« Je suis très anxieux et très addict » : les confidences choc de Fabrice Luchini sur ses addictions
Perçu comme un talentueux comédien et admiré pour son éloquence sans pareille, Fabrice Luchini combat pourtant une terrible addiction.
Les jeunes générations ne sont pas les seules victimes. Comme elles, les précédentes se retrouvent assaillies de contenu en tout genre et poussées à garder auprès d’elles leur précieux smartphone. Et quand certains arrivent à se raisonner et à réduire leur temps d’écran, d’autres se retrovent démunis.
Fabrice Luchini : un artiste hanté par l’algorithme
Invité sur le plateau de Legend ce jeudi 12 mars, Fabrice Luchini a évoqué le sujet de la dépendance. Comédien hors pair à l’écran comme sur les planches, il s’est confié à Guillaume Pley de manière inattendue. Ainsi, la promotion du film Victor comme tout le monde s’est transformée en un simulacre de séance chez le psychologue.
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Ainsi, l’homme a reconnu avoir beaucoup de mal à lâcher son téléphone. Un réflexe qui gangrène son quotidien et qu’il identifie même comme une addiction. « Moi, je suis très anxieux et très addict, c’est-à-dire que je suis malade malheureusement et c’est pour ça que je continue mon métier », explique-t-il.
Désormais, son smartphone a pris une place telle qu’il lui est impossible de s’en passer. « J’ai compris la perversion de la puissance de cet objet. Cet objet, qui a l’air de rien, répond comme personne ne peut répondre au moment de flottement. »
« Tu dégaînes »
Présent à ses côtés à toute heure de la journée, chez lui, comme au travail ou lors de ses sorties, il l’empêche de profiter de moments d’apaisement, de silence. « T’es chez toi, […] il y a une minute et demie où il n’y a rien. Tu pourrais dire : ‘Tiens, je vais observer la fenêtre d’en face.’ Je vais m’ennuyer, car s’ennuyer, c’est enregistrer la nullité de chaque instant avec la certitude que le suivant sera plus nul encore. Et qu’est-ce que tu fais ? Tu dégaines !«
Non content de pointer du doigt le smartphone, il s’en prend également aux plateformes qui participent à cette mécanique addictive. « On m’a mis sur la boxe. Je n’ai pas compris pourquoi je n’arrête pas de recevoir du Mike Tyson. J’ai des chiens, Mike Tyson et des femmes qui racontent qu’elles ne veulent plus être ménopausées. On m’a mis sur trois mouvements », s’amuse-t-il.
Bref, jeunes et moins jeunes se débattent avec les mêmes difficultés et rencontrent les mêmes obstacles au quotidien. Des confidences qui pousseront sans doute les aînés à se montrer plus indulgents à l’égard des jeunes générations.