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« Des massages au niveau de son an*s »: affaire Patrick Bruel accusé, une masseuse porte plainte

Publié par Cassandre le 14 Mai 2026 à 8:36
Patrick Bruel accusé d'agression sexuelle : une masseuse porte plainte à Nanterre en 2026

Patrick Bruel est rattrapé par la justice. Ce mercredi 13 mai 2026, Mediapart a publié le témoignage glaçant d’une masseuse qui accuse le chanteur de 66 ans de l’avoir agressée sexuellement lors d’une séance en 2019. Deux femmes se sont constituées partie civile au tribunal judiciaire de Nanterre. L’une dénonce une agression, l’autre une tentative de viol remontant à 2010. Le dossier, bien plus large, couvre des faits présumés allant de 1991 à 2019.

Patrick Bruel : des accusations qui s’accumulent depuis 1991

Le chanteur n’en est pas à sa première mise en cause. Trois plaintes étaient déjà connues avant cette nouvelle révélation. Mais le travail d’enquête de Mediapart, mené par le journaliste Vianey Lorin, a permis de recueillir plusieurs témoignages inédits de femmes décrivant des violences sexuelles présumées sur une période de près de trente ans.

Pendant ce temps, l’artiste poursuit sa carrière comme si de rien n’était. Il est actuellement à l’affiche du Théâtre Édouard VII dans la pièce Deuxième Partie et prépare une tournée anniversaire pour les 35 ans de l’album Alors regarde. Un décalage troublant entre la scène et le tribunal. Ce contraste entre vie publique et procédure judiciaire rappelle d’autres affaires qui ont secoué le monde du spectacle ces dernières années.

Le mardi 12 mai, deux femmes ont franchi les portes du tribunal de Nanterre pour se constituer partie civile. Un acte qui relance une machine judiciaire longtemps restée à l’arrêt. Mais que raconte exactement la masseuse ?

« Mon corps m’a lâchée » : le témoignage de Julia face caméra

Julia — un prénom d’emprunt — est masseuse professionnelle. En 2019, elle reçoit Patrick Bruel pour une séance. Ce qui devait être un soin de routine bascule. Dans une vidéo diffusée par Mediapart, elle décrit un homme « très oppressant » qui, tout au long du massage, aurait réclamé des prestations sexuelles et insisté pour recevoir « des massages au niveau de son anus ».

Son récit est cru. Direct. Et visiblement douloureux. « Pour moi, c’est un choc. Il y a eu un impact autant professionnel que personnel », confie-t-elle. Puis cette phrase qui résume tout : « Mon corps m’a lâchée, mon mental m’a lâchée. » Une première plainte, déposée en 2020, avait été classée sans suite. Julia a décidé de ne pas en rester là. Elle a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, un mécanisme qui oblige la justice à instruire le dossier.

La seconde plaignante, elle, dénonce une tentative de viol qui remonterait à 2010. Deux femmes, deux époques, un même accusé. Reste à savoir ce que dit la défense.

Façade du tribunal judiciaire de Nanterre sous ciel couvert

Bruel « nie toute violence » : ses avocats dénoncent des incohérences

Dans le monde du spectacle, la parole se libère par vagues. Face à ces accusations, Patrick Bruel adopte une position ferme. Il nie toute forme de violence et assure n’avoir « jamais utilisé sa notoriété ou sa position pour obtenir des relations sexuelles ». Ses avocats, Maîtres Christophe Ingrain et Céline Lasek, vont plus loin. Contactés par Mediapart, ils estiment que les témoignages recueillis sont « parfois contradictoires ou incohérents ».

Rappelons-le clairement : Patrick Bruel est présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision de justice. La constitution de partie civile ouvre une instruction, pas un verdict. Un juge va désormais examiner les éléments, confronter les versions, et décider s’il y a matière à poursuivre.

L’affaire entre dans une phase judiciaire concrète. Après des années de classements sans suite et de silence, le tribunal de Nanterre devra trancher. Les deux plaignantes ont fait le choix de forcer la porte de la justice. La suite dépend maintenant d’un juge d’instruction.

Deux plaintes, trente ans d’accusations présumées, un chanteur qui nie en bloc : l’affaire Bruel entre dans une nouvelle dimension judiciaire. Quand la constitution de partie civile remplace le classement sans suite, c’est la justice — et plus seulement la presse — qui reprend la main. Reste une question : combien de témoignages faudra-t-il encore pour que ce type de dossier ne finisse plus dans un tiroir ?

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