Pourquoi l’année scolaire commence en septembre et pas en janvier
Aujourd’hui, aller à l’école est presque naturel pour les enfants. Mais à ses débuts, peu d’enfants avaient la chance de fréquenter ce genre d’institution où on nous apprend tout. Même la date de la rentrée posait problème.
Il faut savoir que le choix de la rentrée scolaire en septembre ne découle pas du hasard. Loin de là, puisque c’était un véritable casse-tête pour les responsables d’antan. Ils devaient jongler entre les traditions, la religion, les contraintes sociétales et l’accord des parents. Heureusement, ils ont trouvé la solution idéale !
Depuis quand aller à l’école est-il obligatoire ?
Dans les anciennes civilisations, seuls les enfants issus de familles riches ou nobles pouvaient aller à l’école. L’objectif, bien sûr, était de faire en sorte que seule une poignée de personnes était instruite. Ce n’est qu’après le règne de Charlemagne qu’on a pu constater un développement notable.
Mais la véritable révolution concernant l’enseignement survient en 1881 et 1882. À l’époque, Jules Ferry ordonne aux parents d’instruire leurs enfants de 6 à 13 ans. En même temps, il fait en sorte que les écoles publiques soient gratuites. Néanmoins, les parents pouvaient choisir d’instruire leurs enfants chez eux.
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Malgré les instructions très claires de cet homme d’État de la France, peu d’enfants allaient à l’école. Il faut dire qu’il a incité les parents, au lieu de les obliger à investir dans l’éducation. Ce n’est qu’en 1959, après l’ordonnance Berthoin, que tous les enfants ont dû s’inscrire à un établissement. Heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui !
La véritable histoire de la rentrée des classes !
Fixer la date de la rentrée des classes était loin d’être facile pour les enseignants d’antan. Même après la loi de Jules Ferry, peu d’enfants venaient s’inscrire auprès d’eux. Ceux qui voulaient s’instruire devaient partir en été, même sans l’aval de leur école. En effet, ils devaient aider leurs parents pour les moissons et les vendanges !
Dans son livre intitulé Histoire de l’enseignement en France, Antoine Prost explique que la population de cette époque était largement paysanne. Paula Kitching, une historienne britannique, adhère avec sa théorie. Au micro de la BBC, elle déclare que l’année scolaire devait concorder avec le travail des parents.
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Selon ses dires : « Durant les mois d’hiver, il y avait moins d’activités, donc l’absence des enfants pendant une partie de la journée pour aller à l’école était acceptable. Mais à partir de fin mai, on avait de plus en plus besoin de chacun pour apporter sa contribution aux travaux agricoles : cueillette des fruits, soins au bétail, récolte et conservation ».
Elle ajoute aussi : « Dans de nombreuses communautés, ce sont les garçons de 10 à 13 ans qui gardaient les troupeaux dans les pâturages d’altitude et qui étaient absents pendant des jours, voire plus, d’affilée ». D’où le taux d’absentéisme élevé à l’école durant cette période.
En toute logique, le mois de janvier n’était pas vraiment propice à l’école au XIXe siècle. Les enfants devaient s’y rendre à pied et faire face à la neige et au grand froid. Même dans les grandes villes, les conditions climatiques étaient impossibles à supporter. Ainsi, commencer l’année scolaire à ce moment-là n’était pas une option.
- 26/01/2026 à 18:13Et maintenant ils font sauter les cours pour vendre de la drogue...
- 26/01/2026 à 07:42aider leurs parents pour les moussons? Vous voulez sûrement dire "moissons".
2 commentaires