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« Je vais mourir » : l’appel à l’aide déchirant de Christiane, 70 ans, expulsée de chez elle

Publié par Elodie GD le 18 Mar 2026 à 13:31

À court de solutions et à quelques jours de se retrouver à la rue, Christiane joue ses dernières cartes pour éviter de mourir sur le trottoir.

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Elle n’a plus de ressources. Alors, elle se tourne vers les médias en espérant faire entendre sa voix. Du haut de ses 70 ans, Christiane n’aurait jamais imaginé finir à la rue. Pourtant, l’expulsion de son domicile de Toulouse suivie de passages en foyers puis à l’hôtel bouleverse ses certitudes.

Le destin tragique de Christiane

« J’avais tout et j’ai tout perdu », se désole Christiane. À 70 ans, elle compte les jours et appréhende l’arrivée de jeudi qui signera la fin de son séjour à l’hôtel. Après, elle sera condamnée à quitter les lieux et à poser ses affaires sur le trottoir. Sans solutions pour éviter ce cauchemar, la septuagénaire revient sur sa descente aux enfers.

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Anorexique mentale, elle ne pèse que 40 kilos et fonctionne avec un seul poumon. Une situation compliquée que n’arrange pas son expulsion qui est due à l’insalubrité de son domicile. Délogée par les autorités, elle se tourne d’abord vers un foyer de la place Belfort, puis vers la maison des Allées dans le quartier Saint-Cyprien. Elle y restera un an avant d’être transférée au centre d’hébergement collectif Bellerive, avenue Badiou.

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Christiane, 70 ans, menacée de finir à la rue

Ses relations ne sont malheureusement pas au beau fixe avec le personnel et elle finit par en être expulsée quelques semaines plus tard. Démunie, Christiane peut tout de même compter sur un neveu qui lui permet de passer plusieurs nuits dans sa voiture. Elle alterne ainsi entre nuits dans l’habitacle étroit et dans les chambres d’hôtel. Elle peut également compter sur quelques instants de répit grâce au 115, notamment par les jours de grand froid.

« Il ne me reste plus que 83 centimes à la banque »

Seulement, sa retraite de 1 000 euros ne suffit plus. « Jeudi, je n’aurai plus rien pour payer. Je crains pour ma vie, et l’aide sociale ne m’apporte plus aucun secours », confie-t-elle aux journalistes de La Dépêche. « Depuis le week-end dernier, j’ai payé deux fois 140 euros et il ne me reste plus que 83 centimes à la banque. Je vais mourir et je me retrouve dehors. »

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« J’avais tout, et j’ai tout perdu », répète-t-elle, désespérée.

Si elle s’est détournée de l’aide sociale, elle aussi à court de solution, Christiane continue d’y croire. Elle espère pouvoir compter de temps à autres sur l’aide de son neveu et frapper aux portes des numéros d’urgence toulousains. Sa situation illustre les limites du champ d’action de l’aide sociale et donne à voir les terribles destins de certains de nos aînés, laissés pour compte et souvent oubliés de tous. Isolés, ils se retrouvent bien souvent dans des situations inextricables sans pouvoir compter sur qui que ce soit pour leur venir en aide.

Si les chiffres recensant le nombre de seniors sans abri n’existent pas, en 2025, le nombre de sans domicile s’élevait à environ 350 000 en France.

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