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Obsèques de Loana à Nice : ce cercueil rose et les mots déchirants de sa mère qui ont bouleversé la cathédrale

Publié par Elsa Fanjul le 10 Avr 2026 à 14:22
Le cercueil rose de Loana porté par les pompes funèbres devant la cathédrale Sainte-Réparate de Nice lors de ses obsèques
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La cathédrale Sainte-Réparate de Nice était pleine à craquer ce vendredi. Plus de 400 personnes se sont réunies pour dire adieu à Loana, première star de la téléréalité française, disparue à 48 ans. Un cercueil rose, des cravates assorties, des larmes et des mots qui resteront gravés. Retour sur une cérémonie à l’image de celle qu’elle était : solaire et déchirante à la fois.

Le cercueil rose de Loana porté par les pompes funèbres devant la cathédrale Sainte-Réparate de Nice lors de ses obsèques

Un cercueil rose comme dernière volonté

Loana en gros plan, regard pensif, cheveux blonds, fond orange
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Loana avait tout prévu. Ou presque. Le cercueil qui a remonté l’allée de la cathédrale était d’un rose éclatant, rehaussé d’un cœur en argent. C’était sa dernière volonté, respectée à la lettre par ses proches. Les employés des pompes funèbres portaient des cravates roses et des fleurs blanches à la boutonnière. Chaque détail avait été pensé pour coller à l’univers de celle qui n’a jamais fait les choses comme tout le monde.

Sur la photo installée à l’entrée de la cathédrale, on retrouvait Loana telle que la France l’avait découverte en 2001. Tout sourire, dans un top dénudé rose clair, descendant les Champs-Élysées comme une star après sa victoire au Loft. C’est cette image-là que ses proches voulaient graver dans les mémoires. Pas les années sombres. Pas la précarité. Pas les addictions.

« Tu resteras ma miette » : l’hommage bouleversant de Violette

Le moment le plus poignant de la cérémonie est venu de sa mère, Violette Petrucciani. Debout face à l’assemblée, elle a trouvé la force de prendre la parole. « Je demande à Marie de prendre soin de mon enfant. On n’a jamais coupé le cordon ombilical. Je te retrouverai ma miette, tu resteras ma miette », a-t-elle déclaré d’une voix tremblante.

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« On était fusionnelles. Je suis heureuse d’avoir été ta maman. Que cette journée soit une journée remplie d’amour pour toi. » Des mots simples, sans artifice, qui ont fait pleurer toute la cathédrale. Plus tôt dans la matinée, Violette avait lancé un appel au calme sur RTL, espérant « suffisamment de recueil, de dignité et d’amour » pour cette journée.

Steevy, Castaldi, Alexia : le Loft Story réuni une dernière fois

Au premier rang, un petit condensé de ce qui a changé la télé française il y a 25 ans. Steevy Boulay, applaudi à son arrivée, a simplement répondu : « C’est normal, c’était mon amie. » À ses côtés, Benjamin Castaldi et Alexia Laroche-Joubert, respectivement présentateur et productrice de Loft Story, ainsi que Julie Mercy, une autre participante de cette première édition mythique.

L’ami Laurent Amar, qui avait révélé que Loana était « complètement ruinée » avant sa mort, était également présent. Eryl Prayer, sosie d’Elvis Presley et meilleur ami de Loana, est arrivé en pleurs à la cathédrale. Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, a aussi fait le déplacement.

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En revanche, certains anciens lofteurs ont choisi de ne pas venir. Jean-Édouard Lipa a expliqué les raisons de son absence, tout comme Kenza Braiga. Cyril Hanouna avait lui aussi annoncé qu’il ne serait pas présent.

« Loana était solaire » : les mots du prêtre

La cérémonie religieuse, fermée aux caméras, a été ponctuée de moments forts. Le prêtre a trouvé les mots justes pour une assemblée sous le choc. « Que faire devant cet événement qui nous dérange ? Nous chagrine ? C’est le silence qui s’impose car nous sommes dépassés. Nous sommes témoins d’une détresse infinie. »

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« Il faut oser pleurer. Les larmes sont signe d’amour, de tendresse. Verser une larme, c’est le plus beau cadeau que l’on peut faire à quelqu’un », a-t-il ajouté. Puis il a dressé un portrait de Loana loin des clichés : « Elle avait sorti une ligne de vêtement, écrit un livre, chanté. Propulsée en haut de la notoriété, trop vite pour certains, pas assez pour d’autres. Loana n’était pas seulement une femme que l’on voyait à la télé. Loana était solaire. »

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Deux chansons ont accompagné la cérémonie. « Le rêve bleu », le titre culte du dessin animé Aladdin, a été interprété à l’orgue. Et « Comme je t’aime », en hommage à la fugace carrière de chanteuse de Loana. Après la cérémonie, la crémation a eu lieu dans l’intimité, comme elle le souhaitait.

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« On a tous détourné les yeux » : la phrase de Castaldi qui résonne

Fred Cauvin et Loana Petrucciani posant ensemble lors d'une sortie publique

Si une phrase résume le malaise collectif autour de la disparition de Loana, c’est celle que Benjamin Castaldi avait postée sur Instagram à l’annonce de sa mort : « La vérité, c’est qu’on est tous un peu responsables. Parce qu’on a tous regardé. Parce qu’on a tous commenté. Parce qu’on a tous, à un moment, détourné les yeux quand ça devenait trop dur. Elle incarnait une innocence brute dans un monde qui ne pardonne rien. »

Devant la cathédrale, les témoignages des anonymes allaient dans le même sens. Josiane, retraitée de 65 ans, résumait parfaitement : « C’était une fille bien, une fille simple, qui a tout donné. Elle a gagné de l’argent mais elle a distribué et plus personne n’était là après autour d’elle. » Sylvie, 56 ans, ajoutait avec amertume : « C’est ma génération, j’ai suivi le Loft et tout son parcours. Son décès est triste mais c’était évident. Il aurait fallu mieux l’accompagner. »

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De la piscine du Loft au silence d’un appartement niçois

La France avait découvert Loana Petrucciani au printemps 2001. Elle avait 21 ans, une blondeur solaire et une vulnérabilité évidente. En dix semaines filmées 24h/24 sur M6, elle est devenue la première star de la téléréalité française. L’émission, devenue culte, a même inspiré une série sur Prime Video en 2024, que M6 a diffusée en clair. Loana avait réagi avec émotion à sa diffusion.

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Après le Loft, elle a tenté de construire une carrière. Mannequin pour Jean-Paul Gaultier, styliste pour sa propre ligne de vêtements, animatrice sur des chaînes du câble. Mais le conte de fées a viré au cauchemar. Déjà fragilisée avant l’émission — victime d’un père incestueux, contrainte à 19 ans de confier sa fille Mindy aux services sociaux —, Loana a sombré dans un long déclin. Violences, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses, épisodes psychiatriques.

Alexia Laroche-Joubert, qui est toujours restée proche d’elle, avait confié à quel point leurs derniers échanges l’avaient marquée.

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Une enquête toujours en cours

Le 25 mars, les pompiers, alertés par un voisin inquiet de ne plus la voir, ont découvert son corps dans son petit appartement près de la gare de Nice. Le décès remontait à plusieurs jours. Son chien était lui aussi décédé à ses côtés.

L’enquête n’a révélé aucun élément indiquant l’intervention d’un tiers. Une plaie à l’arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager l’hypothèse d’une chute en arrière. Mais l’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes du décès avec certitude. Des analyses toxicologiques et pathologiques sont encore en cours.

Le mystère autour des circonstances exactes de sa mort reste donc entier. La question de la disparition de Sophie, la femme avec qui Loana était en couple, continue également d’alimenter les interrogations.

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Une génération entière lui dit adieu

Ce vendredi à Nice, ce n’est pas seulement une ancienne candidate de téléréalité qu’on a enterrée. C’est un symbole. Celui d’une époque où la France découvrait qu’on pouvait fabriquer des stars en les filmant 24 heures sur 24. Et qu’on pouvait les briser tout aussi vite.

Loana avait 21 ans quand elle est entrée dans le Loft. Elle en avait 48 quand on l’a retrouvée seule dans son appartement. Entre les deux, une vie entière de montagnes russes que des millions de Français ont suivie, commentée, puis oubliée. La cathédrale pleine de Nice prouve qu’au fond, personne n’a vraiment oublié.

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