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Chirurgie esthétique pas chère : Pratique illégale ?

Publié par Brandon Clouchoux le 22 Oct 2021 à 14:47
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Internet – plus particulièrement, les réseaux sociaux – peut regorger de bonnes affaires. De plus en plus de jeunes se procurent leurs indispensables grâce à des codes promos. Néanmoins, certains d’entre eux sont illégitimes et punissables par la loi. Une influenceuse en est l’exemple même avec un code promo pour de la chirurgie esthétique.

De la chirurgie esthétique moins chère ?

Le problème avec les réseaux sociaux, c’est l’influence néfaste qu’ils peuvent avoir sur les plus jeunes. Les nouvelles générations aiment suivre les péripéties de leurs influenceurs préférés, à tel point, qu’ils finissent par s’y attacher.

Jusque-là, rien de nocif… Mais l’affaire prend une tout autre tournure, à partir du moment où ces influenceurs qui comptent généralement des dizaines de milliers d’abonnés font la promotion de contenu pas forcément adapté à leurs communautés.

Le compte Instagram @vosstarsenrealite aime relever ce genre d’histoires. Dernièrement, ils ont mis une publication au sujet d’une influenceuse qui faisait de la promotion de chirurgie esthétique. Vous vous dites : « il y a aucun mal« … Malheureusement, c’est bel et bien un problème. Promouvoir du contenu n’est pas illégal, néanmoins, certaines choses peuvent l’être.

Dans sa story, l’influenceuse qui est prise pour cible par @vosstarsenrealite offre des codes promos à sa communauté pour recourir à de la chirurgie esthétique. Déjà, de quoi influencer les plus jeunes qui la suivent…

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Une promotion illégale

Des fesses plus bombées, des seins refaits, ou encore des lèvres regonflées… Cette influenceuse est loin d’être la seule à faire ce genre de promotion. Souvenez-vous de la polémique qui a accompagné Maeva Ghennam il y a peu de temps, au sujet de son vagin. Elle avait fait la promotion d’une opération pour « rajeunir ses parties intimes » : « Je suis avec le docteur, j’ai fait de la radiofréquence et de la mésothérapie sans injections et en fait ça rajeunit le vagin » , a-t-elle déclaré sur ses réseaux sociaux. Des stories qui avaient suscité l’indignation des internautes.

Bien que ces influenceurs continuent : ces stories sont interdites. Le décret n°2020-1616 du 22 Décembre 2020 entrée en vigueur le 23 Décembre 2020, modifie les règles déontologiques des professions médicales pour des dispositions plus libérales.

Le second alinéa de l’article R4127-19 du code de la santé publique posant l’interdiction générale et absolue de publicité a été intégralement supprimé au profit de deux nouveaux articles : R. 4127-19-1 et R. 4127-19-2. Ces derniers détaillent et encadrent le procédé par lequel la publicité et la communication peuvent être conduites. Ainsi, le praticien peut désormais communiquer au public, librement et par tout moyen, des informations susceptibles d’éclairer le patient lors de son choix de médecin. Parmi ces informations figurent notamment celles relatives à ses « compétences et pratiques professionnelles, à son parcours professionnel et aux conditions de son exercice » , a mentionné @vosstarsenrealite dans la description de la publication. La médecine même esthétique n’est pas un commerce !

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