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La face cachée de Too Good To Go : Les salariés livrent des témoignages alarmants

Publié par Justine Rousseau le 28 Sep 2021 à 9:00
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Balance Ta Start Up est un compte sur le réseau social Instagram qui permet de libérer la parole des employés dans les start-up. Un moyen pour eux de témoigner et dénoncer les abus dont ils seraient victimes. Récemment, c’est l’application Too Good To Go qui est pointée du doigt par des employés.

Balance Ta Start Up : L'application To Good To Go mise en cause

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Les longs témoignages d’employés de Too Good To Go

Too Good To Go est une start-up qui vise à ne pas gaspiller les invendus en magasins. Via une application sur le téléphone, les utilisateurs peuvent commander un repas pour une valeur de 3 à 4 euros seulement. Les paniers sont variés puisque c’est l’établissement qui choisit les différents aliments. Une superbe idée pour manger bien à bas prix et éviter le gaspillage inutile.

Si l’idée est excellente, les conditions de travail, elles, ne le seraient pas. C’est ce que témoignent six personnes qui travaillent ou ont travaillé pour la start-up sur la page Balance Ta Start-Up.

« Pourquoi veux-tu absolument rester dans une boîte qui ne veut pas de toi ? »

Publié en story sur la page Instagram de Balance Ta Start Up, le premier témoignage d’un employé au poste de manager raconte le harcèlement moral qu’il aurait enduré pendant un an : « SMS et appels le weekend, travail durant mes congés, horaires indécents, micro-management, pression constante sur la messagerie instantanée de la boîte… » .

Concernant les salaires : « Une grille salariale avait été mise en place (…) Voici ce que m’a dit ma manager concernant ma stagiaire suite à sa décision de la maintenir à un salaire inférieur au minimum de cette nouvelle grille : ‘On la laisse en dessous du minimum, ainsi elle comprendra qu’elle n’est pas au niveau et quittera d’elle-même la boîte’  » . Cette personne se serait fermement opposée à cette décision ce qui lui a valu plusieurs ultimatums avant d’être licenciée pour insuffisance professionnelle en pleine pandémie.

Lors de son entretien préalable de licenciement, sa manager lui aurait demandé : « Pourquoi veux-tu absolument rester dans une boîte qui ne veut pas de toi ? » .

D’autres témoignages pointe du doigt la start-up

À la suite de ce premier témoignage, d’autres s’enchaînent : harcèlement sexuel, harcèlement moral, travail de week-end, aucune possibilité d’évoluer (sauf les proches de la fondatrice), salaires minables, demande personnelle rejetée, congés presque impossibles à prendre ou encore hypocrisie de la part des hauts placés.

Beaucoup de personnes dénoncent des pratiques qui ne répondraient à aucune éthique et parfois, qui seraient contraire à la loi. Même s’il n’y a aucune enquête sur les conditions de travail de l’entreprise, ces cas ne seraient pas isolés. En effet, le compte Instagram délivre de nombreux témoignages. Un moyen pour les victimes de témoigner et d’alerter. Aujourd’hui, Balance Ta Start Up possède plus de 180 000 abonnés.

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