’est pas une rente automatiquement due aux personnes dont parlent les journaux. Un argument classique, mais qui prend une dimension particulière quand on parle de micros collés sur des fenêtres.

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Harry, Charles III, William : la famille royale sous pression judiciaire

Ce procès s’inscrit dans un contexte plus large. Charles III et le prince William font eux aussi face à des turbulences. La famille royale britannique traverse une période particulièrement difficile, entre annonces alarmantes sur la santé de ses membres et questions sur l’avenir de la monarchie.

Harry, lui, continue d’avancer en solitaire. Sa croisade contre les tabloïds remonte à plusieurs années. Il y voit un prolongement de la protection qu’il n’a pas pu offrir à sa mère. Les décisions qu’il prend pour ses enfants semblent toutes guidées par ce même fil rouge : tenir la presse à distance.

Le verdict du juge n’est pas encore connu. Mais quoi qu’il arrive, ce procès aura déjà mis en lumière des pratiques que les tabloïds britanniques préfèrent garder dans l’ombre. Et pour Harry, pour Meghan, pour Elton John et pour Liz Hurley — c’est déjà une victoire partielle.

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Des micros collés sur des fenêtres. Des détectives privés engagés dans l’ombre. Des informations médicales obtenues par mensonge. Après plus de deux mois d’audiences, le procès contre le Daily Mail entre dans sa dernière ligne droite à Londres — et les plaignants ne font pas dans la demi-mesure.

Parmi eux : le prince Harry, Elton John et l’actrice Elizabeth Hurley. Tous réclament des dommages-intérêts qualifiés de « substantiels » par leurs avocats. Une affaire qui dépasse largement le simple scandale people.

Un procès hors norme à la Haute Cour de Londres

Le prince Harry souriant lors d'un événement public, au cœur du procès contre le Daily Mail pour espionnage illégal
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L’affaire oppose sept personnalités publiques à Associated Newspapers Ltd (ANL), la société éditrice du Daily Mail et du Mail on Sunday. Les accusations sont graves : obtention illégale d’informations privées, écoutes téléphoniques, recours à des détectives privés.

Les articles visés ont été publiés entre 2000 et 2015. Quinze ans de surveillance présumée, méthodique, ciblée.

Dans leurs conclusions écrites finales, les avocats des plaignants ont demandé à la Cour d’accorder des dommages-intérêts « à chacun des plaignants pour l’usage abusif d’informations à caractère privé ». La décision du juge, elle, sera rendue par écrit à une date ultérieure.

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Harry, au bord des larmes, parle de Meghan

À la barre en janvier, le prince Harry, 41 ans, n’a pas caché son émotion. Il a accusé les tabloïds d’avoir rendu la vie de son épouse Meghan « absolument infernale ». Des mots forts, prononcés devant des juges, sous serment.

Il a aussi raconté comment les intrusions répétées dans sa vie privée l’avaient rendu « paranoïaque à l’extrême ». Difficile de ne pas penser à sa mère, Diana, dont il tient les paparazzi pour responsables de la mort à Paris en 1997.

Harry s’est mis en retrait de la famille royale en 2020 et vit désormais en Californie avec Meghan et leurs deux enfants. Mais son installation aux États-Unis ne l’a pas éloigné de ses combats judiciaires. Ce procès est le dernier d’une longue série intentée contre la presse à scandale britannique.

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Elton John hors de lui, Liz Hurley en larmes

Les témoignages ont souvent été empreints d’une émotion brute. Elizabeth Hurley a fondu en larmes à la barre. Elle a dénoncé des comportements « monstrueux » : des micros auraient été placés sur les fenêtres de sa maison pour capter ses conversations privées.

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Elton John, lui, n’a pas retenu sa colère. Il a fustigé les « odieuses » atteintes à sa vie privée. Parmi les griefs : l’accès à des données médicales entourant la naissance de son fils Zachary. Des informations ultra-personnelles, soustraites selon lui de manière illégale.

Ces récits ont pesé lourd dans l’atmosphère du tribunal. L’avocat des plaignants, David Sherborne, a pointé lundi que les journalistes du Daily Mail entendus n’avaient « pas pu expliquer comment ils avaient obtenu les informations exclusives contenues dans leurs articles ».

Un détective privé américain lâche une bombe

Meghan Markle Harry
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L’un des moments les plus marquants du procès est venu d’un certain Dan Portley-Hanks, détective privé américain. Dans une déclaration écrite, il a affirmé se souvenir d’avoir travaillé pour le Daily Mail sur des sujets liés au prince Harry.

Sa formule a fait l’effet d’une déflagration : « Je sais que j’ai fait des choses illégales le concernant, mais je ne me rappelle plus exactement quoi. »

ANL a aussitôt répliqué qu’il n’existait aucune preuve de ces « soi-disant aveux ». Le journal maintient que ses journalistes ont eu recours à des « moyens et sources d’information légitimes ».

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Sam Greenhill, reporter en chef du Daily Mail, a qualifié les accusations d’écoutes téléphoniques de « foutaises absolues ». La journaliste Barbara Jones a quant à elle assuré avoir trouvé seule des informations sur l’ancienne petite amie de Harry, sans recourir à aucun détective privé.

La défense du Daily Mail : tout était légal

ANL l’a répété tout au long du procès : ses journalistes n’ont rien fait d’illégal. La société éditrice conteste point par point les accusations et affirme que les plaignants n’apportent pas de preuves suffisantes.

Sur le plan juridique, la règle est claire : si les plaignants n’arrivent pas à démontrer un comportement illégal, il ne peut y avoir de condamnation. C’est le nœud central de l’affaire.

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Les avocats d’ANL ont également rappelé que le droit à l’information n’est pas une rente automatiquement due aux personnes dont parlent les journaux. Un argument classique, mais qui prend une dimension particulière quand on parle de micros collés sur des fenêtres.

Harry, Charles III, William : la famille royale sous pression judiciaire

Ce procès s’inscrit dans un contexte plus large. Charles III et le prince William font eux aussi face à des turbulences. La famille royale britannique traverse une période particulièrement difficile, entre annonces alarmantes sur la santé de ses membres et questions sur l’avenir de la monarchie.

Harry, lui, continue d’avancer en solitaire. Sa croisade contre les tabloïds remonte à plusieurs années. Il y voit un prolongement de la protection qu’il n’a pas pu offrir à sa mère. Les décisions qu’il prend pour ses enfants semblent toutes guidées par ce même fil rouge : tenir la presse à distance.

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Le verdict du juge n’est pas encore connu. Mais quoi qu’il arrive, ce procès aura déjà mis en lumière des pratiques que les tabloïds britanniques préfèrent garder dans l’ombre. Et pour Harry, pour Meghan, pour Elton John et pour Liz Hurley — c’est déjà une victoire partielle.

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