Après l’Air fryer, ce nouvel appareil envahit les cuisines françaises
L’Air fryer reste partout, mais un autre appareil s’invite dans les achats du quotidien : l’aspirateur balai-laveur. D’après le bilan 2025 du Gifam, les ventes ont encore accéléré, portées par l’envie de gagner du temps sur l’entretien des sols, et par un prix moyen qui le rend plus accessible qu’on ne l’imagine.
Dans le même mouvement, les robots aspirateurs-laveurs poursuivent leur progression, tandis que d’autres catégories “météo sensibles” (ventilateurs, climatiseurs mobiles) ont profité d’un été très chaud. Ce classement des ventes raconte surtout une chose : les Français arbitrent de plus en plus entre confort, praticité et budget.
Le moment où le Air fryer n’est plus seul en haut du panier
Depuis trois ans, le Air fryer (ou “friteuse sans huile”) a servi de locomotive au petit électroménager. Le Gifam estime qu’environ 40% des foyers sont aujourd’hui équipés, ce qui représenterait près de 10 millions d’appareils en circulation, avec des ventes cumulées sur la période du même ordre. Même en 2025, la catégorie continue d’avancer, avec une hausse annoncée autour de +9%.
Sauf qu’un marché qui s’équipe vite finit par se “tasser”. Quand une grande partie des foyers a déjà franchi le pas, la dynamique repose davantage sur le renouvellement, les promos et les nouveaux usages que sur l’équipement massif des primo-acheteurs.
C’est là que le bilan 2025 devient intéressant : au lieu d’un “nouveau gadget”, on voit surtout monter un appareil très concret, qui répond à une corvée universelle. Et ce produit a un nom un peu long, mais un bénéfice immédiat : aspirer et laver en un seul passage.
Aspirateur balai-laveur : le carton de 2025 selon le Gifam
Le Gifam met en avant un chiffre qui résume l’ampleur du phénomène : +66% de ventes en 2025 pour les aspirateurs balais-laveurs, après déjà +66% en 2024. Dans les faits, cela représenterait 1,3 million d’unités vendues sur l’année en France.
En parallèle, l’organisation insiste sur le caractère “mass market” de la catégorie. Le prix moyen relevé tourne autour de 175 euros, ce qui place ces appareils à portée d’un achat “coup de pouce” pendant les temps forts commerciaux.
Derrière ce chiffre, il y a un élément clé : l’effet promotions. Selon le Gifam, les opérations commerciales auraient pesé 26% des ventes sur l’univers de l’entretien des sols, ce qui éclaire le décollage rapide du segment.
Pourquoi cet appareil “prend” maintenant
À première vue, le principe n’a rien de révolutionnaire : un bloc motorisé, une brosse, un réservoir d’eau propre et un réservoir d’eau sale. Pourtant, l’aspirateur balai-laveur coche plusieurs cases au bon moment.
D’abord, il s’insère parfaitement dans un quotidien pressé. Quand l’appareil promet de remplacer le duo aspirateur + serpillière, la proposition est facile à comprendre. Ensuite, la multiplication des sols durs dans les logements (carrelage, parquet, stratifié) renforce l’intérêt d’un passage humide régulier, surtout dans les zones de vie.
Autre détail qui joue : l’acceptation sociale de l’électroménager “gain de temps”. Le Air fryer a popularisé l’idée qu’un appareil de comptoir pouvait changer la routine. Avec l’entretien des sols, on n’est plus dans le confort gourmand, mais dans le confort domestique : moins de temps de ménage, plus de temps pour le reste.
Enfin, le marché s’est densifié. Entre les marques historiques et les acteurs plus récents, les gammes se sont étirées, du modèle d’appel au produit premium. Résultat : le consommateur a davantage l’impression de pouvoir “choisir” selon son budget, plutôt que de subir une barrière de prix.
Les robots aspirateurs-laveurs continuent de grimper, mais pas au même prix
Dans le sillage des balais-laveurs, les aspirateurs robots (souvent dotés d’une fonction lavage) restent sur une trajectoire ascendante. Le Gifam évoque 900.000 unités vendues en 2025, avec un prix moyen bien plus élevé, autour de 470 euros.
Là aussi, la tendance se lit en valeur : l’organisation parle d’un regain depuis deux ans, avec une hausse autour de +28% en valeur.
Ce différentiel de prix explique une partie de la hiérarchie actuelle. Le robot séduit ceux qui veulent déléguer au maximum, mais la marche financière reste importante. À l’inverse, le balai-laveur apparaît comme un compromis : on garde la main, mais on réduit le nombre d’étapes, et on limite la facture.
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Dans les foyers, ces deux appareils ne s’excluent d’ailleurs pas forcément. Beaucoup de personnes utilisent un robot pour l’entretien “de fond” et un appareil plus manuel pour les accidents du quotidien, les taches fraîches ou les pièces compliquées. À mesure que les prix bougent, le couple robot + balai-laveur pourrait même devenir un nouveau standard dans certains profils de ménages.
Un marché stable, mais tiré par l’innovation et l’usage
Le Gifam décrit un marché globalement stable en 2025, mais “porté” par les produits qui apportent un bénéfice d’usage clair, notamment via l’innovation, les économies d’énergie ou les fonctions intelligentes.
C’est un point important, parce qu’il nuance l’idée d’un simple effet de mode. Le balai-laveur progresse vite, certes, mais il s’inscrit dans une logique où l’électroménager doit prouver son utilité immédiatement.
D’autres catégories citées dans le bilan confirment cette lecture. Les blenders avancent (le Gifam et des reprises presse évoquent +16,6%), tandis que les défroisseurs surprennent avec une hausse annoncée autour de +22,6%, signe que certains gestes (défroisser plutôt que repasser) s’installent chez les plus jeunes.
À l’inverse, plusieurs segments reculent fortement, comme les robots culinaires (baisse évoquée à -38,2%) ou les robots pâtissiers (autour de -20,2%). Dans un budget contraint, on peut imaginer que le consommateur arbitre : l’appareil “ménage” ou “multi-usage simple” l’emporte sur le gros équipement de cuisine plus encombrant, plus cher, ou déjà présent dans le foyer.
Les achats “météo sensibles” : quand la canicule fait grimper les ventes
Le bilan 2025 montre aussi un autre phénomène, très parlant : certains appareils deviennent franchement dépendants de la météo. Après une année 2024 décrite comme très pluvieuse, les ventes de sèche-linge avaient grimpé, avec un volume cité autour de 658.000 unités, soit 77.000 de plus que l’année précédente.
En 2025, c’est l’inverse : les épisodes de chaleur ont dopé les ventes de ventilateurs et de climatiseurs mobiles, avec des hausses évoquées respectivement à +75% et +85%.
Ces pics rappellent que le “coup de cœur” électroménager ne naît pas seulement d’un lancement produit. Il peut aussi venir d’un été étouffant, d’un logement mal isolé, ou d’une fatigue collective face aux contraintes du quotidien. Quand un appareil promet de rendre une journée plus vivable, la décision d’achat se prend vite.
2026 : encore une année d’accélération avant un plateau ?
Le Gifam évoque un taux d’équipement des foyers en aspirateurs balais-laveurs autour de 16%, ce qui laisse une marge de progression importante si la catégorie continue de convaincre.
Reste la question du scénario 2026. Comme pour le Air fryer, une phase d’ultra-croissance finit généralement par ralentir. Le déclencheur du plateau, ce sera probablement le moment où l’appareil sera soit déjà présent, soit jugé “non indispensable” dans une majorité de foyers.
Mais tant que les prix restent contenus et que les promotions continuent d’animer le marché, le balai-laveur a un boulevard. Et dans un contexte où l’entretien des sols est une contrainte répétée, la promesse “un seul passage” a tout pour rester séduisante.
Moins de gadgets, plus d’outils du quotidien
Le classement 2025 du Gifam montre une bascule simple : après l’enthousiasme cuisine incarné par le Air fryer, la star du moment est un appareil de ménage, l’aspirateur balai-laveur. Son succès raconte une recherche de confort très pragmatique, portée par des prix devenus plus accessibles et une présence massive en promo.
Dans le même temps, les robots continuent leur montée, mais à un tarif qui les réserve encore à certains budgets. Et quand la météo s’en mêle, ventilateurs et climatiseurs mobiles rappellent à quel point l’électroménager est aussi un “réflexe” face aux contraintes du réel.
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