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Rima Hassan en garde à vue : de la drogue de synthèse retrouvée dans son sac

Publié par Mathieu le 02 Avr 2026 à 20:40

Ce jeudi matin, la journée de Rima Hassan a pris une tournure qu’elle n’avait clairement pas anticipée. La députée européenne LFI se retrouve non pas sous un, mais sous deux motifs de garde à vue. Et le second a de quoi laisser sans voix.

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Elle était convoquée pour répondre d’accusations d’apologie du terrorisme. Mais c’est ce qu’il y avait dans son sac qui a tout fait basculer.

Un sac, une convocation… et une surprise

Rima Hassan en garde à vue : de la drogue de synthèse retrouvée dans son sac

Rima Hassan s’est présentée ce jeudi dans les locaux du deuxième district de police judiciaire à Paris. Sa convocation portait sur une enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH).

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Son placement en garde à vue pour apologie du terrorisme ne constituait pas une surprise. Ce qui l’était en revanche, c’est ce que les policiers ont découvert lors de la fouille de ses affaires.

Quelques grammes d’une drogue de synthèse ont été retrouvés dans son sac. Selon des sources concordantes, il s’agirait de près de 2 grammes d’un produit appartenant à la famille des cathinones de synthèse.

La députée est donc désormais placée en garde à vue pour trois chefs supplémentaires : usage, transport et détention de stupéfiants. Une accumulation de motifs qui complique considérablement sa situation juridique.

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Qu’est-ce que cette drogue de synthèse ?

Le produit retrouvé n’a pas encore été formellement identifié. Les analyses toxicologiques prennent du temps. Mais les experts penchent vers une substance de la famille des cathinones, potentiellement de la 3-MMC.

« Difficile d’être catégorique aussi rapidement », explique un expert contacté par nos confrères. « Les drogues à base de cathinone sont utilisées plus globalement dans un cadre festif. Elles favorisent le rapprochement physique. »

La 3-MMC est notamment connue pour son usage dans le cadre du chemsex, mais pas exclusivement. Elle circule dans les milieux festifs depuis plusieurs années et reste difficile à détecter rapidement en raison de la multiplicité des substances synthétiques existantes.

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Ce type de drogue fait partie des nouvelles substances psychoactives qui prolifèrent en Europe, souvent conçues pour contourner les législations en vigueur. On peut faire le parallèle avec les scandales qui ont émergé sur la consommation de drogues et d’alcool à l’Assemblée nationale, un sujet qui avait déjà agité la classe politique.

Le tweet à l’origine de tout

rima hassan

Revenons au point de départ. C’est un message posté le 26 mars sur X (ex-Twitter) qui a déclenché l’enquête pour apologie du terrorisme.

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Dans ce tweet, Rima Hassan faisait référence à Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise. Un nom qui n’est pas anodin.

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Le 30 mai 1972, Okamoto et deux de ses complices avaient récupéré des bagages contenant des armes automatiques à l’aéroport Ben-Gourion, en Israël. Ils avaient ensuite ouvert le feu sur les passagers présents. Bilan : 26 morts. C’est l’un des attentats les plus meurtriers perpétrés dans un aéroport.

Rima Hassan a supprimé ce tweet après sa convocation devant les services de police. Une suppression qui n’a pas empêché la procédure judiciaire de se poursuivre.

Un historique judiciaire déjà chargé

Ce n’est pas la première fois que la situation judiciaire de Rima Hassan fait parler d’elle. En décembre 2024, l’Observatoire juif de France avait déposé une plainte contre elle.

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Plusieurs captures d’écran de ses publications sur X étaient jointes. Notamment un message dans lequel elle évoquait « la résistance armée palestinienne » et affirmait que tout Franco-palestinien devrait pouvoir « rejoindre la résistance armée palestinienne ».

À l’époque, l’eurodéputée avait réagi avec ironie. « D’ores et déjà gâtée pour 2025 », avait-elle écrit. Avant d’accuser l’Observatoire juif de France d’être un « réseau de propagande du régime israélien ».

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Cette fois, l’Observatoire juif de France n’est pas à l’origine de la procédure. Le dossier est traité directement par le parquet de Paris, via le pôle national de lutte contre la haine en ligne.

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À noter que La France Insoumise avait déjà fait polémique après avoir proposé de supprimer le délit d’apologie du terrorisme — une position qui prend une résonance particulière au regard des faits reprochés à l’une de ses propres élues.

LFI dans la tourmente, encore

Ce double placement en garde à vue tombe mal pour La France Insoumise. Le parti traverse une période de turbulences judiciaires et médiatiques à répétition.

On se souvient notamment de l’affaire Andy Kerbrat, député LFI arrêté en train d’acheter de la drogue, avant de faire son retour à l’Assemblée nationale. Une affaire qui avait provoqué un vif débat sur la place des élus mis en cause dans des affaires judiciaires.

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La garde à vue de Rima Hassan ravive inévitablement ces questions. Sollicité plusieurs fois, le parquet de Paris n’était pas en mesure de répondre au moment de la publication de cet article.

L’eurodéputée, connue pour ses prises de position radicales sur le conflit israélo-palestinien — on se souvient notamment qu’elle avait été refoulée à l’aéroport d’Israël — se retrouve donc aujourd’hui au cœur d’une tempête judiciaire sur deux fronts simultanés.

La suite de la procédure déterminera si des poursuites sont engagées. En attendant, la journée de ce jeudi restera, à n’en pas douter, une date marquante dans la vie politique de Rima Hassan.

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